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La France lance la procédure pour attribuer les licences 5G
Les premières offres commerciales 5G sont attendues au cours de l'année 2020 dans au moins deux villes par opérateur

Le , par Stéphane le calme

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Le gouvernement français a déclaré mardi qu'il avait lancé une procédure d'attribution de licences de fréquence 5G après avoir approuvé les spécifications proposées le 21 novembre par le régulateur des communications et les conditions financières des licences.

Pour déployer leurs réseaux 5G dans l’Hexagone, les opérateurs de téléphonie français (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free) doivent disposer des fréquences autorisées qui sont attribuées par l’État, d’où cette vente de spectre. Mais compte tenu de l’état actuel du marché - flambée des prix (jusqu’à 6,5 milliards d’euros) observée pendant les enchères pour l’attribution des fréquences 5G en Italie et en Allemagne - les opérateurs français redoutent qu’une hausse similaire des tarifs se produise en France.

À ce propos, l’autorité de régulation du secteur a tenu à mettre en garde contre la survenue possible d’un déséquilibre concurrentiel, à terme, du marché des télécoms en cas d’enchères hautes : « Si le gouvernement opte pour un prix de réserve trop élevé, cela favorisera les opérateurs qui ont les poches les plus profondes. Un groupe pourrait alors se retrouver au bout du compte avec deux fois moins de fréquences qu’un autre ».

La taille exacte du fameux bloc attribué d'office aux opérateurs alimentait les tensions. Comme Free et Bouygues Telecom, l'Arcep militait pour un bloc plus large, de 60 MHz, permettant à tous les opérateurs d'avoir d'office une latitude convenable pour lancer la 5G, indépendamment de leurs capacités de financement. De l'autre, Bercy préconisait en revanche un bloc plus petit de 40 MHz. Le gouvernement a donc coupé la poire en deux, avec une solution qui pousse les opérateurs à participer aux enchères, car, selon ces derniers, un bloc de 50 MHz n'est pas suffisant pour faire de la 5G.

En mars, lors des enchères sur les 110 MHz, les opérateurs vont devoir miser pour obtenir des tranches supplémentaires de 10 MHz chacune, sans toutefois dépasser le plafond de 100 MHz par opérateur au final. En théorie, un opérateur pourrait donc obtenir à l'issue de l'attribution deux fois plus de fréquences qu'un autre. Aussi, certains s'inquiètent d'un risque d'éviction de certains acteurs du marché qui ne réussiraient pas à obtenir suffisamment de fréquences.

« Avec des blocs à 50 MHz, pour un total de 310 MHz, le risque est de voir un opérateur obtenir deux fois plus de fréquences qu’un autre », a indiqué Sébastien Soriano, président de l’Arcep dans une interview accordée au Figaro. Et d’ajouter qu’en disposant d’une bande fréquences deux fois plus large, « un opérateur pourra accueillir deux fois plus de clients sur son réseau qu’un autre, en leur offrant l’accès à deux fois plus de données en mobilité, avec des débits deux fois supérieurs. Pour l’un ce sera 750 Mbits/s pour l’autre 1,5 Gbit/s. Or c’est un élément structurant du marché ». Reste aussi que les quatre opérateurs n’ont pas la même force financière, Orange et SFR ont un portefeuille plus conséquent. D’où l’importance d’un prix de réserve bas. Fin novembre, le gouvernement a opté pour un prix plancher de vente du spectre 5G à 2,17 milliards d’euros.


Le gouvernement a indiqué dans un communiqué avoir fixé le prix d'un bloc de 50 MHz à 350 millions d'euros et le prix d'un bloc supplémentaire de 10 MHz à 70 millions d'euros. La secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, Agnes Pannier-Runacher, a déclaré dans le communiqué que le gouvernement et le régulateur français des télécommunications Arcep avaient conçu un mécanisme qui permet de vendre des blocs de base de 50 MHz à un prix fixe aux opérateurs de télécommunications. En retour, les opérateurs ont de fortes obligations pour déployer leur réseau sur le territoire français, a-t-elle expliqué.

« Ces engagements de couverture 5G sont beaucoup plus ambitieux que dans d'autres pays européens et constitueront à l'avenir un élément fort de la compétitivité de notre pays », a-t-elle déclaré.

Parmi les obligations qui seront imposées à tous les lauréats au terme de la procédure d’attribution, figurent :

  1. Un déploiement de la 5G en bande 3,4 – 3,8 GHz : Le cahier des charges prévoit d’imposer l’ouverture de la « 5G » dans au moins deux villes par opérateur avant la fin 2020 puis une trajectoire exigeante pour soutenir les déploiements des équipements en bande 3,4 – 3,8 GHz au cours des années suivantes :
    • 3 000 sites en 2022 ;
    • 8 000 sites en 2024 ;
    • 10 500 sites en 2025.

    À terme, la totalité des sites devront fournir un service de type 5G, pouvant s’appuyer sur les fréquences de la bande 3,4 – 3,8 GHz ou d’autres bandes.

    L’Arcep prévoit également un mécanisme de concomitance pour s’assurer que les zones non urbaines bénéficieront aussi de ces déploiements. Ainsi, 25 % des sites en bande 3,4 – 3,8 GHz des deux derniers jalons devront être déployés dans une zone rassemblant les communes des zones peu denses et celles des territoires d’industrie, hors des principales agglomérations.
  2. Une généralisation de la 5G jalonnée par un accroissement des débits : Pour accompagner cette montée en charge, l’Arcep prévoit également de répondre aux besoins croissants de bande passante. Dès 2022, au moins 75% des sites devront bénéficier d’un débit au moins égal à 240 Mbit/s au niveau de chaque site. Cette obligation sera progressivement généralisée à tous les sites jusqu’à 2030.
  3. La couverture d’axes routiers : Les obligations des axes de transport, comportent deux grands jalons : en 2025, la couverture des axes de type autoroutier (soit 16 642 km), puis en 2027, la couverture des routes principales (soit 54 913 km). Ces obligations prévoient au moins des débits de 100 Mbit/s au niveau de chaque site.
  4. Des offres de services différenciés (slicing) : Les nouvelles performances de la 5G ouvrent la voie à des usages innovants dans de nombreux secteurs de l’économie comme l’industrie (fabrication de haute précision, suivi logistique d’un très grand nombre d’objets, multiplication des capteurs), la santé (opérations à distance en temps réel), l’automobile (communications ultra-fiables à très faible latence pour les véhicules) ou les médias (réalité virtuelle en 3D à 360°). Ils attendent des réseaux et des offres sur mesure, répondant à leurs besoins spécifiques. Pour cela, l’Arcep demande aux opérateurs d’activer les fonctions les plus innovantes de la 5G – le « slicing » ou la capacité de « services différenciés » – au plus tard en 2023.
  5. La compatibilité avec IPv6 : Par ailleurs, pour accélérer la transition vers le protocole de routage IPv6, l’Arcep prévoit une obligation pour rendre les réseaux mobiles compatibles avec celui-ci.

Dans une déclaration distincte, l'Arcep a noté que les paiements pour les blocs de 50 MHz pourraient être échelonnés sur 15 ans et les paiements pour les 10 MHz sur quatre ans.

La 5G devrait permettre aux utilisateurs d’appareils connectés de bénéficier d’un réseau plus performant en leur procurant une meilleure bande passante pour réduire les temps de latence, des vitesses de connexion accrues comparées à la 4G et le support de contextes multipériphériques de faible puissance requis pour l’essor de l’Internet des objets. En outre, la 5G est déjà disponible dans neuf pays de la zone euro, dont l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Irlande, l’Allemagne et l’Italie, ce qui fait de la France l’un des derniers grands pays du continent à adopter cette nouvelle technologie.

Source : Reuters

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 03/02/2020 à 6:51
Orange choisit les Européens Nokia et Ericsson pour déployer son réseau 5G en France,
au détriment du Chinois Huawei

En novembre, l’administration Macron a souligné qu'elle n’envisageait pas de retirer Huawei de la liste des fabricants / fournisseurs d’équipements éligibles pour le déploiement de la 5G dans le pays, malgré les avertissements de l'administration Trump. À ce propos, Agnes Pannier-Runacher, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a expliqué : « trois équipementiers sont actifs en France. Huawei détient une part de marché de 25 %, il y a aussi Nokia et Ericsson. Samsung n’est pas encore actif en France, mais s’intéresse à la 5G ». Assurant que l’État ne compte pas cibler un équipementier en particulier, elle a insisté sur le fait qu’il n’y aura pas d’exclusion et que le gouvernement procèdera « au cas par cas ».

Il faut dire que certains acteurs comme Vodafone, par le biais de son président Nick Read, a déclaré qu'interdire à Huawei de fournir une infrastructure 5G en Europe entraverait la concurrence dans la chaîne d'approvisionnement. Les sociétés chinoises Huawei, Finlandaise Nokia et Suédoise Ericsson sont les trois plus grands fournisseurs d'équipements de télécommunication au monde, représentant plus de la moitié des revenus du marché, selon le cabinet d'études Dell'Oro.

« Si nous concentrons nos efforts sur deux acteurs, je pense que c'est une position malsaine, non seulement pour nous en tant qu'industrie, mais également pour l'infrastructure nationale du pays », a déclaré Read. Il a estimé qu'il serait « extrêmement coûteux » pour les opérateurs et les consommateurs si les entreprises étaient obligées d'échanger leurs équipements Huawei pour se tourner vers les offres concurrentes, ajoutant que cela retarderait le déploiement de la 5G en Europe « de probablement deux ans ».

« Cela désavantage structurellement l'Europe », a-t-il souligné. « Bien sûr, les États-Unis ne rencontrent pas ce problème, car ils ne se servent pas d'équipement Huawei »


Il faut noter que, lors de la présentation de ses vœux à la presse le 23 janvier à Paris, Stéphane Richard, PDG d'Orange,a fait écho à ces propos. « Je suis contre l'exclusion de Huawei », a fermement affirmé Stéphane Richard. Cette déclaration semble être une réponse à Thierry Breton, Commissaire européen au Marché intérieur, qui avait dit que le déploiement de la 5G ne serait pas retardé si les équipementiers européens sont privilégiés. « J'espère que nous n'irons pas vers une exclusion de fait, qui ne serait pas dans l'intérêt de l'Europe. Je peux parfaitement admettre que l'on fasse jouer une préférence européenne [Ericsson et Nokia], d'autres privilégient leurs entreprises. Mais doit-on écarter Huawei ? C'est un pas que je ne franchis pas », réagit alors Stéphane Richard.

Mais cela n'a pas empêché Orange, la plus grande entreprise de télécommunications de France, de choisir Nokia et Ericsson pour déployer son réseau 5G en France métropolitaine.

La décision du champion plaira probablement aux autorités américaines, qui cherchent depuis des mois à convaincre ses alliés européens de bannir Huawei de leurs réseaux de télécommunications, craignant que l'entreprise chinoise ne soit utilisée par la Chine à des fins d'espionnage, affirmations qu'Huawei nie fermement.

Orange, considéré comme un actif stratégique par le gouvernement français utilise le finlandais Nokia et le suédois Ericsson pour ses réseaux mobiles actuels, sur lesquels une partie de la prochaine technologie mobile sera construite.

« Pour Orange France, c'était la solution la plus simple », a expliqué une source proche de l'opérateur, ajoutant qu'elle avait suivi des négociations et des expériences avec les produits Nokia, Ericsson et Huawei.


Des alliés qui n'ont pas tous cédé

Notons que certains partenaires des États-Unis, comme le Japon, l’Australie, et la Nouvelle-Zélande, ont déjà cédé à la pression américaine et ont déjà écarté le géant chinois de la 5G. Mais d'autres comme l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont refusé de céder à la pression.

Allemagne

L’Allemagne a exprimé son scepticisme concernant cette affaire, affirmant n'avoir trouvé aucune preuve que la société pourrait utiliser son équipement pour l’espionnage. Spiegel Arne Schoenbohm, chef de l'Office fédéral allemand de la sécurité de l'information (BSI) a déclaré que pour des décisions aussi sérieuses qu'une interdiction, il faut des preuves, ajoutant que son agence ne disposait pas de telles preuves. Il fait également savoir que les experts du BSI avaient examiné les produits et composants Huawei du monde entier avant de se prononcer.

Cette décision du BSI n’a pas enchanté tout le monde et certains se sont exprimés. C’est le cas de Ronja Kniep, experte en sécurité dans le secteur des télécommunications qui a déclaré à l’AFP ceci : « Je pense qu'il est faux de laisser entendre que les préoccupations relatives à l'espionnage chinois sont infondées et faciles à détecter. Même si Huawei n’a aucune relation officielle avec le gouvernement chinois, cela ne signifie pas pour autant que les services chinois n’utilisent pas la société et sa technologie comme vecteurs d’espionnage ».

Grande-Bretagne

Par la voix de Ciaran Martin, directeur du National Cyber Security Centre (NCSC), la Grande-Bretagne a affirmé qu’aucun élément de preuve susceptible de confirmer une quelconque activité malveillante de la part de l’entreprise technologique Huawei n’existe et qu’elle est en mesure de gérer les risques de sécurité liés à l’utilisation des équipements de télécommunications fournis par ladite entreprise.

Précisons que le NCSC fait partie de l’agence de renseignement britannique du GCHQ et que Huawei est considéré à l’heure actuelle comme le plus grand fabricant mondial d’équipements de télécommunications. Mais le géant chinois traverserait une période trouble en Grande-Bretagne depuis qu’un rapport du gouvernement de juillet 2018 a constaté que des problèmes techniques et affectant la chaîne d’approvisionnement de ses équipements avaient exposé les réseaux de télécoms nationaux à de nouveaux risques de sécurité.

Toutefois, si Huawei n’est encore banni par aucun pays européen, la Commission européenne a déjà lancé un plan pour sécuriser la 5G qui ne mentionne pas Huawei.

« La meilleure façon d’y répondre, ce n’est pas de désigner un acteur parce qu’il aurait telle ou telle nationalité. Sans être ni naïf ni paranoïaque, il faut conduire une proposition de loi qui est de nature à rassembler tous les éléments qui permettent de sécuriser les réseaux, et qui s’appliquent à tous. C’est la meilleure façon de ne pas succomber à des logiques géopolitiques », a estimé le député Bothorel. Le rapporteur de la loi a également réfuté l’appellation « loi Huawei » que la presse française a adoptée, et parle plutôt d’une « réponse technique et technologique à un problème technique et technologique ».

Source : Reuters

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 28/08/2020 à 10:35
Bouygues Telecom va retirer environ 3000 antennes mobiles fabriquées par Huawei d'ici 2028
des zones très peuplées en France

Comme d'autres pays d'Europe, la France prépare le terrain pour son marché mobile 5G de nouvelle génération au milieu d'une tempête géopolitique croissante entre deux superpuissances mondiales. Les États-Unis affirment que les équipements de Huawei pourraient être utilisés par le gouvernement chinois à des fins d'espionnage (une déclaration tout de suite contestée par Huawei et Pékin) et ont fait pression sur leurs alliés pour qu'ils l'interdisent à leur tour.

Comme pour rassurer l’entreprise chinoise, l’administration Macron a déclaré en novembre 2019 par la voix d’Agnes Pannier-Runacher, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, que Huawei qui détient quasiment 30 % du marché de la 4G dans le pays ne serait pas particulièrement ciblé. « Il n’y aura pas d’exclusion et le gouvernement procédera au cas par cas dans le choix des équipementiers pour le déploiement de la 5G ».

Pour rassurer l’Europe et principalement la France, eu égard aux risques d’espionnage décriés par l’administration Trump contre Huawei, l’entreprise chinoise a annoncé en février dernier un investissement de 200 millions d’euros pour la construction d’une usine de production d’équipements réseau 4G et 5G en France. Une fois achevée, il s’agira de la plus grande usine du constructeur hors de Chine. En effet, en dehors de la Chine, Huawei détient jusqu’à présent seulement une usine de production en Inde où sont conçus des smartphones. Ailleurs dans le monde, il s’agit de sites d’assemblage. Le projet devrait créer 500 emplois directs.

« Le site va fournir toute l’Europe, pas seulement la France », a indiqué le président de Huawei, Liang Hua, lors d’une conférence de presse, ajoutant que les activités de Huawei étaient mondiales et que le groupe se devait à ce titre d’avoir une empreinte industrielle globale. « Le site commencera à fabriquer des équipements radio et se développera ensuite vers d'autres produits à l'avenir, en fonction des besoins du marché européen », a-t-il expliqué. Il n'a pas précisé où l'usine, qui produira environ un milliard d'euros d'équipement par an, serait située ni quand elle commencerait sa production.

Néanmoins, en juillet 2020, les autorités françaises ont déclaré aux opérateurs de télécommunications prévoyant d'acheter des équipements Huawei 5G qu'ils ne seraient pas en mesure de renouveler les licences une fois expirées, ce qui a pour effet d'éliminer progressivement la société chinoise des réseaux mobiles. Durant le même mois, l'agence française de cybersécurité, l'ANSSI, a déclaré qu'elle permettrait aux opérateurs d'utiliser des équipements, y compris ceux de Huawei, sous des licences de trois à huit ans. Mais elle a ajouté qu'elle exhortait les opérateurs télécoms n'utilisant pas actuellement l'équipement de la société chinoise à éviter de se tourner vers celui-ci.

Officiellement, l’équipementier ne fait l’objet d’aucune mesure ciblée pour l'évincer de notre territoire comme c'est le cas aux États-Unis ou dans d'autres pays d'Europe. Officieusement, un décret a été pris pour limiter l’emprise de ses futures antennes 5G sans jamais le nommer.


Une situation qui est donc particulièrement gênante pour Bouygues Telecom et Altice Europe SFR, les deux opérateurs télécoms français qui utilisent déjà les équipements de Huawei dans leur réseau mobile actuel. Les nouvelles autorisations pour les équipements de réseau 5G sont liées aux équipements 4G existants, ce qui signifie que si un opérateur choisit un fournisseur différent pour la 5G, il devra également remplacer son infrastructure 4G existante. Les entreprises ont déjà déclaré à plusieurs reprises cette année qu'un tel scénario, dans lequel elles pourraient être contraintes de remplacer une partie de leur réseau à un coût élevé, les conduirait à demander une compensation à l'État.

Des sources annonçaient déjà que de telles restrictions équivaudraient à une élimination de facto de Huawei dans les réseaux 5G français d'ici 2028, compte tenu du court laps de temps des licences. Et les illustrations n'ont pas tardé à se dessiner.

En effet, lors d’une conférence sur les résultats financiers du groupe Bouygues qui a eu lieu jeudi, Olivier Roussat, le directeur général adjoint de Bouygues, a annoncé que Bouygues va remplacer 3000 antennes mobiles fabriquées par Huawei en France d’ici 2028 à la suite d’une décision des autorités du pays de retirer les équipements fabriqués par la société chinoise des zones très peuplées.

« Un certain nombre de sites devront progressivement être démantelés », a déclaré à la presse le directeur général adjoint de Bouygues Olivier Roussat lors d'un appel, ajoutant qu'il y avait 3000 sites équipés d'équipements Huawei.

« Le démantèlement sera réalisé sur une période de huit ans, avec un impact limité sur nos résultats d'exploitation », a déclaré Roussat.

Bouygues, qui a également publié jeudi des résultats du premier semestre supérieurs aux prévisions, n’a pas précisé quel équipement de la société il utiliserait à la place de celui de Huawei.

Roussat a déclaré que l'équipement mobile de Huawei était déjà interdit dans les villes de Brest, Strasbourg, Toulouse et Rennes. Les équipements mobiles fabriqués par la firme chinoise ne peuvent pas non plus être utilisés à Paris.

Bouygues, dont les activités couvrent les médias, la construction et les télécoms, a déclaré à plusieurs reprises qu'il demanderait une compensation à l'État français s'il devait remplacer les équipements Huawei. Le directeur général adjoint a déclaré que le groupe a lancé plusieurs procédures judiciaires en parallèle contre l'État français. Le PDG adjoint n'a pas hésité à rappeler que les interdictions ne visaient jusqu'à présent que les zones très peuplées.

Source : Reuters

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Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 29/01/2020 à 20:39
En 2008 , c’est => la 3G permettra de transmettre beaucoup plus rapidement que la téléphonie mobile actuelle (2G) , de très grandes quantités de données !!
Ce qui veut dire , aujourd’hui (2020), la 5G est en retard sur la 3G !!!
ça ne veut rien dire.
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Avatar de Neckara
Inactif https://www.developpez.com
Le 29/01/2020 à 23:12
Citation Envoyé par Jipété Voir le message
Mais nous en sommes protégés par l'atmosphère et tout ce genre de choses, alors que rien ne nous protège des ondes produites ici-bas.
Ouais, c'est pour cela qu'on vit tous dans le froid et le noir le plus complet...

D'ailleurs pas besoin de mettre de crème solaire à la plage ou à la montagne.
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Avatar de FatAgnus
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 30/01/2020 à 8:43
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Toutefois, l’évaluation de l’augmentation de la consommation électrique est une estimation qui a été proposée par Hugues Ferreboeuf et Jean-Marc Jancovici, et publiée par un journal plus tôt ce mois, mais qui avait été annoncé au conditionnel.
L'article de Hugues Ferreboeuf et Jean-Marc Jancovici peut être lu en ligne « Faut-il faire la 5G ? ». L'estimation de Hugues Ferreboeuf et Jean-Marc Jancovici semble coller au modèle chinois, puisque comme l'écrit l'article « Au final, avec ce déploiement la consommation d’énergie des opérateurs mobiles serait multipliée par 2,5 à 3 dans les 5 ans à venir, ce qui est cohérent avec le constat des opérateurs chinois ayant déployé 80 000 sites 5G depuis un an ».

La consommation électrique en France n'est pas le seul problème, comme le précise l'article : « À cela il faudra rajouter l’énergie nécessaire à la fabrication des éléments de réseau, et surtout à la production des milliards de terminaux et d’objets connectés que nous souhaiterons relier via ce réseau (dans le monde, l’énergie de fabrication des terminaux, serveurs, et éléments de réseau représente 3 fois l’énergie de fonctionnement des réseaux, hors data centers) »

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Selon vous, le déploiement de la 5G augmentera-t-il la consommation électrique ?
Ce n'est pas selon moi, l'article de Hugues Ferreboeuf et Jean-Marc Jancovici et l'exemple Chinois est sans appel, le déploiement de la 5G va augmenter consommation électrique et pire encore, augmenter les émissions de gaz à effet de serre.

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Pensez-vous que ce recours bouleversera-t-il le calendrier du processus de déploiement de la 5G en France ?
Nous devons diviser par trois nos émissions à effet serre d'ici 2050, pour rester en dessous de 2° C de réchauffement climatique. Le dernier rapport du GIEC estime qu'un réchauffement de plus de 3° C provoquera l'instabilité alimentaire partout sur dans le monde. Donc la France ne doit pas bouleverser le calendrier du processus de déploiement de la 5G en France, mais ne pas déployer la 5G du tout en France !
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Avatar de Neckara
Inactif https://www.developpez.com
Le 29/01/2020 à 23:08
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Un lancement trop précipité ainsi qu’un potentiel impact sanitaire et environnemental de la 5G
La 5G, ça commence dès 1980...

Des tests en France depuis 2015.
En Chine depuis 2014, au Japon 2016, etc.
https://fr.wikipedia.org/wiki/5G#Histoire_et_contexte

Ils veulent attendre combien de temps ? 50 ans ? 200 ans ?

Et comme je le répète, les ondes, c'est pas magique!

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
« Alors que ce projet d’ampleur aurait dû faire l’objet d’un débat public en bonne et due forme
Ouais, mais quand on voit la qualité des débats...

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
On ne dispose quasiment d’aucun élément sur les évaluations sanitaires et environnementales », a indiqué Kerkhove à l’AFP.
Il existe une pléthore d'études sur le sujet.

C'est sûr que si on demande les fréquences exactes... y'en a tout de suite moins.

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
avec la multiplication par 8, selon l’ANFR, du nombre de « points atypiques » (supérieurs à 6 V/m) », a dit Sophie Pelletier, selon le communiqué des associations.
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
En effet, l'agence nationale des fréquences a publié en début janvier pour la première fois une liste des « points atypiques » repérés en France. Ces points sont ceux pour lesquels une mesure anormale a été détectée par le régulateur, sans toutefois dépasser les seuils fixés par la loi.
Sachant que les seuils fixés par la loi sont fixés de sorte à ce que dans le pire des cas, on ne puisse dépasser le seuils à partir desquels les effets (thermiques) commencent à se manifester, sans que cela ai nécessairement une nocivité.

On essaye de nous faire peur, mais en réalité, c'est hyper rassurant.

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Selon le rapport, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions médicales sur les effets supposés de la prochaine norme de téléphonie mobile.
J'espère qu'ils ont aussi fait des rapports pour mesurer les effets sanitaires de HTTP2 sur la population humaine. Car vous comprennez, c'est des données différentes qu'on transmet, et ça n'a jamais été fait avant. Faudrait s'assurer que cela ne puisse pas provoquer de cancers quand on transmet ça.
Vu le nombre d'internautes, tout le monde est impacté.

Citation Envoyé par TheLastShot Voir le message
Le soleil émet des ondes électromagnétique, je propose une pétition pour qu'on l'éteigne.

C'est pourtant ce qu'on fait déjà presque toutes les 24h, le problème c'est que y'a d'autres personnes qui protestent contre la lune qui augmente le risque de Lycanthropes, donc on est obligé de rétro-pédaler quelques heures plus tard.
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Avatar de TheLastShot
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 30/01/2020 à 0:26
Citation Envoyé par Jipété Voir le message
Mais nous en sommes protégés par l'atmosphère et tout ce genre de choses, alors que rien ne nous protège des ondes produites ici-bas.
Comme tu n'a pas l'air au courant, je vais t'apprendre un petit truc: Le soleil émet une très large bande de fréquence, et "l'atmosphère et tout ce genre de chose" n'en absorbent qu'une petite partie. Et outre le soleil je te signal qu'il y aussi plein d'autres sources d'ondes électromagnétiques dans l'espace (ne seraient-ce que les satellites ou le fond diffus cosmologique) et pourtant on arrive à les capter.

En gros: des ondes on s'en mange plein, de toutes sortes et ce depuis bien avant qu'on invente les téléphones portable et que les anti-ondes se découvrent une nouvelle phobie.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 28/08/2020 à 10:59
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Les États-Unis affirment que les équipements de Huawei pourraient être utilisés par le gouvernement chinois à des fins d'espionnage (une déclaration tout de suite contestée par Huawei et Pékin) et ont fait pression sur leurs alliés pour qu'ils l'interdisent à leur tour.
On peut soupçonner les entreprises chinoises de faire de l'espionnage, mais en parallèle on a la certitude que les entreprises US nous espionnent (grâce notamment au lanceur d’alerte Snowden).
On sait même ça : NSA: Obama promet de ne plus écouter Merkel ou Hollande, quand ce sont les USA qui nous écoutent on ne dit rien...

Les pro UE disent toujours que l'UE nous protège de la super puissance US, et au final on est systématiquement contraint de se soumettre à la volonté US.
Les USA nous imposent de nous débarrasser des antennes Huawei et ont le fait...
Bon après les présidents des nations européennes se disent peut-être "je préfère que mon peuple soit surveillé par les USA que par la Chine".

Les USA ont probablement infiltré Nokia et Ericsson :
5G : pourquoi Washington s'intéresse à Nokia et Ericsson
Ce serait bien de se libérer des USA.

Bon après antennes 5G Huawei ou pas, les USA nous espionneront toujours, ils ont Google (Android, Chrome, GMail), Apple (iOS, MacOS), Microsoft (Windows), Amazon (Alexa, Amazon Echo), Facebook, Twitter, etc.
Il y a des backdoors de tous les côtés. La NSA et le FBI peuvent avoir accès à toutes vos données (emails, SMS, messages privés, appelles, etc, maintenant ils peuvent même vous écouter avec les enceintes connectées et les smartphones).

Je ne vois pas en quoi c'est mieux d'avoir la certitude d'être espionner par les USA qu'avoir la suspicion d'être espionné par la Chine.
Ça me rappelle un passage de Futurama :
Leela: But Nixon's the worst president in history. And alternate history! The rest of you aren't voting for him, are you?
Fry: Sure, we are!
Zoidberg: Why not?
Farnsworth: Of course!
Amy: Spluh!
Zoidberg: He may not be perfect, but do we really want some unknown new guy? I'll stick with the evil maniac I know, thank you.
3  0 
Avatar de TheLastShot
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 29/01/2020 à 22:26
Le soleil émet des ondes électromagnétique, je propose une pétition pour qu'on l'éteigne.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 30/01/2020 à 9:01
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
D'ailleurs pas besoin de mettre de crème solaire à la plage ou à la montagne.
Certains en ont moins besoin que d'autres :
La crème solaire ne protégerait pas les peaux noires des cancers
En dépit du peu de recherches menées sur le sujet, on sait déjà que les mélanocytes, ces cellules qui déterminent entre autres notre pigmentation, sont beaucoup plus efficaces chez les peaux foncées que chez les peaux claires: ils absorberaient entre 50% et 70% de rayons ultraviolets en moins.

Une étude de 2005 a également montré que s'il existait une relation très nette entre cancer de la peau et exposition aux UV pour les peaux claires, le lien était beaucoup moins aisé à démontrer pour les peaux foncées.

Pour ce genre de pigmentation, on observe une forte prévalence des cancers de la peau sur la paume des mains et la plante des pieds, des zones pourtant peu exposées au soleil.

L'étude souligne par ailleurs que 95% des mélanomes sont diagnostiqués chez des personnes à la peau claire.
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Et comme je le répète, les ondes, c'est pas magique!
Certaines fréquences peuvent avoir des conséquences sur l'organisme. Par exemple si t'entres dans un micro onde.
Des basses fréquences pourraient interagir avec le cerveau : Rythme cérébral.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Donc la France ne doit pas bouleverser le calendrier du processus de déploiement de la 5G en France, mais ne pas déployer la 5G du tout en France !
La France n'a pas le pouvoir de dire non, elle est contrainte de mettre en place la 5G :
Le plan d'action de la Commission européenne pour la 5G

Après la 5G, il y aura la 6G, et peut-être la 7G, la 8G, etc.
Déçu par l’implantation de la 5G, le Japon se lance déjà dans la 6G
Alors que la technologie 5G est presque à nos portes, les délais du lancement de la 6G se dessinent déjà. Selon des experts cités par l’agence d’information économique japonaise Nikkei, la sixième génération de standards en matière de téléphonie mobile devrait être déployée au Japon d'ici 2030.
La Chine travaille déjà sur la 6G sur fond de rivalité avec les USA
La 5G à peine déployée, les travaux de recherche pour la création de la 6G sont déjà en cours en Chine, relatent les médias chinois. Ces préparatifs se déroulent sur fond de pressions exercées par les États-Unis sur l’Europe en vue de fermer l’accès des géants des télécoms chinois au marché des services 5G.
Trump veut la 5G et "même la 6G" aux Etats-Unis "dès que possible"
Dans des tweets postés ce jeudi, Donald Trump dit vouloir que la technologie 5G, "même la 6G", soit disponible "dès que possible" sur le territoire américain. Le président des Etats-Unis estime que pour cela les entreprises américaines doivent "intensifier leurs efforts" au risque de "se faire distancer".
Ils n'ont pas le temps, la 5G n'est pas définie à 100%, mais il faut déjà développer la suite.
Tous les 10 ans, il faut un nouveau standard, pour vendre des nouvelles antennes. Il faut absolument faire tourner l'économie, c'est la priorité numéro 1, les gouvernements s'en foutent de l'écologie.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Le dernier rapport du GIEC estime qu'un réchauffement de plus de 3° C provoquera l'instabilité alimentaire partout sur dans le monde.
Quand la température aura augmenté de 3°C on verra si le GIEC avait eu raison.
Les prévisions ne s'avèrent pas toujours vrai.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
le déploiement de la 5G va augmenter consommation électrique et pire encore, augmenter les émissions de gaz à effet de serre.
Plus de consommation électrique n'est pas forcément synonyme de plus de gaz à effet de serre, car il y a le nucléaire

Forcément que la consommation électrique va augmenter puisque nos gouvernements veulent remplacer les moteurs thermique par des moteurs électrique. (le pétrole va être de plus en plus coûteux à extraire et le prix de l'essence va augmenter)
Il va falloir construire plein de voitures et batteries et ça nécessite beaucoup d'énergies. (c'est plus énergivore de produire une voiture électrique qu'une voiture diesel )
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