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SpaceX teste un satellite noir pour réduire la menace de la "mégaconstellation" pour l'astronomie,
Pendant que les astronomes se penchent sur le problème

Le , par Stan Adkens

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L'entreprise aérospatiale SpaceX a lancé trois lots de satellites Starlink, pour un total d'environ 180 satellites à ce jour. Le dernier lot a été lancé le lundi 6 janvier et les deux lots précédents avaient été lancés en mai et en novembre de l'année dernière. Ils sont plus évidents dans le ciel nocturne immédiatement après le lancement, avant qu'ils n'augmentent leurs orbites à des altitudes plus élevées où ils sont plus éloignés et semblent plus faibles. Toute la menace des mégaconstellations pour l’astronomie n’a pas encore été définitivement évaluée, mais les astronomes se sont plaints des traînées de lumière sur leurs images depuis le premier lancement de ces satellites. Toutefois, l'entreprise a décidé de trouver une solution au problème en envoyant sur le dernier lancement un satellite assombri expérimentalement.

Le satellite appelé DarkSat, lancé avec un "traitement expérimental d'obscurcissement", vise à réduire la luminosité de la mégaconstellation de satellites, dont les scientifiques craignent qu'elles n'interfèrent avec les observations astronomiques. Par ailleurs, d’autres entreprises s’apprêtent à lancer leur propre constellation de satellites, dont Télésat et LeoSat Enterprises du Canada, Amazon et OneWeb de Jeff Bezos. Par conséquent, d'ici quelques années, des dizaines de milliers de nouveaux satellites pourraient s'envoler au-dessus de nos têtes, et les traînées de lumière causées par leur réflexion pourraient dégrader les images astronomiques.


Le mercredi d’après le lancement de la troisième flotte de satellites, des milliers d'astronomes se sont rassemblés à Honolulu à Hawaï pour une réunion annuelle de l'American Astronomical Society (AAS), a rapporté Alexandra Witze dans le journal scientifique Nature. Lors de la réunion, ces scientifiques ont discuté de l’impact potentiel des satellites sur divers télescopes, et de ce qui pourrait être fait à leur sujet. « L'année 2020 est l'occasion de déterminer ce qui permet de réduire cet impact », a déclaré Jeffrey Hall, directeur de l'observatoire Lowell à Flagstaff (Arizona) et président du comité de la société sur la pollution lumineuse. Les astronomes ont, par ailleurs, exprimé leurs inquiétudes sur la façon dont la pollution lumineuse pourrait entraver leur capacité à faire de la recherche, depuis des mois.

Mais l’entreprise d’Elon Musk dit être déterminée à résoudre ce problème. Patricia Cooper, vice-présidente de SpaceX chargée des affaires gouvernementales relatives aux satellites, a déclaré lors d'une séance de la réunion sur l'astronomie que « SpaceX est absolument déterminé à trouver une solution pour que notre projet Starlink n'entrave pas la valeur des recherches que vous entreprenez tous ». Notons que jusqu'à présent, l'une des mesures prises par SpaceX a été d'essayer d'assombrir l'un des satellites. « Sur ce vol, SpaceX teste également un traitement expérimental d'assombrissement sur un des satellites afin de réduire davantage l'albédo du corps des satellites », a déclaré SpaceX lors d’un communiqué de presse.

Plusieurs facteurs contribuent à la luminosité des satellites, dont la constellation s'agrandit

De nombreux astronomes ont paniqué en mai, peu après le lancement par SpaceX du premier lot de 60 satellites Starlinks et les télescopes ont commencé à photographier leurs traînées de lumineuses. Leur luminosité a été une surprise, a dit Patrick Seitzer, un astronome de l'Université de Ann Arbor au Michigan. « Les nouvelles mégaconstellations qui seront mises en service pourraient être plus lumineuses que 99 % de tout ce qui se trouve en orbite terrestre, et c'est de là que vient l'inquiétude », a-t-il dit.

Lors de la réunion du 8 janvier, les astronomes, qui se sont entretenus avec des représentants de SpaceX, ont dit que plusieurs facteurs contribuent à l’étonnante luminosité des satellites. Selon SpaceX, la position des panneaux solaires pourrait y être pour quelque chose. En effet, la position temporaire des panneaux des satellites avant la montée en orbite pourrait les faire réfléchir davantage la lumière du soleil. La vitesse à laquelle un satellite se déplace à travers le champ de vision d'un télescope est également importante – plus il se déplace lentement, plus la luminosité s'accumule par pixel d'image, a rapporté Witze.

Selon le rapport, les calculs suggèrent que les traînées Starlink interféreront avec l'astronomie de façon plus significative durant les heures entourant le crépuscule et l'aube. C'est un problème particulier pour les observations qui doivent être faites au crépuscule, comme la recherche de certains astéroïdes proches de la Terre. Et pendant les courtes nuits d'été, les traces des satellites pourraient être visibles toute la nuit.


Selon les astronomes du Comité de l'AAS sur la pollution lumineuse, les interférences radio et les débris spatiaux, il y avait environ 200 objets en orbite autour de la Terre qui pouvaient être vus à l'œil nu avant le lancement du projet Starlink. Les satellites Starlink lancés jusqu'à présent ont à peu près doublé ce nombre, et SpaceX prévoit que 1 584 de ces satellites seront en orbite d'ici la fin de 2020. La constellation de satellites fournira l'Internet à large bande à un plus grand nombre de personnes dans le monde entier, a dit la société.

Selon Patrick Seitzer, ce nombre de satellites serait gérable. Mais « ce n'est qu'un début », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse. SpaceX prévoit de lancer 10 ou 20 fois plus de satellites Starlink à terme, a-t-il dit. Selon le comité, ces satellites sont particulièrement préoccupants pour les observatoires qui effectuent de grandes études du ciel, comme le futur observatoire Vera C. Rubin (anciennement appelé Large Synoptic Survey Telescope). Il captera beaucoup de ces satellites perturbateurs dans ses images, lorsqu'il commencera à fonctionner en 2022.

L'assombrissement des satellites ne résoudra pas à lui seul le problème, d’après l’un des astronomes

Lors d'une conférence de presse tenue mercredi pendant la réunion sur astronomie, les astronomes du comité ont partagé ce qu'ils ont appris sur les plans de SpaceX et sur son nouveau satellite assombri grâce à une série de conversations au cours des derniers mois. Selon Jeffrey Hall, l'assombrissement des satellites ne résoudra pas à lui seul le problème, cependant. Le simple fait de peindre le corps des satellites d'une couleur plus foncée ferait que les satellites absorbent plus de chaleur pour la diffuser sous forme de lumière infrarouge.

Selon l’astronome, si la lumière infrarouge n'est pas visible pour les humains, c'est l'une des nombreuses sortes de lumière que les astronomes utilisent pour étudier le ciel. Le simple fait d'assombrir les satellites pourrait réduire la pollution lumineuse dans la lumière visible tout en augmentant la pollution dans l'infrarouge, a expliqué Hall.

Selon le rapport publié dans Nature, l’équipe de Tony Tyson, physicien à l'Université de Californie, à Davis, et scientifique en chef de l'Observatoire Vera C. Rubin, serait en train de travailler à la mise au point d'éventuels correctifs logiciels pour les traînées de satellite prévues, comme des moyens d'effacer électroniquement les traces et autres défauts qu'elles induisent dans les images astronomiques. Mais « il nous reste encore toute la complexité de la suppression de tous ces éléments et de toutes ces erreurs systématiques », a dit Tyson.

Selon Tyson, si les opérateurs de télescope savent précisément où chaque satellite apparaîtra et à quelle heure, ils peuvent faire pivoter le télescope pour pointer vers une autre partie du ciel où il n'y a pas de satellite. C'est possible s'il y a 1 000 satellites, mais pas s'il y en a des dizaines de milliers, car le télescope perd tellement de temps à manœuvrer que « c'est sans espoir », a-t-il ajouté.

L'obscurcissement est donc une première tentative de résoudre le problème. Avec DarkSat, les ingénieurs de SpaceX ont peint sur le satellite des surfaces qui diffusent ou réfléchissent la lumière de façon diffuse, a dit Cooper. Cela pourrait les rendre suffisamment faibles pour être invisibles à quiconque regarde un ciel nocturne typique, mais presque certainement encore visibles pour la plupart des télescopes de recherche astronomique, a rapporté Witze.

Toutefois, jusqu'à ce que le satellite noirci atteigne son altitude finale à la fin de février, les astronomes ne pourront pas effectuer de tests pour voir l'efficacité de ce "traitement expérimental d'obscurcissement " de SpaceX.

Source : Nature

Et vous ?

Pensez-vous que le "traitement expérimental d'obscurcissement " appliqué à l’un des satellites Starlink résoudra le problème de pollution lumineuse ?
Pensez-vous que les correctifs logiciels que l’équipe de Tony Tyson est en train de mettre en place pourront être efficaces contre les menaces des mégacontellations prévues ?

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 09/03/2021 à 18:38
La France Insoumise s'oppose au lancement en France de Starlink, l'internet d'Elon Musk, et demande un moratoire d'un an
durant lequel une consultation nationale sera menée auprès des Français sur le sujet

L'Arcep, autorité de régulation des télécoms, a accordé une licence d'utilisation de fréquences à SpaceX pour l'exploitation de son réseau internet satellitaire Starlink en France dans le cadre de ce projet permettant de proposer une connectivité haut débit grâce à des satellites regroupés au sein d’une constellation nommée Starlink. D’où le nom du service, dont l’objectif affiché est, rappelons-le, de réduire les zones blanches dans le monde (Starlink n'a donc pas pour vocation à servir les villes, mais les zones du territoire les moins denses) :

« L’Arcep publie la décision n° 2021-0116 attribuant une autorisation d’utilisation de fréquences radioélectriques à la société Starlink internet Services Limited pour un réseau ouvert au public lui permettant de fournir un accès à internet fixe par satellite.

« Starlink est un projet d'accès à internet par satellite proposé par le constructeur aérospatial Space X. Cette connectivité sera fournie grâce à des satellites regroupés au sein d’une constellation nommée Starlink.

« Dans le cadre du projet "Starlink", l’Arcep a pour rôle d’étudier, et d’autoriser le cas échéant, l’exploitation des fréquences déjà enregistrées à l’Union internationale des Télécommunications (UIT) au niveau spatial, sur le territoire national.

« L’Arcep est affectataire des fréquences sollicitées par Starlink et en fixe les conditions techniques d’utilisation. Ces conditions techniques visent à permettre la cohabitation entre plusieurs services et utilisateurs différents dans la bande afin de réduire au maximum les risques de brouillage. L’autorisation délivrée par l’Arcep ne dispense pas de la délivrance d’autres autorisations requises pour l’implantation de stations radioélectriques (déclarations auprès de l’Agence nationale des fréquences, autorisations d’urbanisme) ».

Les autorisations d’utilisation de fréquences, accordées précédemment et ce jour par l’Arcep à la société Starlink, sont de deux types :
  • Autorisation d’exploitation de fréquences liées aux stations passerelles (Gateway), essentielles au fonctionnement du réseau (ces fréquences sont utilisées pour permettre au satellite de se connecter au réseau terrestre). Trois stations ont ainsi été autorisées par l’Arcep.
  • Autorisation d’exploitation de fréquences liées aux terminaux utilisateurs (type paraboles), nécessaire pour fournir un service d’accès à internet par satellite aux utilisateurs finaux (ces fréquences sont utilisées pour la transmission du signal du satellite vers le terminal de l’utilisateur).

Comme le rappelle l'Arcep, son rôle est ici « d'étudier et d'autoriser, le cas échéant, l’exploitation des fréquences déjà enregistrées à l’Union internationale des télécommunications (UIT) au niveau spatial » pour le territoire national. En effet, il est de son ressort d'affecter officiellement les fréquences utilisées à Starlink, en fixant les conditions dans lesquelles ces dernières doivent être exploitées.

Le 14 décembre 2020, explique l'Arcep « la société Starlink internet Services Limited [a sollicité] une autorisation d’utilisation de fréquences des bandes 10,95-12,70 GHz (sens espace vers Terre) et 14-14,5 GHz (sens Terre vers espace) afin de fournir des services fixes d’accès à internet haut débit sur l’ensemble du territoire sur lequel l’Arcep est affectataire ». « La société Starlink internet Services Limited est autorisée à utiliser, sur l’ensemble du territoire sur lequel l’Arcep est affectataire, les fréquences radioélectriques des bandes 10,95-12,70 GHz (sens espace vers Terre) et 14-14,5 GHz (sens Terre vers espace) afin de fournir des services d’accès à internet haut débit ».

L'Arcep précise que « l’application des conditions techniques de cette décision permet de prévenir des brouillages qui pourraient être causés par les terminaux utilisateurs, particulièrement parce qu’ils ne font l’objet d’aucune déclaration individuelle et donc d’aucune coordination. Cependant, elle ne garantit pas que ces stations terriennes fixes puissent être protégées ». En d’autres termes, l'Arcep ne garantit pas que les équipements clients français de Starlink ne seront pas victimes d‘interférences dans certaines parties du territoire.

En outre, Starlink devra s'acquitter d'une redevance dont le montant n'est pas précisé à date par l'Arcep.


Des députés réclament un moratoire contre Starlink et son offre internet par satellite

Des députés du groupe La France Insoumise ont déposé un amendement au projet de loi contre le dérèglement climatique pour contrer le déploiement du réseau d'internet satellitaire. Le texte en question est porté par les 17 membres du groupe parlementaire de gauche, dont son leader Jean-Luc Mélenchon. Il vise à mettre en place un moratoire et à mener en parallèle une consultation nationale auprès des Français sur le sujet.

En clair, si l'amendement venait à être adopté, une consultation nationale serait organisée partout en France durant l'année que durerait le moratoire dans l'optique de prendre le pouls de la population française quant à l'offre internet par satellite qu'ambitionne de proposer Starlink, et ses conséquences technologiques. En cas de refus, Starlink devrait alors en principe faire une croix sur le marché français.

Le texte demande l'obtention « d'un moratoire sur le déploiement de Starlink sur le territoire français est décrété. Ce projet ne pourra être relancé qu'à la condition d'un avis favorable de la population française, résultant d'une consultation nationale menée à travers tout le territoire français pendant au moins un an ».

Les élus de La France insoumise pointent plusieurs inconvénients au projet, comme la pollution lumineuse engendrée par les nouveaux satellites, qui évoluent très bas. Cela participe à une « remise en cause du droit à l'obscurité », font valoir les élus.

Un autre argument est celui du risque accru de collision. À force de charger l’orbite basse, la probabilité d’une collision entre deux satellites augmente. D’ailleurs, Starlink a failli être impliqué dans un choc avec un satellite européen, à cause d’un bogue. Et c’est le satellite européen qui a dû manœuvrer.

«  L’utilisation privée et lucrative de l’espace, res nullus dans la tradition républicaine, tout comme les grands choix technologiques ne doivent pas faire l’économie d’un débat large, éclairé et partagé. C’est ce que propose cet amendement avec un moratoire afin de permettre un débat serein et d’éviter l’argument souvent utilisé du fait accompli », commentent les députés.

Mais l'amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Lancé en 2018, le projet Starlink vise à connecter toutes les régions du globe en internet à haut débit à la faveur d'une constellation de petits satellites situés en orbite basse de 550 à 1000 kilomètres d'altitude. Près d'un millier de satellites ont déjà été mis en orbite. Le réseau devrait en compter 42 000 d'ici six ans afin de mailler le ciel et remédier aux besoins de connectivité des régions qui n'ont pas accès au haut débit.

Source : Assemblée nationale

Et vous ?

Que pensez-vous des arguments proposés par cet amendement ?
Que pensez-vous de la décision de l'Assemblée nationale qui l'a déclaré irrecevable ?
Que pensez-vous de Starlink ? Aimeriez-vous l'essayer ?
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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 09/10/2020 à 19:17
Une tribu amérindienne obtient un accès anticipé à Starlink de SpaceX et dit que c'est rapide
« nous avons été catapultés au XXIe siècle », a déclaré la tribu Hoh

Elon Musk va-t-il réussir le pari d’offrir l’une des connexions Internet les plus rapides au monde depuis l’espace ? Il est trop tôt pour le dire, mais l’entreprise travaille dans ce sens. Musk a reçu cette semaine un témoignage qui devrait motiver lui et ses troupes à consacrer plus d’efforts au projet Starlink. En effet, récemment connectée à la version bêta de Starlink, la tribu Hoh a déclaré sur Twitter que le réseau offrait une connexion Internet “extrêmement” rapide et que “cela leur a permis d’être propulsés vers le XXIe siècle”.

La tribu Hoh est une tribu amérindienne vivant dans l’État de Washington sur la côte pacifique, à environ 37 kilomètres au sud de la ville de Forks. Elle a déclaré mercredi sur Twitter étant encore au siècle précédent, mais qu’elle en a été catapultée après s'être connectée à l’Internet haut débit de SpaceX. « Quelle différence l'Internet à haut débit peut faire ! Nos enfants peuvent maintenant participer à l'apprentissage à distance et les habitants peuvent accéder aux soins de santé », a déclaré la tribu Hoh en parlant de son expérience avec la connexion de SpaceX.

« Nous avons eu l'impression de remonter la rivière à la cuillère pour ce qui est de ce sujet. Mais SpaceX a fait en sorte que cela se produise du jour au lendemain », a-t-elle ajouté. En réponse à leur tweet, Musk a répondu « Vous êtes les bienvenus ! ». Dans un tweet de suivi, la tribu Hoh a déclaré qu’elle ne recevait jusque là que des débits Internet étonnamment lents de 0,3 à 0,7 Mb/s. Toujours à ce sujet, le département du Commerce de l’État de Washington a également publié une vidéo montrant comment Starlink a augmenté les vitesses Internet de la tribu.

« Ces huit dernières années, j'ai eu l'impression que nous avons remonté la rivière à la cuillère, et que nous n'arrivons presque nulle part avec l'accès à Internet dans la réserve », a déclaré Melvinjohn Ashue, vice-président de la tribu Hoh, dans la vidéo. Conscient de tous ces problèmes, le ministère a présenté l'équipe Starlink de SpaceX à la tribu, ce qui a incité la société à fournir rapidement un accès au réseau satellite. « Il semble que SpaceX soit sorti de nulle part et nous ait catapultés dans le 21e siècle », a ajouté Ashue à propos de l'augmentation de la vitesse.


Cela dit, la vidéo a fait quelques réserves. Dedans, la tribu n'a pas mentionné à quelle hauteur Starlink a augmenté leurs vitesses de connexion. Cependant, SpaceX affirme que le réseau satellitaire est actuellement capable de fournir des vitesses de téléchargement de 100 Mb/s avec une latence inférieure à 30 millisecondes, une latence qui est comparable à celle d’une connexion Internet terrestre.

SpaceX prévoit une bêta publique sur une zone plus large

Starlink est l'ambitieux projet de la société SpaceX qui vise à construire un réseau interconnecté d'environ 12 000 petits satellites, pour offrir une connexion Internet à haut débit depuis l'espace vers n'importe quel endroit du monde. En octobre, la société a demandé l'autorisation de l'Union internationale des télécommunications pour exploiter environ 30 000 satellites de plus, ce qui lui permettra d’avoir une constellation de 42 000 petits satellites Starlink. Le réseau mondial, qui va apporter l’Internet aux zones les plus défavorisées, devrait être opérationnel d'ici 2025.

Pour l'instant, Starlink reste inaccessible au public, et seulement quelques privilégiés jouissent d’un accès anticipé. Toutefois, lundi dernier, le PDG de SpaceX, Elon Musk, a déclaré que la société prévoit de lancer bientôt des essais bêta pour les résidents basés dans le nord des États-Unis et peut-être aussi dans le sud du Canada. Pour l’instant, Starlink exploite un peu plus de 700 satellites, placés en orbite basse autour de la planète, en particulier sous les hautes latitudes. Ce nombre n’est plus très loin de celui qui devrait permettre une couverture minimale, soit 800.

En outre, pour atteindre son but, SpaceX fabrique les satellites Starlink 20 fois plus vite que les satellites NEXT d'Iridium. « Pour mettre les choses en perspective, Iridium, qui détenait auparavant le record de la plus grande constellation de satellites commerciaux au monde, fabriquait des satellites au rythme d'environ six satellites par mois au plus fort de la production », a déclaré Chris Quilty, fondateur de Quilty Analytics. CNBC rapporte que les satellites NEXT d'Iridium ont une masse près de trois fois supérieure à celle d'un satellite Starlink, environ 670 kg contre 260 kg pour les satellites Starlink, selon les estimations.

Mais, même en tenant compte du fait que chaque satellite Starlink est plus petit qu'un satellite Iridium, SpaceX construit son vaisseau spatial 20 fois plus vite. Quilty a notamment souligné que les satellites Iridium ont été construits par le conglomérat aérospatial européen Thales Alenia Space. En comparaison avec le concurrent OneWeb, un projet de constellation d'environ 600 satellites de télécommunications circulant également sur une orbite basse pour fournir aux particuliers un accès à Internet à haut débit, il construisait des satellites à un rythme d'environ 30 par mois avant de faire faillite.

Quilty a également souligné le fait que la chaîne de production de OneWeb a été conçue et construite en collaboration avec Airbus, un autre géant européen de l'aérospatiale. Quilty conclut que cela fait de Starlink la seule des trois à posséder des satellites construits uniquement par une entreprise américaine, ainsi que la plus productive. Enfin, l'entreprise est aussi en train de chercher une solution pour résoudre le problème de la pollution lumineuse des satellites en orbite basse. Plusieurs astronomes ont émis leur inquiétude quant à cela.

Source : Message de la tribu Hoh

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

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Avatar de pmithrandir
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/03/2021 à 10:59
Pour ma part, je suis plutôt opposé au principe de starlink.
Je trouve l'idée géniale, très inventive, etc... mais le bénéfice ne vaut pas le cout(avoir des satellites en masse dans le ciel).

Les buts du projets sont louables, avoir internet partout, même peut etre bientot dan les bateaux, dans les avions, etc... a des tarifs abordables.

Mais je pense que la nature mérite un certain respect, surtout quand ces décisions sont irréversibles.

Et oui, je pense que c'es les petits pas qui font les grands refus. Si un pays comme la France refuse, pour des raisons valables, le projet, il est proable qu'a un moment la question se pose en Europe.

Vous imaginez vraiment le projet starlink déployés sans :
la Russie
la Chine,
l’Europe
...

A un moment, on réduit tellement la cible des clients potentiels que le projet n'est plus rentable.

Après, je me fais assez peu d'illusion. Le progrés va nous amener a toute vitesse dans cette direction et on commencera a se poser la question a 35 000 satellites déployés... et le mal sera fait.
Ensuite d'autres puissances feront des réseaux concurrents, et cette idée aura mis en l'air 200 000 satellites avant 10 ans. Donc la moitié seront inutilisés car leur maison mère fera faillite.
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 12/10/2020 à 6:16
Bien évidemment que SpaceX n'a pas lancé des centaines de sattelites pour le bien être d'une petite tribu indienne. Bien evidement que c'est de la communication. Il n'empêche que cette tribu représente plutôt bien l'intérêt de Starlink : avoir accès a un intérêt de qualité dans les endroits où c'est difficile.

Ce qui est marrant c'est que vous associez ça au pouvoir alors que Starlink est et restera bien moins important que les opérateurs traditionnels qui desservent déjà et continueront a desservir la grande majorité de la population. Ils ne sont pas plus philanthropes que Elon Musk
12  1 
Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 10/06/2021 à 9:16
Starlink de SpaceX est en pourparlers avec "plusieurs" compagnies aériennes pour le Wi-Fi à bord
l'entreprise est en concurrence avec OneWeb, Viasat et Kuiper (Amazon)

Elon Musk, PDG de SpaceX, avait laissé entendre en mars que ses collaborateurs et lui travaillaient à apporter son service Internet par satellite Starlink sur les navires, les camions, les véhicules de loisirs et les avions. Sur ce dernier point, la société a déclaré cette semaine qu'elle est en pourparlers avec plusieurs compagnies aériennes afin de connecter leurs avions à Starlink. Offrir un accès Wi-Fi plus rapide dans les avions commerciaux serait la première étape de l'entreprise dans l'extension de son réseau à un large éventail de domaines. Starlink d'Elon Musk rivalise avec OneWeb, Viasat et Amazon sur ce point.

SpaceX serait proche de connecter les avions à Starlink

Starlink a été créé dans l'intention de produire de petits satellites peu coûteux, mais très performants. L'idée est de créer une infrastructure Internet et un réseau mondial à large bande en orbite basse. Parmi les avantages annoncés, le système devrait permettre d'atteindre des pings beaucoup plus faibles que les satellites géostationnaires. Après que les premiers tests du réseau ont démarré l'année dernière, SpaceX a annoncé qu'elle souhaite diffuser son service Internet par satellite sur les navires, les avions, les camions et les camping-cars, mais pas sur les Teslas, car les antennes nécessaires sont trop grandes.



En effet, l'année dernière, SpaceX a déposé des plans pour tester Starlink sur cinq jets Gulfstream. En mars, il a demandé à la FCC l'autorisation d'utiliser Starlink avec des "stations terrestres en mouvement", c'est-à-dire tout véhicule susceptible de recevoir un signal. Musk a clarifié la situation sur Twitter à l'époque : « Nous ne connectons pas les voitures Tesla à Starlink, car notre terminal est beaucoup trop grand ». Vendredi dernier, SpaceX a demandé l'approbation de tests à travers cinq États américains un récepteur mis à jour avec une antenne de forme carrée, un design de base communément associé aux antennes d'avion.

Mercredi, SpaceX a annoncé qu'il a entamé des discussions avec des compagnies aériennes pour leur offrir le service. « Nous sommes en pourparlers avec plusieurs compagnies aériennes », a déclaré mercredi Jonathan Hofeller, vice-président de SpaceX chargé de Starlink et des ventes commerciales, à l'occasion d'une table ronde organisée dans le cadre du Connected Aviation Intelligence Summit. « Nous avons notre propre produit d'aviation en développement. Nous avons déjà fait quelques démonstrations à ce jour, et nous cherchons à finaliser ce produit pour l'installer sur les avions dans un avenir très proche », a expliqué Hofeller.

L'extension du réseau Starlink des foyers ruraux aux compagnies aériennes est une démarche attendue de SpaceX, qui s'efforce d'ouvrir commercialement le réseau à large bande dans le courant de l'année. Depuis 2018, SpaceX a lancé près de 1 800 satellites Starlink sur les 4 40  dont il a besoin pour assurer une couverture mondiale de l'Internet haut débit. Cela est dans un premier temps principalement pour les foyers ruraux où les connexions en fibre optique ne sont pas disponibles. La société est au milieu d'une phase bêta de Starlink qui promet des vitesses de téléchargement allant jusqu'à 100 Mb/s en aval et 20 Mb/s en amont.

SpaceX a déjà des dizaines de milliers d'utilisateurs dans le monde. La plupart d'entre eux paient 99 dollars par mois pour l'Internet dans le cadre de cette phase bêta, en utilisant un ensemble de 499 dollars comprenant une antenne Starlink à alignement automatique et un routeur Wi-Fi. Hofeller a déclaré mercredi que la conception des antennes Starlink pour les compagnies aériennes sera très similaire à la technologie utilisée dans ses terminaux grand public, mais avec des améliorations évidentes pour la connectivité aérienne. « Comme ces antennes grand public, le matériel d'aviation sera conçu et construit par SpaceX », a-t-il précisé.

Les antennes aéroportées pourraient être reliées à des stations terrestres pour communiquer avec les satellites Starlink. En effet, pour que Starlink puisse fournir une connectivité aux avions qui survolent des régions éloignées de l'océan, loin des stations terrestres, il faudra des liaisons intersatellites – une capacité dans laquelle les satellites communiquent entre eux par des liaisons laser sans faire rebondir les signaux sur les stations terrestres. « La prochaine génération de notre constellation, qui est en cours de réalisation, disposera de cette connectivité intersatellite », a déclaré Hofeller à l'assemblée.

Alors, quand est-il de la concurrence dans le domaine ?

La concurrence est féroce entre le réseau Starlink de Musk et le secteur en pleine expansion des fournisseurs d'accès Internet par satellite en orbite basse. Parmi les nouveaux concurrents figurent les mégaconstellations Kuiper d'Amazon de Jeff Bezos, qui n'a encore lancé aucun de ses 3 000 satellites prévus, et OneWeb du Royaume-Uni, qui a lancé 182 satellites sur les 640 prévus. Tous ces satellites seront en orbite terrestre basse, un domaine situé en dessous des orbites géostationnaires plus éloignées des grands satellites Internet qui fournissent actuellement des services Internet aux avions commerciaux.



Les concurrents américains établis pour l'Internet en vol sont Intelsat et Viasat, qui exploitent des réseaux de satellites en orbite géostationnaire. Viasat a récemment annoncé son intention d'utiliser son réseau de satellites de nouvelle génération sur la flotte principale de Delta. La société californienne prévoit de mettre en place son propre réseau de 300 satellites en orbite basse ainsi qu'un nouveau trio géostationnaire dont le lancement commencera au début de l'année prochaine. Viasat est déjà un concurrent acharné de SpaceX. Il a d'ailleurs interpellé la FCC récemment concernant les lancements de SpaceX.

La société a allégué que le projet de SpaceX constitue une grande menace pour l'environnement et que l'on devrait l'analyser de plus près. Elle exige en effet que le projet soit suspendu jusqu'à ce que la question soit examinée plus avant. Viasat a ensuite menacé de poursuivre la FCC et le gouvernement fédéral en justice si elle n'obtenait pas gain de cause. Si Viasat parle de l'impact environnemental de Starlink, des critiques estiment qu'il pourrait bien s'agir d'une ruse pour paralyser le projet de Musk et maintenir sa part de marché. De son côté, SpaceX semble persuadé qu'il peut survivre à la concurrence plus établie.

« Dans l'ensemble, les passagers et les clients veulent une grande expérience que les systèmes [géostationnaires] ne peuvent tout simplement pas offrir », a déclaré Hofeller lors du panel. « Il appartiendra donc à chaque compagnie aérienne de savoir si elle veut y répondre ou si elle est d'accord pour avoir un système qui n'est pas aussi réactif à la demande de ses clients ». OneWeb, qui a été tiré de la faillite en 2020 par le gouvernement britannique et le géant indien des télécommunications Bharti Global, vise également les services Internet en vol avec sa constellation et a été beaucoup plus public avec ses plans que SpaceX.

Interrogé par le modérateur du panel sur la date à laquelle les clients peuvent s'attendre à utiliser l'Internet en vol avec l'un des réseaux de satellites concurrents qui se développent actuellement en orbite basse, Ben Griffin, vice-président des services de mobilité de OneWeb, a déclaré : « c'est au milieu de l'année prochaine ; peut-être plus tôt. Les compagnies aériennes veulent d'abord voir du matériel et des services développés qui fonctionnent ». « Nous discutons avec les compagnies aériennes depuis un certain temps, ce n'est donc pas un manque d'intérêt », a déclaré Ben Griffin mercredi.

Hofeller de SpaceX s'est montré méfiant lorsque la question lui a été posée. « Ce que Ben a dit est correct. Les gens veulent voir le matériel, ils veulent voir la constellation, et donc nous poussons cela aussi vite que nous le pouvons. Quand l'annonce sera-t-elle faite ? À déterminer. Je ne sais pas. Espérons que ce soit le plus tôt possible », a-t-il déclaré.

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Avatar de eldran64
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/02/2020 à 8:44
C'est le pot de terre contre le pot de fleur.
Je ne suis pas partisan de l'internet via les satellites.

Si on oublie le coût monstrueux d'autant de lancement, c'est surtout la pollution environnementale générée pour le lancement de tout ces satellites qui me préoccupe le plus.
Pour la partie pollution lumineuse, elle aura probablement des impacts sur les animaux diurnes (il faudrait faire des études là dessus).

Bref l'environnement d'un côté et le fric de l'autre pour moi la messe est dite.
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 17/08/2020 à 22:03
Citation Envoyé par Mister Nono Voir le message
Quoi on voit que certains mettent -1 à ton commentaire : cela n'est pas étonnant que notre belle terre soit devenue une poubelle.
Ou peut-être que certains sont très concernés par l'état de la terre, ce qui fait qu'ils préfèrent une vraie réflexion sur les problèmes plutôt qu'on mélange tout n'importe comment dans un petit message d'indignation générique convenu.
Les enjeux de la pollution terrestre et spatiale sont très différents. De même, ça n'a pas de sens de ramener un projet de télécommunication privé à une problématique de santé, c'est des moyens, des recherches et des personnes différentes. Parmi les autres choses que Starlink ne fait pas, on aurait aussi pu citer la paix au Moyen-Orient, trouver un sens a la vie et le retour de l'être aimé.

Citation Envoyé par kilroyFR Voir le message
Quel intérêt de tels débits quand la fibre (voir même l'ADSL ou la "4G") suffit pour la grande partie des besoins, jeux en ligne, regarder des matchs de foot, piloter son frigo ?
Visiblement tu n'habites pas dans une zone mal desservie, tant mieux pour toi, mais je t'assure que une bonne connexion haut-débit c'est un rêve pour beaucoup de personnes en environnement rural pour qui la fibre n'est pas envisageable et pour qui l'ADSL et la 4G peuvent être très mauvais.

Citation Envoyé par kilroyFR Voir le message
Pendant ce temps on ne sait toujours pas cloner un cheveu, on ne sait toujours pas guérir les maladies comme le sida, les hépatites (certes c'est un business lucratif pourquoi chercher), le covid etc.
Meme raoult l'a dit justement, on est mauvais sinon on aurait déjà des remedes a tous ces vrais besoins. Jouer avec la techno pour créer de faux besoins ca par contre on sait faire. C'est tellement plus fun.
Il y a aussi un principe de réalité qui fait que certaines choses sont plus faciles à faire que d'autre. La recherche médicale est un domaine qui exige globalement bien plus de temps que l'ingénierie, l'électronique ou l'informatique. Les processus biologiques étant souvent plus lent, moins predictibles, et que les êtres vivants sont des machines variées et variable que l'on doit prendre tel que la nature nous les a données, alors que la plupart des créations humaines sont construites selon des plans que l'on maîtrise quasi parfaitement.
Et pourtant la quantité de recherche qui se fait actuellement sur le Sida ou en génétique, c'est colossal comparé a Starlink qui est juste une production en série de technologies spatiales depuis longtemps maîtrisée. Et en ce moment, s'il y a bien un sujet sur lequel la recherche ne chôme pas, c'est bien le Covid, vu que malheureusement, la Chloroquine préconisée par le prophète marseillais peine toujours à démontrer son efficacité.

Je ne dis pas que toutes les nouveautés technologiques actuelles sont nécessaires, bien au contraire, des technologies comme la 5G, l'évolution matérielle forcée des PC/smartphones actuels, le tournant du tout en ligne actuel,... sont clairement un énorme gâchis au vu des besoins de la majorité des utilisateurs. Mais pour le coup Starlink serait un vrai plus pour les personnes privées du haut débit.

Citation Envoyé par kilroyFR Voir le message
C'est beau le progrès, mais comme déjà dit en filigrane plus haut on ira sur mars pour s'éloigner de cette planète devenue poubelle.
Sauf que non, pour peu qu'on se renseigne sérieusement sur les contraintes de ce qu'implique un voyage vers Mars, on apprend vite que ça serait la pire idée pour améliorer ses chances de survie. L’environnement de Mars sera toujours énormément plus hostile que la Terre même si elle subit les pires niveaux de pollution humaine. Aucune colonisation de Mars n'est envisageable sans une Terre opérationnelle pour la ravitailler en quasi permanence.
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Avatar de AoCannaille
Membre expert https://www.developpez.com
Le 10/03/2021 à 9:44
Il me semble que la France est encore maitre de comment elle attribue l'usage des fréquences d'ondes sur son territoire, starlink ne peut pas arriver et dire "je prend la bande xGhz" partout dans le monde et que chaque pays ferme sa gueule...

Et puis, je trouve ça étrange, la NASA subventionne sous-traite les projets spaciaux de musk, c'est à dire qu'on a encore les USA qui vont foutre leur merde partout avec leur législation extra-territoriale à 2 balles...

S'il n'y avait pas eu les scandale du blocage unilatéral de site en .com, des amendes à la BNP, Snowden et Assange, j'aurais pu être pour ce genre de système.

Bref, par principe de la neutralité du web, je suis plutôt contre le fait d'avoir une infrastructure de communication aux mains d'une entreprise privée, qui plus est américaine.
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Avatar de Leruas
Membre actif https://www.developpez.com
Le 17/01/2020 à 12:30
C'est indiqué dans l'article justement
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Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 30/09/2020 à 9:17
La division d’intervention d’urgence de l’armée de l’État de Washington utilise l'Internet Starlink de SpaceX depuis début août
pour fournir le service Internet aux zones dévastées par les incendies

Le réseau Internet par satellite Starlink que SpaceX est en train de développer a été utilisé sur le terrain par les services d'urgence de l'État de Washington ces dernières semaines, la première application précoce du service de la société à être divulguée.

L'armée de l'État de Washington, qui comprend sa division d'intervention d'urgence, a commencé à utiliser les terminaux d'utilisateurs Starlink au début du mois d'août pour apporter le service Internet aux zones dévastées par les incendies. Les terminaux utilisateurs sont les petits appareils au sol qui se connectent aux satellites. La division d'intervention d'urgence dispose de sept terminaux utilisateurs Starlink, qu'elle déploie avec un succès immédiat. « Je n'ai jamais mis en place un équipement satellitaire tactique qui ait été aussi rapide à installer et aussi fiable », a déclaré lundi à CNBC Richard Hall, le responsable des télécommunications d'urgence de la division informatique du département militaire de l'État de Washington, dans une interview.


Division de la gestion des urgences à Washington

Comment Washington utilise Starlink

Starlink est le nom de l'ambitieux plan de SpaceX visant à construire un réseau Internet par satellite interconnecté, également connu sous le nom de "constellation", pour fournir l'Internet à haut débit partout sur la planète. Le réseau Starlink complet devrait compter environ 12 000 satellites en orbite basse, beaucoup plus près de la surface que les satellites à large bande traditionnels. Selon Hall, dont la division a utilisé d'autres services à large bande par satellite, « il n'y a vraiment aucune comparaison » entre Starlink et les réseaux traditionnels, où les satellites sont plus éloignés de la Terre en orbite géosynchrone ou en orbite terrestre moyenne.

« Starlink double facilement la largeur de bande » en comparaison, a déclaré Hall, notant qu'il a constaté une diminution de plus de 150 % de la latence. « J'ai vu des latences inférieures à 30 millisecondes de façon constante », a-t-il déclaré. Hall a précisé qu'avec les autres services traditionnels, il faut généralement entre 30 minutes et une heure pour établir une connexion par satellite, « avec beaucoup moins de vitesse et de bande passante et une latence beaucoup plus élevée dans un ensemble beaucoup plus grand ».

En comparaison, Hall a souligné qu'il lui fallait entre cinq et dix minutes pour installer et connecter un terminal Starlink. Et une seule personne peut installer l'un des appareils : « Cela ne nécessite pas de camion, de remorque et de nombreux autres équipements supplémentaires. J'ai passé la majeure partie de quatre ou cinq heures avec un équipement satellite pour essayer d'obtenir une bonne connexion. Donc, pour moi, c'est incroyable », a ajouté Hall.

Le centre de développement et l'usine Starlink de SpaceX se trouvent à Redmond, Washington, juste à la sortie de Seattle. La division de Hall a eu des discussions préliminaires avec SpaceX, a-t-il dit, car l'État s'efforçait « de fournir une certaine couverture rurale à certaines de nos zones tribales qui n'allaient pas bénéficier du haut débit du tout pendant un certain temps ».

À ce jour, SpaceX a lancé plus de 700 satellites Starlink, une fraction du total nécessaire à la couverture mondiale, mais suffisamment pour commencer à fournir des services dans certaines régions, notamment dans le nord-ouest des États-Unis.

L'entreprise a confirmé qu'elle a effectué un bêta test privé de Starlink avec ses employés, mais M. Hall a déclaré que le cas d'utilisation de la division d'urgence de Washington « est le fruit de discussions sans rapport auparavant ». Lorsque les incendies de Washington sont devenus de plus en plus graves en août, avec des dommages catastrophiques, Hall a vu Starlink comme une nouvelle solution pour les zones où les dommages signifiaient « qu'il n'y a pas d'autre connexion de données disponible ».

Washington a utilisé Starlink pour obtenir des communications régionales, a déclaré Hall. Il a installé des terminaux dans des zones qui ont été gravement brûlées pour fournir aux familles évacuées des appels sans fil et un accès à Internet pour déposer des demandes d'indemnisation. « J'ai même fait en sorte de permettre aux enfants de faire une partie de leur scolarité initiale aussi, car ils avançaient lentement avec une présence limitée. Nous avons couvert un grand nombre de bases. Starlink change le jeu dans la mesure de ce qui est disponible », a-t-il déclaré.

L'armée de l'air américaine a notamment effectué les premiers tests de Starlink, mais l'utilisation de Washington représente la première application du service sur plusieurs semaines. Le PDG de SpaceX, Elon Musk, a répondu lundi aux remerciements de l'État de Washington pour le soutien de Starlink. « Heureux que SpaceX ait pu nous aider ! Nous donnons la priorité aux intervenants d'urgence et aux endroits où il n'y a pas du tout de connexion Internet », a tweeté Musk.


SpaceX a envoyé à Hall les deux versions bêta et les premiers terminaux utilisateurs commerciaux Starlink. Ce dernier a déclaré que les terminaux utilisateurs sont tous de « grande qualité », les terminaux commerciaux étant « juste un peu plus élégants, un produit plus fini ». La base du terminal était à l'origine un solide poids rond, mais a été remplacée par un trépied, ce qui, selon Hall, a permis une installation plus flexible. Alors que SpaceX a dit à Hall que le terminal « nécessitait une prise de vue claire orientée vers le nord », certains endroits où il les a installés étaient «légèrement obscurcis, mais cela a quand même fonctionné comme un charme, avec de grandes vitesses ».

Un service pas encore facturé

La société de Musk permet à l'État de Washington d'utiliser gratuitement les terminaux Starlink, Hall déclarant qu'il n'y a pas encore eu de « structure tarifaire ». « L'idée est que si nous les voulons à long terme, nous reviendrons à la table des négociations pour en discuter. Moi-même et d'autres personnes de mon agence voulons commencer à en discuter parce que ces terminaux, du moins en ce qui nous concerne, sont là pour rester pour nous. Nous voulons en envoyer le plus possible dans le plus grand nombre d'endroits possible, donc il vaut mieux savoir ce que cela va coûter le plus tôt possible, a-t-il déclaré.

Hall a ajouté qu'il est conscient de l'intérêt que d'autres organisations portent à Starlink, comme le Département des ressources naturelles de Washington et l'Agence fédérale de gestion des urgences du Département de la sécurité intérieure. « Il y a beaucoup d'intérêt. Le seul problème est que nous sommes encore un peu limités sur les endroits où nous pouvons le déployer en dehors du nord-ouest du Pacifique », a déclaré Hall.

SpaceX prévoit de continuer à étendre la zone de couverture de Starlink en lançant d'autres satellites. En juillet, la société a déclaré qu'elle construisait 120 satellites par mois, ainsi que des milliers de petits terminaux que les consommateurs utiliseront pour se connecter au réseau. SpaceX prévoit de commencer un test bêta public de Starlink lorsque le test bêta privé sera terminé, dans le but d'offrir un service commercial Starlink dans le nord des États-Unis et le sud du Canada d'ici la fin de l'année. « SpaceX est très prudent en ce moment dans ce qu'ils nous promettent, mais cela n'a été que des bonnes choses », a déclaré Hall.

Source : CNBC

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