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5G : l'appel à candidatures pour l'attribution de la bande 3,4 - 3,8 GHz annoncé officiellement.
Les acteurs sont invités à déposer leur dossier de candidature à l'Arcep avant le 25 février 2020

Le , par Stéphane le calme

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La Commission européenne a lancé en 2016 un plan d’action visant à la définition d’un calendrier européen commun pour un lancement commercial coordonné de la 5G en 2020. En 2017, la Présidence estonienne de l’Union européenne a proposé une feuille de route pour la 5G, cosignée par tous les ministres chargés des communications électroniques des États membres, qui prévoit notamment la couverture 5G d’au moins une grande ville par État membre en 2020 et des principales zones urbaines et principaux axes de transport d’ici 2025. En France, le Gouvernement a présenté, avec l’Arcep, la feuille de route nationale pour la 5G le 16 juillet 2018. À cette occasion, l’Arcep a présenté un programme de travail. Le calendrier des travaux récents est présenté ci-dessous.


Pour les déploiements futurs de la 5G, plusieurs bandes de fréquences ont été identifiées de manière coordonnée en Europe. Le cahier des charges transmis par l’Arcep au Gouvernement concerne l’attribution de fréquences dans la bande 3,4 ‑ 3,8 GHz. Identifiée en Europe comme la « bande cœur » de la 5G, cette bande, par ses propriétés physiques et la quantité de fréquences disponibles, offre un compromis entre couverture et débit. L’utilisation de cette bande cœur sera complétée par d’autres bandes, aux propriétés différentes, qui contribueront chacune à donner sa pleine mesure à la 5G. Sont notamment identifiées la bande 700 MHz, déjà attribuée aux opérateurs en France métropolitaine fin 2015, et la bande 26 GHz, qui fera l’objet d’une attribution ultérieure.


S’agissant de la bande 26 GHz, les travaux sont encore en cours au niveau européen pour fixer toutes les conditions techniques à respecter. Sans attendre, l’Arcep et le Gouvernement ont lancé en janvier 2019 un appel à la création de plateformes d’expérimentations 5G dans cette bande. Leurs objectifs : favoriser l’appropriation par l’ensemble des acteurs des possibilités offertes par cette bande de fréquences, et identifier les nouveaux usages permis par ces fréquences. Onze plateformes d’expérimentations ont été retenues à ce jour. Celles-ci ont été présentées en octobre 2019.

Le code européen des communications électroniques, adopté fin 2018, prévoit un calendrier coordonné afin que les fréquences de la bande cœur fassent l’objet d’attributions dans chaque État membre d’ici à la fin 2020. D’autres pays européens ont ainsi procédé à ces attributions, pour des quantités variées. La France se prépare à attribuer 310 MHz dans la bande 3,4 ‑ 3,8 MHz.

Le 31 décembre 2019, l'Arcep a annoncé que l'appel à candidatures pour l’attribution de la bande 3,4 ‑ 3,8 GHz, ainsi que l’arrêté lançant la procédure d’attribution ont été publiés au journal officiel. Les acteurs sont invités à déposer leur dossier de candidature à l’Arcep avant le 25 février 2020 à 12h00. Les éventuelles demandes d’information sur la procédure devront être adressées à l’Arcep au plus tard le 28 janvier 2020. L’Arcep prévoit ensuite de mener la procédure d'attribution et de délivrer les autorisations d’utilisation de fréquences aux lauréats au cours du premier semestre 2020.

Modalités d'attribution

Les modalités d’attribution sont établies pour 310 MHz de fréquences, à l’échelle de la métropole. Ces modalités permettent de déterminer les lauréats, la quantité de fréquences de chacun et sa position précise dans la bande. Tous les lauréats seront soumis à des obligations.

L’Arcep les décrit comme suit :
  1. Un déploiement de la 5G en bande 3,4 – 3,8 GHz : Le cahier des charges prévoit d’imposer l’ouverture de la « 5G » dans au moins deux villes par opérateur avant la fin 2020 puis une trajectoire exigeante pour soutenir les déploiements des équipements en bande 3,4 – 3,8 GHz au cours des années suivantes :
    • 3 000 sites en 2022 ;
    • 8 000 sites en 2024 ;
    • 10 500 sites en 2025.

    À terme, la totalité des sites devront fournir un service de type 5G, pouvant s’appuyer sur les fréquences de la bande 3,4 – 3,8 GHz ou d’autres bandes.

    L’Arcep prévoit également un mécanisme de concomitance pour s’assurer que les zones non urbaines bénéficieront aussi de ces déploiements. Ainsi, 25 % des sites en bande 3,4 – 3,8 GHz des deux derniers jalons devront être déployés dans une zone rassemblant les communes des zones peu denses et celles des territoires d’industrie, hors des principales agglomérations.
  2. Une généralisation de la 5G jalonnée par un accroissement des débits : Pour accompagner cette montée en charge, l’Arcep prévoit également de répondre aux besoins croissants de bande passante. Dès 2022, au moins 75% des sites devront bénéficier d’un débit au moins égal à 240 Mbit/s au niveau de chaque site. Cette obligation sera progressivement généralisée à tous les sites jusqu’à 2030.
  3. La couverture d’axes routiers : Les obligations des axes de transport, comportent deux grands jalons : en 2025, la couverture des axes de type autoroutier (soit 16 642 km), puis en 2027, la couverture des routes principales (soit 54 913 km). Ces obligations prévoient au moins des débits de 100 Mbit/s au niveau de chaque site.
  4. Des offres de services différenciés (slicing) : Les nouvelles performances de la 5G ouvrent la voie à des usages innovants dans de nombreux secteurs de l’économie comme l’industrie (fabrication de haute précision, suivi logistique d’un très grand nombre d’objets, multiplication des capteurs), la santé (opérations à distance en temps réel), l’automobile (communications ultra-fiables à très faible latence pour les véhicules) ou les médias (réalité virtuelle en 3D à 360°). Ils attendent des réseaux et des offres sur mesure, répondant à leurs besoins spécifiques. Pour cela, l’Arcep demande aux opérateurs d’activer les fonctions les plus innovantes de la 5G – le « slicing  » ou la capacité de « services différenciés » – au plus tard en 2023.
  5. La compatibilité avec IPv6 : Par ailleurs, pour accélérer la transition vers le protocole de routage IPv6, l’Arcep prévoit une obligation pour rendre les réseaux mobiles compatibles avec celui-ci.

Des engagements optionnels

Le cahier des charges comprend un ensemble d’engagements optionnels. Au maximum quatre candidats qui auront pris tous les engagements pourront obtenir des blocs de fréquences de 50 MHz :
  1. La 5G au service de la compétitivité des secteurs de l’économie française : Pour préparer la connectivité de demain dans les entreprises, l’Arcep a défini un mécanisme inédit visant à ce que les opérateurs s’engagent à répondre aux demandes raisonnables qui émaneront des acteurs économiques (entreprises, collectivités, administrations…), en leur apportant des offres adaptées avec de la couverture et des performances, voire, si l’opérateur le préfère, en leur confiant localement ses fréquences.
  2. La couverture à l’intérieur des bâtiments : L’Arcep prévoit également des engagements visant à améliorer la couverture à l’intérieur des bâtiments à usages professionnels et commerciaux et à faciliter la couverture multiopérateurs.
  3. Des offres d’accès fixe : Les engagements concernent aussi la fourniture d’offres spécifiques d’accès fixe sur le réseau mobile.
  4. Une plus grande transparence : Le renforcement de la transparence des opérateurs, à la fois sur leurs prévisions de déploiement et sur leurs pannes fait également partie des engagements.
  5. Innovation et concurrence renforcées : Les engagements portent enfin sur l’accueil des MVNO en 5G sur les réseaux des opérateurs, afin notamment d’encourager l’innovation par tous les acteurs du secteur.



Pour mémoire, les fréquences seront attribuées pour 15 ans. Cette durée pourra être prolongée de 5 ans, en cas d’accord entre un opérateur télécoms et l’Arcep. Deux rendez-vous intermédiaires sont prévus en 2023 et 2028 pour faire un point sur la mise en œuvre des obligations et sur leurs besoins.

La procédure repose sur un mécanisme d’attribution mixte, qui ne s’appuie pas sur de pures enchères financières. La procédure comportera une première partie dans le cadre de laquelle quatre opérateurs maximum peuvent obtenir des blocs de fréquences contre des engagements optionnels, avant que l’enchère, en deuxième partie, ne permette aux candidats d’obtenir des fréquences additionnelles.

Engagements optionnels contre blocs de fréquences

Les candidats pourront prendre une série d’engagements lors du dépôt de leur dossier. Si ces engagements sont pris, ils seront retranscrits en obligations dans les autorisations d’utilisation de fréquences qui seront délivrées aux lauréats et s’ajouteront ainsi aux obligations auxquelles tous les lauréats seront soumis. Les engagements et les obligations sont décrits en partie 4.

Si un nombre de candidats inférieur ou égal à quatre acceptent de prendre ces engagements dès le dépôt de son dossier, ceux-ci pourront obtenir chacun un bloc de fréquences de 50 MHz pour 350 millions d’euros. Si le nombre est supérieur ou égal à cinq, les quatre blocs seront disputés entre les candidats dans le cadre d’une enchère spécifique.

Enchère permettant à chaque opérateur d’acquérir des fréquences additionnelles

Ensuite, une enchère est organisée pour attribuer les fréquences encore disponibles après la phase d’engagements. Les candidats qualifiés, qu’ils aient obtenu ou pas un bloc à la phase précédente, ont ainsi la possibilité d’acquérir des fréquences additionnelles, par blocs de 10 MHz. Le prix initial du bloc de 10 MHz est de 70 millions d’euros, puis l’Arcep conduit cette enchère multitour de la manière suivante.

À chaque tour, l’Arcep indique le prix pour un bloc de 10 MHz, puis chaque candidat indique le nombre de blocs souhaités à ce prix. Tant que le nombre de blocs demandés par les opérateurs excède celui de blocs disponibles, l’Arcep organise un nouveau tour, et augmente le prix unitaire du bloc de 10 MHz, d’un incrément fixé préalablement. L’enchère s’arrête lorsque la demande des opérateurs correspond à la quantité de blocs disponibles. Tous les blocs de 10 MHz sont alors attribués au prix final de l’enchère. Dans l’hypothèse où la demande des opérateurs descendrait sous le nombre de blocs disponibles, un mécanisme permet d’arbitrer entre les derniers candidats à avoir renoncé à un bloc.

Une fois la quantité de fréquences de chaque lauréat connue, il reste de multiples combinaisons pour les positionner dans la bande. Une nouvelle enchère (à un tour au second prix) est organisée pour déterminer les positions de chaque lauréat. Ils pourront ainsi exprimer leurs préférences de position dans la bande ainsi que de position relative avec les autres lauréats.

L’encadrement des quantités de fréquences disponibles par candidat

Il est prévu un encadrement des quantités totales de fréquences acquises par chacun des candidats (au cours des deux parties de la procédure) :
  • un plancher de 40 MHz ;
  • le plafond de 100 MHz.

Source : Appel à candidatures

Voir aussi :

Les enchères sur la 5G repoussées vers mars 2020 à cause des discussions entre l'Arcep et Bercy, les fréquences priorisées pour la 5G se situeraient dans la bande des 3,4-3,8 GHz
Le réseau 5G de Verizon n'arrive pas non plus à couvrir tout un terrain de basket-ball, comme dans les stades de la NFL
NVIDIA se lance dans la 5G avec Aerial, un kit de développement logiciel pour construire et déployer des réseaux d'accès radio virtualisés 5G accélérés par GPU
« Nous n'avons aucune raison de croire que la 5G est sans danger », a déclaré le scientifique Joel Moskowitz,de nouvelles études sont plus que nécessaires pour comprendre les effets de la 5G, dit-il

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 03/02/2020 à 6:51
Orange choisit les Européens Nokia et Ericsson pour déployer son réseau 5G en France,
au détriment du Chinois Huawei

En novembre, l’administration Macron a souligné qu'elle n’envisageait pas de retirer Huawei de la liste des fabricants / fournisseurs d’équipements éligibles pour le déploiement de la 5G dans le pays, malgré les avertissements de l'administration Trump. À ce propos, Agnes Pannier-Runacher, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a expliqué : « ;trois équipementiers sont actifs en France. Huawei détient une part de marché de 25 %, il y a aussi Nokia et Ericsson. Samsung n’est pas encore actif en France, mais s’intéresse à la 5G ;». Assurant que l’État ne compte pas cibler un équipementier en particulier, elle a insisté sur le fait qu’il n’y aura pas d’exclusion et que le gouvernement procèdera « ;au cas par cas ;».

Il faut dire que certains acteurs comme Vodafone, par le biais de son président Nick Read, a déclaré qu'interdire à Huawei de fournir une infrastructure 5G en Europe entraverait la concurrence dans la chaîne d'approvisionnement. Les sociétés chinoises Huawei, Finlandaise Nokia et Suédoise Ericsson sont les trois plus grands fournisseurs d'équipements de télécommunication au monde, représentant plus de la moitié des revenus du marché, selon le cabinet d'études Dell'Oro.

« Si nous concentrons nos efforts sur deux acteurs, je pense que c'est une position malsaine, non seulement pour nous en tant qu'industrie, mais également pour l'infrastructure nationale du pays », a déclaré Read. Il a estimé qu'il serait « extrêmement coûteux » pour les opérateurs et les consommateurs si les entreprises étaient obligées d'échanger leurs équipements Huawei pour se tourner vers les offres concurrentes, ajoutant que cela retarderait le déploiement de la 5G en Europe « de probablement deux ans ».

« Cela désavantage structurellement l'Europe », a-t-il souligné. « Bien sûr, les États-Unis ne rencontrent pas ce problème, car ils ne se servent pas d'équipement Huawei »


Il faut noter que, lors de la présentation de ses vœux à la presse le 23 janvier à Paris, Stéphane Richard, PDG d'Orange,a fait écho à ces propos. « Je suis contre l'exclusion de Huawei », a fermement affirmé Stéphane Richard. Cette déclaration semble être une réponse à Thierry Breton, Commissaire européen au Marché intérieur, qui avait dit que le déploiement de la 5G ne serait pas retardé si les équipementiers européens sont privilégiés. « J'espère que nous n'irons pas vers une exclusion de fait, qui ne serait pas dans l'intérêt de l'Europe. Je peux parfaitement admettre que l'on fasse jouer une préférence européenne [Ericsson et Nokia], d'autres privilégient leurs entreprises. Mais doit-on écarter Huawei ? C'est un pas que je ne franchis pas », réagit alors Stéphane Richard.

Mais cela n'a pas empêché Orange, la plus grande entreprise de télécommunications de France, de choisir Nokia et Ericsson pour déployer son réseau 5G en France métropolitaine.

La décision du champion plaira probablement aux autorités américaines, qui cherchent depuis des mois à convaincre ses alliés européens de bannir Huawei de leurs réseaux de télécommunications, craignant que l'entreprise chinoise ne soit utilisée par la Chine à des fins d'espionnage, affirmations qu'Huawei nie fermement.

Orange, considéré comme un actif stratégique par le gouvernement français utilise le finlandais Nokia et le suédois Ericsson pour ses réseaux mobiles actuels, sur lesquels une partie de la prochaine technologie mobile sera construite.

« Pour Orange France, c'était la solution la plus simple », a expliqué une source proche de l'opérateur, ajoutant qu'elle avait suivi des négociations et des expériences avec les produits Nokia, Ericsson et Huawei.


Des alliés qui n'ont pas tous cédé

Notons que certains partenaires des États-Unis, comme le Japon, l’Australie, et la Nouvelle-Zélande, ont déjà cédé à la pression américaine et ont déjà écarté le géant chinois de la 5G. Mais d'autres comme l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont refusé de céder à la pression.

Allemagne

L’Allemagne a exprimé son scepticisme concernant cette affaire, affirmant n'avoir trouvé aucune preuve que la société pourrait utiliser son équipement pour l’espionnage. Spiegel Arne Schoenbohm, chef de l'Office fédéral allemand de la sécurité de l'information (BSI) a déclaré que pour des décisions aussi sérieuses qu'une interdiction, il faut des preuves, ajoutant que son agence ne disposait pas de telles preuves. Il fait également savoir que les experts du BSI avaient examiné les produits et composants Huawei du monde entier avant de se prononcer.

Cette décision du BSI n’a pas enchanté tout le monde et certains se sont exprimés. C’est le cas de Ronja Kniep, experte en sécurité dans le secteur des télécommunications qui a déclaré à l’AFP ceci : « Je pense qu'il est faux de laisser entendre que les préoccupations relatives à l'espionnage chinois sont infondées et faciles à détecter. Même si Huawei n’a aucune relation officielle avec le gouvernement chinois, cela ne signifie pas pour autant que les services chinois n’utilisent pas la société et sa technologie comme vecteurs d’espionnage ».

Grande-Bretagne

Par la voix de Ciaran Martin, directeur du National Cyber Security Centre (NCSC), la Grande-Bretagne a affirmé qu’aucun élément de preuve susceptible de confirmer une quelconque activité malveillante de la part de l’entreprise technologique Huawei n’existe et qu’elle est en mesure de gérer les risques de sécurité liés à l’utilisation des équipements de télécommunications fournis par ladite entreprise.

Précisons que le NCSC fait partie de l’agence de renseignement britannique du GCHQ et que Huawei est considéré à l’heure actuelle comme le plus grand fabricant mondial d’équipements de télécommunications. Mais le géant chinois traverserait une période trouble en Grande-Bretagne depuis qu’un rapport du gouvernement de juillet 2018 a constaté que des problèmes techniques et affectant la chaîne d’approvisionnement de ses équipements avaient exposé les réseaux de télécoms nationaux à de nouveaux risques de sécurité.

Toutefois, si Huawei n’est encore banni par aucun pays européen, la Commission européenne a déjà lancé un plan pour sécuriser la 5G qui ne mentionne pas Huawei.

« La meilleure façon d’y répondre, ce n’est pas de désigner un acteur parce qu’il aurait telle ou telle nationalité. Sans être ni naïf ni paranoïaque, il faut conduire une proposition de loi qui est de nature à rassembler tous les éléments qui permettent de sécuriser les réseaux, et qui s’appliquent à tous. C’est la meilleure façon de ne pas succomber à des logiques géopolitiques », a estimé le député Bothorel. Le rapporteur de la loi a également réfuté l’appellation « loi Huawei » que la presse française a adoptée, et parle plutôt d’une « réponse technique et technologique à un problème technique et technologique ».

Source : Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous de cette décision ?
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Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 29/01/2020 à 20:39
En 2008 , c’est => la 3G permettra de transmettre beaucoup plus rapidement que la téléphonie mobile actuelle (2G) , de très grandes quantités de données !!
Ce qui veut dire , aujourd’hui (2020), la 5G est en retard sur la 3G !!!
ça ne veut rien dire.
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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 29/01/2020 à 23:12
Citation Envoyé par Jipété Voir le message
Mais nous en sommes protégés par l'atmosphère et tout ce genre de choses, alors que rien ne nous protège des ondes produites ici-bas.
Ouais, c'est pour cela qu'on vit tous dans le froid et le noir le plus complet...

D'ailleurs pas besoin de mettre de crème solaire à la plage ou à la montagne.
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Avatar de FatAgnus
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 30/01/2020 à 8:43
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message

Toutefois, l’évaluation de l’augmentation de la consommation électrique est une estimation qui a été proposée par Hugues Ferreboeuf et Jean-Marc Jancovici, et publiée par un journal plus tôt ce mois, mais qui avait été annoncé au conditionnel.
L'article de Hugues Ferreboeuf et Jean-Marc Jancovici peut être lu en ligne « Faut-il faire la 5G ? ». L'estimation de Hugues Ferreboeuf et Jean-Marc Jancovici semble coller au modèle chinois, puisque comme l'écrit l'article « Au final, avec ce déploiement la consommation d’énergie des opérateurs mobiles serait multipliée par 2,5 à 3 dans les 5 ans à venir, ce qui est cohérent avec le constat des opérateurs chinois ayant déployé 80 000 sites 5G depuis un an ».

La consommation électrique en France n'est pas le seul problème, comme le précise l'article : « À cela il faudra rajouter l’énergie nécessaire à la fabrication des éléments de réseau, et surtout à la production des milliards de terminaux et d’objets connectés que nous souhaiterons relier via ce réseau (dans le monde, l’énergie de fabrication des terminaux, serveurs, et éléments de réseau représente 3 fois l’énergie de fonctionnement des réseaux, hors data centers) »

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message

Selon vous, le déploiement de la 5G augmentera-t-il la consommation électrique ?
Ce n'est pas selon moi, l'article de Hugues Ferreboeuf et Jean-Marc Jancovici et l'exemple Chinois est sans appel, le déploiement de la 5G va augmenter consommation électrique et pire encore, augmenter les émissions de gaz à effet de serre.

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message

Pensez-vous que ce recours bouleversera-t-il le calendrier du processus de déploiement de la 5G en France ?
Nous devons diviser par trois nos émissions à effet serre d'ici 2050, pour rester en dessous de 2° C de réchauffement climatique. Le dernier rapport du GIEC estime qu'un réchauffement de plus de 3° C provoquera l'instabilité alimentaire partout sur dans le monde. Donc la France ne doit pas bouleverser le calendrier du processus de déploiement de la 5G en France, mais ne pas déployer la 5G du tout en France !
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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 29/01/2020 à 23:08
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Un lancement trop précipité ainsi qu’un potentiel impact sanitaire et environnemental de la 5G
La 5G, ça commence dès 1980...

Des tests en France depuis 2015.
En Chine depuis 2014, au Japon 2016, etc.
https://fr.wikipedia.org/wiki/5G#His...re_et_contexte

Ils veulent attendre combien de temps ? 50 ans ? 200 ans ?

Et comme je le répète, les ondes, c'est pas magique!

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
« Alors que ce projet d’ampleur aurait dû faire l’objet d’un débat public en bonne et due forme
Ouais, mais quand on voit la qualité des débats...

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
On ne dispose quasiment d’aucun élément sur les évaluations sanitaires et environnementales ;», a indiqué Kerkhove à l’AFP.
Il existe une pléthore d'études sur le sujet.

C'est sûr que si on demande les fréquences exactes... y'en a tout de suite moins.

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
avec la multiplication par 8, selon l’ANFR, du nombre de « points atypiques » (supérieurs à 6 V/m) », a dit Sophie Pelletier, selon le communiqué des associations.
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
En effet, l'agence nationale des fréquences a publié en début janvier pour la première fois une liste des « points atypiques » repérés en France. Ces points sont ceux pour lesquels une mesure anormale a été détectée par le régulateur, sans toutefois dépasser les seuils fixés par la loi.
Sachant que les seuils fixés par la loi sont fixés de sorte à ce que dans le pire des cas, on ne puisse dépasser le seuils à partir desquels les effets (thermiques) commencent à se manifester, sans que cela ai nécessairement une nocivité.

On essaye de nous faire peur, mais en réalité, c'est hyper rassurant.

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Selon le rapport, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions médicales sur les effets supposés de la prochaine norme de téléphonie mobile.
J'espère qu'ils ont aussi fait des rapports pour mesurer les effets sanitaires de HTTP2 sur la population humaine. Car vous comprennez, c'est des données différentes qu'on transmet, et ça n'a jamais été fait avant. Faudrait s'assurer que cela ne puisse pas provoquer de cancers quand on transmet ça.
Vu le nombre d'internautes, tout le monde est impacté.

Citation Envoyé par TheLastShot Voir le message
Le soleil émet des ondes électromagnétique, je propose une pétition pour qu'on l'éteigne.

C'est pourtant ce qu'on fait déjà presque toutes les 24h, le problème c'est que y'a d'autres personnes qui protestent contre la lune qui augmente le risque de Lycanthropes, donc on est obligé de rétro-pédaler quelques heures plus tard.
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Avatar de TheLastShot
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 30/01/2020 à 0:26
Citation Envoyé par Jipété Voir le message
Mais nous en sommes protégés par l'atmosphère et tout ce genre de choses, alors que rien ne nous protège des ondes produites ici-bas.
Comme tu n'a pas l'air au courant, je vais t'apprendre un petit truc: Le soleil émet une très large bande de fréquence, et "l'atmosphère et tout ce genre de chose" n'en absorbent qu'une petite partie. Et outre le soleil je te signal qu'il y aussi plein d'autres sources d'ondes électromagnétiques dans l'espace (ne seraient-ce que les satellites ou le fond diffus cosmologique) et pourtant on arrive à les capter.

En gros: des ondes on s'en mange plein, de toutes sortes et ce depuis bien avant qu'on invente les téléphones portable et que les anti-ondes se découvrent une nouvelle phobie.
5  2 
Avatar de TheLastShot
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 29/01/2020 à 22:26
Le soleil émet des ondes électromagnétique, je propose une pétition pour qu'on l'éteigne.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 30/01/2020 à 9:01
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
D'ailleurs pas besoin de mettre de crème solaire à la plage ou à la montagne.
Certains en ont moins besoin que d'autres :
La crème solaire ne protégerait pas les peaux noires des cancers
En dépit du peu de recherches menées sur le sujet, on sait déjà que les mélanocytes, ces cellules qui déterminent entre autres notre pigmentation, sont beaucoup plus efficaces chez les peaux foncées que chez les peaux claires: ils absorberaient entre 50% et 70% de rayons ultraviolets en moins.

Une étude de 2005 a également montré que s'il existait une relation très nette entre cancer de la peau et exposition aux UV pour les peaux claires, le lien était beaucoup moins aisé à démontrer pour les peaux foncées.

Pour ce genre de pigmentation, on observe une forte prévalence des cancers de la peau sur la paume des mains et la plante des pieds, des zones pourtant peu exposées au soleil.

L'étude souligne par ailleurs que 95% des mélanomes sont diagnostiqués chez des personnes à la peau claire.
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Et comme je le répète, les ondes, c'est pas magique!
Certaines fréquences peuvent avoir des conséquences sur l'organisme. Par exemple si t'entres dans un micro onde.
Des basses fréquences pourraient interagir avec le cerveau : Rythme cérébral.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Donc la France ne doit pas bouleverser le calendrier du processus de déploiement de la 5G en France, mais ne pas déployer la 5G du tout en France !
La France n'a pas le pouvoir de dire non, elle est contrainte de mettre en place la 5G :
Le plan d'action de la Commission européenne pour la 5G

Après la 5G, il y aura la 6G, et peut-être la 7G, la 8G, etc.
Déçu par l’implantation de la 5G, le Japon se lance déjà dans la 6G
Alors que la technologie 5G est presque à nos portes, les délais du lancement de la 6G se dessinent déjà. Selon des experts cités par l’agence d’information économique japonaise Nikkei, la sixième génération de standards en matière de téléphonie mobile devrait être déployée au Japon d'ici 2030.
La Chine travaille déjà sur la 6G sur fond de rivalité avec les USA
La 5G à peine déployée, les travaux de recherche pour la création de la 6G sont déjà en cours en Chine, relatent les médias chinois. Ces préparatifs se déroulent sur fond de pressions exercées par les États-Unis sur l’Europe en vue de fermer l’accès des géants des télécoms chinois au marché des services 5G.
Trump veut la 5G et "même la 6G" aux Etats-Unis "dès que possible"
Dans des tweets postés ce jeudi, Donald Trump dit vouloir que la technologie 5G, "même la 6G", soit disponible "dès que possible" sur le territoire américain. Le président des Etats-Unis estime que pour cela les entreprises américaines doivent "intensifier leurs efforts" au risque de "se faire distancer".
Ils n'ont pas le temps, la 5G n'est pas définie à 100%, mais il faut déjà développer la suite.
Tous les 10 ans, il faut un nouveau standard, pour vendre des nouvelles antennes. Il faut absolument faire tourner l'économie, c'est la priorité numéro 1, les gouvernements s'en foutent de l'écologie.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Le dernier rapport du GIEC estime qu'un réchauffement de plus de 3° C provoquera l'instabilité alimentaire partout sur dans le monde.
Quand la température aura augmenté de 3°C on verra si le GIEC avait eu raison.
Les prévisions ne s'avèrent pas toujours vrai.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
le déploiement de la 5G va augmenter consommation électrique et pire encore, augmenter les émissions de gaz à effet de serre.
Plus de consommation électrique n'est pas forcément synonyme de plus de gaz à effet de serre, car il y a le nucléaire

Forcément que la consommation électrique va augmenter puisque nos gouvernements veulent remplacer les moteurs thermique par des moteurs électrique. (le pétrole va être de plus en plus coûteux à extraire et le prix de l'essence va augmenter)
Il va falloir construire plein de voitures et batteries et ça nécessite beaucoup d'énergies. (c'est plus énergivore de produire une voiture électrique qu'une voiture diesel )
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Avatar de Kapeutini
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 02/01/2020 à 14:35
C'est bien beau tout cela, il y en a qui vont s'en mettre plein les poche$ mais que sait on des effets sur nous ? sur la vie ?
1  0 
Avatar de FatAgnus
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 30/01/2020 à 9:23
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Quand la température aura augmenté de 3°C on verra si le GIEC avait eu raison.
Les prévisions ne s'avèrent pas toujours vrai.
Malheureusement, les prévisions du GIEC sont toujours mesurées, et l'augmentation de la température provoquera de nombreux changements qui seront très désagréables pour l'espèce humaine dont certains sont connus aujourd'hui, comme la baisse du rendement des cultures, qui sont déjà impactés aujourd'hui par le changement climatique. Tu peux effectivement faire la politique de l'autruche, mais le changement climatique est la pire menace à venir pour l'espèce humaine.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Plus de consommation électrique n'est pas forcément synonyme de plus de gaz à effet de serre, car il y a le nucléaire
Pour ce qui est dans la fabrication des équipements et des smartphones, tout est fabriqué en Chine, donc quand tu achètes ton smartphone, c'est « made in china », donc « made in charbon ». Pour rappel, la production d'électricité dans le monde pas les énergies fossiles s'élevait à 64 % en 2018.
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