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La flottille de 60 satellites de SpaceX est visible dans le ciel nocturne,
Et cela inquiète les astronomes

Le , par Stan Adkens

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La première vague de satellites pour la constellation Starlink flotte déjà haut dans le ciel. Starlink est le projet d’Elon Musk pour fournir de l’Internet haut débit depuis l’espace partout dans le monde. Les 60 premiers mini-satellites, lancés dans la nuit de jeudi à vendredi, sont visibles à l’œil nu de puis le sol à condition de savoir où et à quel moment observer. La vue de ces points brillants alignés dans le ciel nocturne émerveille plusieurs, cependant, c’est le fait qu'ils soient aussi visibles, et que le PDG de SpaceX ait l'intention d'en envoyer 12 000 en tout dans le cadre de son projet Starlink, qui fait souffler un vent de panique dans la communauté des astronomes depuis quelques jours.

Après quelques problèmes techniques et météorologiques qui ont retardé le lancement de la semaine dernière, SpaceX a finalement procédé à la mise sur orbite de ses 60 premiers satellites de la constellation Sarlink. Ces mini-satellites d’une masse de 227 kilogrammes chacun ont été lancés et mis en orbite terrestre basse à partir de la base aérienne de Cap Canaveral en Floride. Des dizaines de milliers d'autres satellites devraient suivre, puisqu'à terme, la constellation Starlink devrait comporter 12 000 objets spatiaux de la sorte, d’ici à 2027.


Selon Musk et SpaceX, il faudra attendre encore au moins six lancements supplémentaires (environ 400 satellites) pour espérer offrir un service Internet minimum avant l’objectif final qui est de connecter chaque recoin de la Terre à un Internet haut débit et à faible latence.

L’astronome amateur néerlandais Marco Langbroek a pu capturer une vidéo du spectacle inhabituel – des points lumineux Starlink que certains ont déjà surnommés le « train » de l’espace – des satellites déployés à 450 km d’altitude qu’il a postée sur Twitter. La vidéo a été réalisée moins de 24 heures après le déploiement des 60 microsatellites. Le train lumineux devrait atteindre à terme « une altitude opérationnelle de 550 km », selon SpaceX. Cette orbite basse est comparable à celle de la Station spatiale internationale, très loin de celle des satellites en orbite géostationnaire à 36.000 km d’altitude. « Préparez-vous à être émerveillés », a tweeté Langbroek le samedi dernier.


Toutefois, pour les astronomes amateurs et professionnels, l'excitation initiale a rapidement cédé la place à la consternation lorsqu'ils ont commencé à calculer l'impact potentiellement dramatique sur la perception du cosmos par les gens. Alex Parker, un astronaute amateur a tweeté à ce propos : « je sais que les gens s'émerveillent en regardant les images du « train » de satellites Starlink de SpaceX, mais ça me laisse perplexe. Ils sont lumineux et il y en aura beaucoup. Si SpaceX lance ses 12 000 satellites, ils deviendront plus nombreux que le nombre d'étoiles visibles à l'œil nu. »


Il sera impossible de voir simultanément les 12.000 satellites, qui seront à terme dispersés sur des orbites variables allant de 550 à 1 200 km et ne croiseront pas l’horizon au même moment, ce qui devrait permettre de réduire la luminosité des satellites, d’après SpaceX. Toutefois, l’inquiétude des astronautes s’explique par les risques de pollution lumineuse et radio engendrés par le projet Starlink, selon Business Insider.

Les satellites SpaceX polluent le ciel et constituent un problème pour les astronomes professionnels

Les satellites causent une pollution radio importante pour les radiotélescopes basés au sol et le déploiement des 12 000 microsatellites du projet Starlink pourrait signifier qu'il deviendra impossible de « balayer le ciel à la recherche d'objets radioélectriques de faible intensité », a estimé Alan Duffy, astronome à l'université de Swinburne.

Par ailleurs, selon les calculs d’un astronome du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, Jonathan McDowell, on pourrait « en voir jusqu’à 100 à l’œil nu simultanément ». Selon lui, personne ne s’attendait à ce que les satellites soient aussi réfléchissants, car SpaceX avait assuré qu’il allait les orienter pour minimiser le phénomène. Selon McDowell, il faudra plusieurs mois pour être fixé.

Selon Darren Baskill, un autre astronome à l'Université du Sussex, malgré la pollution du ciel par la lumière là où il vit, les mini-satellites sont apparus quand même brillants dans le ciel : « Tout le monde est très surpris de voir à quel point ils sont brillants ». « Je vis à la périphérie de Brighton dans un ciel pollué par la lumière et je pouvais facilement voir cette ligne de satellites traverser le ciel », a-t-il ajouté.

Selon The Guardian, le PDG de SpaceX a répondu aux préoccupations des astronautes en disant que les satellites seraient dans l'obscurité lorsque les étoiles seraient visibles. Cependant, certains ne partagent pas cette affirmation, dont Cees Bassa, astronome à l'Institut néerlandais de radioastronomie, qui a fait quelques calculs préliminaires du nombre de satellites Starlink susceptibles d'être visibles par les observateurs. Bassa avait été émerveillé par le spectacle auparavant.

« Mon but était de montrer aux gens que ces satellites allaient être plus visibles que ce que les gens disaient - parmi eux, Elon Musk », a dit Bassa. En effet, selon ses estimations, une fois les 1 584 premiers satellites lancés, dont les trajectoires ont déjà été rendues publiques, une quinzaine de satellites seront clairement visibles au-dessus de l'horizon pendant trois à quatre heures après le coucher du soleil et avant son lever.

Cela signifie qu'en hiver, il y aurait plusieurs heures de la nuit pendant lesquelles aucun satellite ne serait visible. Mais en été, les satellites seraient visibles toute la nuit.

Selon les calculs de Bassa, une fois les 12 000 satellites lancés (en supposant qu'ils soient placés sur des orbites similaires), 70 à 100 seraient visibles la nuit pendant les mois d'été. « Ces méga constellations vont augmenter considérablement le nombre de satellites visibles à tout moment », a-t-il déclaré.

Un autre scientifique, Néstor Espinoza, astrophysicien à l'Institut d'astronomie Max Planck, à Heidelberg, a déclaré que « C'est une société privée qui souille notre ciel à nous tous. Il est intéressant de constater qu'il n'y a pas de consensus à ce sujet. Personne ne nous l'a demandé ».

Pour McDowell, l’inquiétude des astronautes est davantage justifiée dans la mesure où SpaceX n'est pas la seule société spatiale à vouloir lancer des microsatellites dans les années à venir. En effet, avec une demi-douzaine de projets similaires (dont OneWeb et Amazon), des dizaines de milliers de microsatellites pourraient perturber les observations des radiotélescopes au sol, sans parler du risque d’embouteillage en orbite basse pour de futurs lancements, a dit l’astronaute. « Ces projets assurent que tout ira bien, mais il faut que les autorités régulatrices se penchent sur ces questions », a insisté le scientifique.

Cependant, l’éclat de la lumière envoyée par les mini-satellites au cours des jours qui ont suivies le lancement pourrait probablement s’estomper lorsqu'ils seront sur leur orbite finale, d’après M. Baskill, en ajoutant que cela n’est pas certain.

Le spectacle éblouissant qui a suivi le lancement des satellites Starlink s’est transformé rapidement en inquiétude. Mais Musk, PDG de SpaceX a annoncé ensuite que l’entreprise serait en train de chercher des moyens de réduire la quantité de lumière qui rebondit sur les satellites. « J'ai envoyé une note à l'équipe Starlink la semaine dernière concernant la réduction de l'albédo. Nous aurons une meilleure idée de la valeur de ce phénomène lorsque les satellites auront augmenté leur orbite et que les antennes se dirigeront vers le soleil », a-t-il rassuré.

Au final, c’est bon de donner l’Internet haut débit aux habitants dans tous les recoins du monde, mais espérons qu’un cadre réglementaire soit défini avant que ces satellites artificiels ne créent d’autres problèmes à l’humanité à l’image de ceux engendrés par la technologie de reconnaissance faciale.

Ci-dessous, une vidéo du déploiemennt avec succès le jeudi dernier des 60 satellites Starlink de SpaceX:


Source : Tweet de Langbroek, Tweet de Alex Parker, Tweet de Jonathan McDowell

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Selon vous, quelles conséquences la présence d’une multitude de satellites pourrait avoir sur l’espace ?

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 12/11/2019 à 2:34
SpaceX lance 60 autres satellites Starlink tout en établissant deux records de réutilisation de fusées
l'entreprise a connu 50 lancements consécutifs réussis

Le déploiement des satellites pour la constellation Starlink, le projet d’Elon Musk pour fournir de l’Internet à haut débit depuis l’espace partout dans le monde a débuté en mai dernier. Dans la nuit du 23 au 24 mai 2019, SpaceX a procédé au lancement en orbite terrestre basse de sa première flotte de 60 satellites. Comme l’avait annoncé Elon Musk, les 60 satellites ont été transportés dans l’espace à bord de la fusée Falcon 9 depuis la base aérienne de Cap Canaveral en Floride, aux États-Unis. Lundi dernier, SpaceX a lancé 60 autres satellites toujours depuis la base aérienne de Cap Canaveral. Dorénavant, SpaceX a connu 50 lancements consécutifs réussis. Cette mission de l'entreprise a établi deux nouveaux records pour la réutilisation de ses fusées.

Les 60 satellites représentent la deuxième flotte d’une constellation d’environ douze mille satellites pour le projet Starlink, un projet par lequel Elon Musk entend fournir de l’Internet à haut débit depuis l’espace à toutes les régions du monde. En mai dernier, Musk et SpaceX expliquaient qu'il faudra attendre encore au moins six lancements supplémentaires (environ 400 satellites) pour espérer offrir un service Internet minimum.


« Nous avons déployé 60 satellites Starlink de plus. Cela nous rapproche un peu plus de la possibilité d'offrir le service Internet Starlink aux clients du monde entier, y compris aux personnes vivant dans des régions rurales et difficiles d'accès qui ont du mal à accéder à Internet haute vitesse », a déclaré Lauren Lyons, ingénieur chez SpaceX. Ce deuxième lancement représente également la quatrième mission du propulseur de fusée SpaceX Falcon 9, qui a atterri et a été réutilisé après trois lancements précédents, ce qui en fait la première fois que la société a posé un propulseur à quatre reprises. Le propulseur, la grande partie inférieure de la fusée, a déjà lancé des satellites, puis a atterri avec succès pour des missions en juillet 2018, octobre 2018 et février 2019.

De plus, SpaceX a utilisé le nez de la fusée qu'il a repêché dans l'océan Atlantique après une mission en avril - la première fois qu'une entreprise a remis à neuf et utilisé cette partie d'une fusée. Le patron de Tesla compte sur les revenus qu’il tirera de ce projet pour financer sa vision de Mars. Ces revenus lui permettront de mettre plus de moyens à disposition de SpaceX pour terminer son nouveau modèle de fusée qui est en train d’être développée et baptisée Starship, un nouvel engin spatial permettant de transporter des clients payants vers la Lune et d'essayer éventuellement de coloniser Mars.

Autrement dit, Starship est le nouveau système de lancement entièrement réutilisable que SpaceX met actuellement au point. Starship doit transporter jusqu’à 100 personnes à la fois depuis la terre vers la Lune ou la planète Mars. « Nous voyons cela comme un moyen pour SpaceX de générer des revenus pouvant être utilisés pour développer de plus en plus de roquettes et de vaisseaux spatiaux. Nous pensons pouvoir utiliser les revenus de Starlink pour financer Starship », avait expliqué Elon Musk en mai dernier. Le PDG du constructeur automobile Tesla Inc. semble avoir visé juste, car d’après ce que rapporte Reuters, si le projet Starlink marche comme prévu, ce service Internet mondial représenterait une énorme source de revenus et de financement pour Musk et les siens.


L'entreprise a recueilli plus de 1,3 milliard de dollars cette année pour construire Starship. La société construit plusieurs fusées Starship à la fois, car Elon Musk a fixé un calendrier ambitieux pour commencer à lancer Starship régulièrement et prouver qu'il peut être facilement réutilisé, comme un avion. En octobre dernier, Gywnne Shotwell, le président de SpaceX, a déclaré à une foule d'investisseurs à New York que SpaceX avait l'intention de « lancer 60 satellites toutes les deux semaines pour remplir la constellation » pour Starlink. « Nous avons besoin de 360 à 400 satellites pour avoir une connectivité constante. Une fois que nous aurons atteint 1 200 satellites, nous aurons une couverture du monde entier », a déclaré Shotwell.

Shotwell a déclaré qu'en 2012, le conseil d'administration de la société s'était rendu compte que les marges bénéficiaires des satellites commerciaux qu'elle lançait pour ses clients étaient « beaucoup plus élevées » que celles de l'activité de lancement de SpaceX. Musk estime que Starlink pourrait générer plus de 30 milliards de dollars par an - au moins 10 fois ce que SpaceX pourrait tirer au mieux de ses activités de lancement. Contrairement aux satellites traditionnels, les Starlinks auront une durée de vie limitée d'environ cinq ans, a expliqué Shotwell. SpaceX va maintenir la technologie du réseau Starlink en remplaçant rapidement les satellites qui sont conçus pour brûler intentionnellement dans l'atmosphère terrestre.

"Les satellites seront limités dans leur durée de vie parce que plus vous voulez que les satellites vivent en orbite, plus vous aurez d'argent à y investir ", a dit M. Shotwell. « Nous lancerons continuellement ces satellites pour mettre à jour la technologie, pour régler tout problème avec les satellites, pour en installant d'autres qui fonctionnent mieux à lieu et place ».

Cependant, n’oublions pas la concurrence. Même si chaque lot de 60 satellites de la constellation Starlink d’Elon Musk apportera un térabit de capacité haut débit utilisable, soit une capacité utilisable du réseau Starlink au-dessus de tout satellite de télécommunication géostationnaire actuellement en orbite et devancera de manière significative toute autre constellation en orbite terrestre basse connue comme OneWeb et en cours de développement à l’exemple de celui de Télésat, Reuters assure quand même que SpaceX ferait face à une vive concurrence dans le secteur.

Dans le lot des concurrents potentiels de SpaceX, on pourrait citer Télésat et LeoSat Enterprises du Canada qui envisagent également de déployer une constellation d’environ 300 satellites d’une capacité utilisable d’environ huit térabits d’ici les prochaines années et OneWeb, soutenu par Airbus SE, qui a lancé son propre réseau de satellites en février de cette année. Dans le cas de SpaceX, Elon Musk a déclaré que l’entreprise compte constituer la constellation Starlink avec un peu plus de onze mille satellites (12 000 d’après Reuters).

Source : CNBC

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 09/03/2021 à 18:38
La France Insoumise s'oppose au lancement en France de Starlink, l'internet d'Elon Musk, et demande un moratoire d'un an
durant lequel une consultation nationale sera menée auprès des Français sur le sujet

L'Arcep, autorité de régulation des télécoms, a accordé une licence d'utilisation de fréquences à SpaceX pour l'exploitation de son réseau internet satellitaire Starlink en France dans le cadre de ce projet permettant de proposer une connectivité haut débit grâce à des satellites regroupés au sein d’une constellation nommée Starlink. D’où le nom du service, dont l’objectif affiché est, rappelons-le, de réduire les zones blanches dans le monde (Starlink n'a donc pas pour vocation à servir les villes, mais les zones du territoire les moins denses) :

« L’Arcep publie la décision n° 2021-0116 attribuant une autorisation d’utilisation de fréquences radioélectriques à la société Starlink internet Services Limited pour un réseau ouvert au public lui permettant de fournir un accès à internet fixe par satellite.

« Starlink est un projet d'accès à internet par satellite proposé par le constructeur aérospatial Space X. Cette connectivité sera fournie grâce à des satellites regroupés au sein d’une constellation nommée Starlink.

« Dans le cadre du projet "Starlink", l’Arcep a pour rôle d’étudier, et d’autoriser le cas échéant, l’exploitation des fréquences déjà enregistrées à l’Union internationale des Télécommunications (UIT) au niveau spatial, sur le territoire national.

« L’Arcep est affectataire des fréquences sollicitées par Starlink et en fixe les conditions techniques d’utilisation. Ces conditions techniques visent à permettre la cohabitation entre plusieurs services et utilisateurs différents dans la bande afin de réduire au maximum les risques de brouillage. L’autorisation délivrée par l’Arcep ne dispense pas de la délivrance d’autres autorisations requises pour l’implantation de stations radioélectriques (déclarations auprès de l’Agence nationale des fréquences, autorisations d’urbanisme) ».

Les autorisations d’utilisation de fréquences, accordées précédemment et ce jour par l’Arcep à la société Starlink, sont de deux types :
  • Autorisation d’exploitation de fréquences liées aux stations passerelles (Gateway), essentielles au fonctionnement du réseau (ces fréquences sont utilisées pour permettre au satellite de se connecter au réseau terrestre). Trois stations ont ainsi été autorisées par l’Arcep.
  • Autorisation d’exploitation de fréquences liées aux terminaux utilisateurs (type paraboles), nécessaire pour fournir un service d’accès à internet par satellite aux utilisateurs finaux (ces fréquences sont utilisées pour la transmission du signal du satellite vers le terminal de l’utilisateur).

Comme le rappelle l'Arcep, son rôle est ici « d'étudier et d'autoriser, le cas échéant, l’exploitation des fréquences déjà enregistrées à l’Union internationale des télécommunications (UIT) au niveau spatial » pour le territoire national. En effet, il est de son ressort d'affecter officiellement les fréquences utilisées à Starlink, en fixant les conditions dans lesquelles ces dernières doivent être exploitées.

Le 14 décembre 2020, explique l'Arcep « la société Starlink internet Services Limited [a sollicité] une autorisation d’utilisation de fréquences des bandes 10,95-12,70 GHz (sens espace vers Terre) et 14-14,5 GHz (sens Terre vers espace) afin de fournir des services fixes d’accès à internet haut débit sur l’ensemble du territoire sur lequel l’Arcep est affectataire ». « La société Starlink internet Services Limited est autorisée à utiliser, sur l’ensemble du territoire sur lequel l’Arcep est affectataire, les fréquences radioélectriques des bandes 10,95-12,70 GHz (sens espace vers Terre) et 14-14,5 GHz (sens Terre vers espace) afin de fournir des services d’accès à internet haut débit ».

L'Arcep précise que « l’application des conditions techniques de cette décision permet de prévenir des brouillages qui pourraient être causés par les terminaux utilisateurs, particulièrement parce qu’ils ne font l’objet d’aucune déclaration individuelle et donc d’aucune coordination. Cependant, elle ne garantit pas que ces stations terriennes fixes puissent être protégées ». En d’autres termes, l'Arcep ne garantit pas que les équipements clients français de Starlink ne seront pas victimes d‘interférences dans certaines parties du territoire.

En outre, Starlink devra s'acquitter d'une redevance dont le montant n'est pas précisé à date par l'Arcep.


Des députés réclament un moratoire contre Starlink et son offre internet par satellite

Des députés du groupe La France Insoumise ont déposé un amendement au projet de loi contre le dérèglement climatique pour contrer le déploiement du réseau d'internet satellitaire. Le texte en question est porté par les 17 membres du groupe parlementaire de gauche, dont son leader Jean-Luc Mélenchon. Il vise à mettre en place un moratoire et à mener en parallèle une consultation nationale auprès des Français sur le sujet.

En clair, si l'amendement venait à être adopté, une consultation nationale serait organisée partout en France durant l'année que durerait le moratoire dans l'optique de prendre le pouls de la population française quant à l'offre internet par satellite qu'ambitionne de proposer Starlink, et ses conséquences technologiques. En cas de refus, Starlink devrait alors en principe faire une croix sur le marché français.

Le texte demande l'obtention « d'un moratoire sur le déploiement de Starlink sur le territoire français est décrété. Ce projet ne pourra être relancé qu'à la condition d'un avis favorable de la population française, résultant d'une consultation nationale menée à travers tout le territoire français pendant au moins un an ».

Les élus de La France insoumise pointent plusieurs inconvénients au projet, comme la pollution lumineuse engendrée par les nouveaux satellites, qui évoluent très bas. Cela participe à une « remise en cause du droit à l'obscurité », font valoir les élus.

Un autre argument est celui du risque accru de collision. À force de charger l’orbite basse, la probabilité d’une collision entre deux satellites augmente. D’ailleurs, Starlink a failli être impliqué dans un choc avec un satellite européen, à cause d’un bogue. Et c’est le satellite européen qui a dû manœuvrer.

«  L’utilisation privée et lucrative de l’espace, res nullus dans la tradition républicaine, tout comme les grands choix technologiques ne doivent pas faire l’économie d’un débat large, éclairé et partagé. C’est ce que propose cet amendement avec un moratoire afin de permettre un débat serein et d’éviter l’argument souvent utilisé du fait accompli », commentent les députés.

Mais l'amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Lancé en 2018, le projet Starlink vise à connecter toutes les régions du globe en internet à haut débit à la faveur d'une constellation de petits satellites situés en orbite basse de 550 à 1000 kilomètres d'altitude. Près d'un millier de satellites ont déjà été mis en orbite. Le réseau devrait en compter 42 000 d'ici six ans afin de mailler le ciel et remédier aux besoins de connectivité des régions qui n'ont pas accès au haut débit.

Source : Assemblée nationale

Et vous ?

Que pensez-vous des arguments proposés par cet amendement ?
Que pensez-vous de la décision de l'Assemblée nationale qui l'a déclaré irrecevable ?
Que pensez-vous de Starlink ? Aimeriez-vous l'essayer ?
16  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 28/10/2019 à 8:42
SpaceX veut apporter aux consommateurs du monde entier une connexion Internet haut débit qui n'est pas chère.
Baptisé Starlink, ce projet pourrait modifier à jamais le paysage de l'industrie des télécommunications.

SpaceX a pour mission de transmettre aux consommateurs du monde entier une connexion Internet haut débit qui n'est pas onéreuse. La semaine dernière, la société a dévoilé quelques sites terrestres déjà connectés au réseau, notamment la maison du directeur général Elon Musk et les cockpits de quelques avions à réaction de la Force aérienne américaine. Ils font partie des premiers essais du test de la connexion fournie par les 60 satellites à large bande et des deux dispositifs de démonstration que SpaceX a déjà mis en orbite.

À terme, la société souhaite exploiter des milliers de satellites qui feront le tour de la planète à une altitude d'environ 300 à 700 miles (482 à 1126 kilomètres). Le projet s’appelle Starlink et, s’il aboutit, pourrait modifier à tout jamais le paysage de l’industrie des télécommunications.

Cela pourrait aussi rapporter des dizaines de milliards de dollars à SpaceX chaque année si Starlink pouvait concurrencer les fournisseurs Internet existants et aider à mettre davantage de personnes en ligne. Selon des études, environ la moitié de la population mondiale n'a pas accès à Internet.

Un groupe de 60 satellites a été lancé sur l'une des fusées Falcon 9 de SpaceX en mai. Dans un document déposé le 30 août, SpaceX a demandé à la Federal Communications Commission de « modifier l’espacement orbital de ses satellites ». Avec ce changement, chaque lancement de SpaceX déploierait des satellites dans « trois plans orbitaux différents » au lieu d'un, « accélérant le processus de déploiement de satellites couvrant une zone de service plus large ».

« Cet ajustement accélérera la couverture dans les États du sud et les territoires des États-Unis, potentiellement dans les régions du sud des États-Unis d'ici la fin de la prochaine saison des ouragans et atteindra d'autres territoires des États-Unis avant la prochaine saison des ouragans », a déclaré SpaceX à la FCC. Les saisons des ouragans de l'Atlantique et du Pacifique commencent chacune au printemps et se terminent le 30 novembre de chaque année.

SpaceX prévoit pas moins de 24 lancements Starlink dédiés - chacun avec environ 60 satellites - l’année prochaine. Les dépôts publics montrent que SpaceX veut lancer son service dans le sud des États-Unis l’année prochaine. En attendant, le réseau est en mode test. Musk a annoncé mardi sur Twitter qu'il « envoyait ce tweet par l'espace via le satellite Starlink ».


SpaceX prévoit de commencer à offrir des services haut débit Starlink en 2020

SpaceX est confiant de pouvoir commencer à offrir un service haut débit aux États-Unis via sa constellation Starlink à la mi-2020, a déclaré la présidente et chef de l'exploitation de la société, Gwynne Shotwell, le 22 octobre.

Pour y parvenir, la société devra lancer de six à huit lots de satellites, a déclaré Shotwell aux journalistes lors d'une table ronde des médias. Selon Shotwell, SpaceX doit également achever la conception et l’ingénierie des terminaux utilisateurs, ce qui n’est pas un problème mineur.

La société a fait un peu grincer les dents il y a deux semaines lorsqu'elle a demandé à l'Union internationale des télécommunications d'approuver le spectre de 30 000 satellites Starlink supplémentaires afin de construire la plus grande constellation de haut débit sur orbite terrestre basse du monde. Cela s’ajoute aux 12 000 déjà approuvés par la US Federal Communications Commission.

Shotwell a déclaré que SpaceX n’est pas certain qu’il faudra autant de satellites. Il en faut beaucoup moins pour assurer une couverture mondiale, mais la société souhaite que davantage de vaisseaux spatiaux soient en mesure d’offrir aux clients des options de service personnalisées. « Nous continuerons à améliorer le réseau jusqu’à la mi-fin de l’année prochaine », a déclaré Shotwell. « Nous espérons 24 lancements d'ici la fin de l'année prochaine ».


La présidente et chef de l'exploitation de SpaceX, Gwynne Shotwell

Quand est prévu le prochain lancement ?

Le programme de la Force aérienne, connu sous le nom de Global Lightning, a commencé ses essais avec SpaceX au début de 2018 et utilisait les deux premiers satellites d’essai de Starlink pour desservir des terminaux fixés à un avion de transport militaire C-12 en vol, démontrant une vitesse Internet de 610 mégaoctets par seconde, a déclaré le vice-président de SpaceX, Tim Hughes, a déclaré. Une connexion suffisamment rapide pour télécharger un film en moins d’une minute.

SpaceX a lancé en mai le premier lot de 60 satellites opérationnels en orbite terrestre basse et prévoit d’en lancer 60 autres en novembre depuis une station de l’armée de l’air en Floride.

Shotwell a déclaré que le programme, qui fait partie d'un contrat de 28 millions de dollars accordé par le Pentagone à SpaceX à la fin de 2018, est en cours et prévoit de tester Starlink avec « un certain nombre » de types d'avions militaires supplémentaires. Ce contrat comprend également des tests de communication entre satellites en orbite.

L’armée américaine dépend de plus en plus des satellites pour déterminer ce qu’elle fait au sol, guidant les munitions à l’aide de lasers et de satellites dans l’espace et protégeant ces actifs de la technologie de brouillage de satellites venant de Russie et de Chine. Le général John Raymond, chef du nouveau commandement spatial américain, a déclaré aux journalistes en septembre qu’il s’était rendu à l’usine Starlink de SpaceX à Redmond (Washington), sans toutefois entrer dans les détails du projet du Pentagone.


Le prix reste à déterminer

Alors que SpaceX a annoncé son intention de fournir des vitesses en gigaoctets et une latence de 25 ms, une grande question reste sans réponse : combien cela va-t-il coûter ? SpaceX semble être encore en phase de réflexion sur le sujet.

« Shotwell a déclaré que des millions de personnes aux États-Unis paient 80 dollars par mois pour bénéficier d'un "service de merde" », a rapporté SpaceNews. « Elle n'a pas précisé si Starlink coûterait plus ou moins de 80 dollars par mois, mais elle a suggéré que c'est un segment du public ciblé par la société, ainsi que des zones rurales actuellement dépourvues de connectivité ».

L'article de SpaceNews contient d'autres informations intéressantes. SpaceX souhaite proposer Starlink aux utilisateurs d'Internet à domicile et au gouvernement américain. Vendre directement aux consommateurs réguliers constituera un nouveau défi pour la société, ce qui nécessitera un support technique et un personnel d’ingénierie produit. Shotwell a reconnu que « c'est une affaire très différente pour SpaceX ».

SpaceX est toujours en train de travailler sur la technologie pour les terminaux utilisateur, qui seront installés dans les foyers qui se connectent à Starlink.« Connaissant Elon, il veut que tout soit beau. Ainsi, le terminal utilisateur sera beau », a déclaré Shotwell.

Starlink est en concurrence avec OneWeb, soutenu par Softbank, qui vise à fournir à des millions de personnes vivant dans des zones rurales et isolées un accès à Internet haut débit rayonné depuis l'espace. Il a déjà lancé un lot de six satellites. Raymond a déclaré avoir également visité la nouvelle ligne de production de satellites OneWeb à Cape Canaveral, en Floride.

Sources : Elon Musk, Space News

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Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 09/10/2020 à 19:17
Une tribu amérindienne obtient un accès anticipé à Starlink de SpaceX et dit que c'est rapide
« nous avons été catapultés au XXIe siècle », a déclaré la tribu Hoh

Elon Musk va-t-il réussir le pari d’offrir l’une des connexions Internet les plus rapides au monde depuis l’espace ? Il est trop tôt pour le dire, mais l’entreprise travaille dans ce sens. Musk a reçu cette semaine un témoignage qui devrait motiver lui et ses troupes à consacrer plus d’efforts au projet Starlink. En effet, récemment connectée à la version bêta de Starlink, la tribu Hoh a déclaré sur Twitter que le réseau offrait une connexion Internet “extrêmement” rapide et que “cela leur a permis d’être propulsés vers le XXIe siècle”.

La tribu Hoh est une tribu amérindienne vivant dans l’État de Washington sur la côte pacifique, à environ 37 kilomètres au sud de la ville de Forks. Elle a déclaré mercredi sur Twitter étant encore au siècle précédent, mais qu’elle en a été catapultée après s'être connectée à l’Internet haut débit de SpaceX. « Quelle différence l'Internet à haut débit peut faire ! Nos enfants peuvent maintenant participer à l'apprentissage à distance et les habitants peuvent accéder aux soins de santé », a déclaré la tribu Hoh en parlant de son expérience avec la connexion de SpaceX.

« Nous avons eu l'impression de remonter la rivière à la cuillère pour ce qui est de ce sujet. Mais SpaceX a fait en sorte que cela se produise du jour au lendemain », a-t-elle ajouté. En réponse à leur tweet, Musk a répondu « Vous êtes les bienvenus ! ». Dans un tweet de suivi, la tribu Hoh a déclaré qu’elle ne recevait jusque là que des débits Internet étonnamment lents de 0,3 à 0,7 Mb/s. Toujours à ce sujet, le département du Commerce de l’État de Washington a également publié une vidéo montrant comment Starlink a augmenté les vitesses Internet de la tribu.

« Ces huit dernières années, j'ai eu l'impression que nous avons remonté la rivière à la cuillère, et que nous n'arrivons presque nulle part avec l'accès à Internet dans la réserve », a déclaré Melvinjohn Ashue, vice-président de la tribu Hoh, dans la vidéo. Conscient de tous ces problèmes, le ministère a présenté l'équipe Starlink de SpaceX à la tribu, ce qui a incité la société à fournir rapidement un accès au réseau satellite. « Il semble que SpaceX soit sorti de nulle part et nous ait catapultés dans le 21e siècle », a ajouté Ashue à propos de l'augmentation de la vitesse.


Cela dit, la vidéo a fait quelques réserves. Dedans, la tribu n'a pas mentionné à quelle hauteur Starlink a augmenté leurs vitesses de connexion. Cependant, SpaceX affirme que le réseau satellitaire est actuellement capable de fournir des vitesses de téléchargement de 100 Mb/s avec une latence inférieure à 30 millisecondes, une latence qui est comparable à celle d’une connexion Internet terrestre.

SpaceX prévoit une bêta publique sur une zone plus large

Starlink est l'ambitieux projet de la société SpaceX qui vise à construire un réseau interconnecté d'environ 12 000 petits satellites, pour offrir une connexion Internet à haut débit depuis l'espace vers n'importe quel endroit du monde. En octobre, la société a demandé l'autorisation de l'Union internationale des télécommunications pour exploiter environ 30 000 satellites de plus, ce qui lui permettra d’avoir une constellation de 42 000 petits satellites Starlink. Le réseau mondial, qui va apporter l’Internet aux zones les plus défavorisées, devrait être opérationnel d'ici 2025.

Pour l'instant, Starlink reste inaccessible au public, et seulement quelques privilégiés jouissent d’un accès anticipé. Toutefois, lundi dernier, le PDG de SpaceX, Elon Musk, a déclaré que la société prévoit de lancer bientôt des essais bêta pour les résidents basés dans le nord des États-Unis et peut-être aussi dans le sud du Canada. Pour l’instant, Starlink exploite un peu plus de 700 satellites, placés en orbite basse autour de la planète, en particulier sous les hautes latitudes. Ce nombre n’est plus très loin de celui qui devrait permettre une couverture minimale, soit 800.

En outre, pour atteindre son but, SpaceX fabrique les satellites Starlink 20 fois plus vite que les satellites NEXT d'Iridium. « Pour mettre les choses en perspective, Iridium, qui détenait auparavant le record de la plus grande constellation de satellites commerciaux au monde, fabriquait des satellites au rythme d'environ six satellites par mois au plus fort de la production », a déclaré Chris Quilty, fondateur de Quilty Analytics. CNBC rapporte que les satellites NEXT d'Iridium ont une masse près de trois fois supérieure à celle d'un satellite Starlink, environ 670 kg contre 260 kg pour les satellites Starlink, selon les estimations.

Mais, même en tenant compte du fait que chaque satellite Starlink est plus petit qu'un satellite Iridium, SpaceX construit son vaisseau spatial 20 fois plus vite. Quilty a notamment souligné que les satellites Iridium ont été construits par le conglomérat aérospatial européen Thales Alenia Space. En comparaison avec le concurrent OneWeb, un projet de constellation d'environ 600 satellites de télécommunications circulant également sur une orbite basse pour fournir aux particuliers un accès à Internet à haut débit, il construisait des satellites à un rythme d'environ 30 par mois avant de faire faillite.

Quilty a également souligné le fait que la chaîne de production de OneWeb a été conçue et construite en collaboration avec Airbus, un autre géant européen de l'aérospatiale. Quilty conclut que cela fait de Starlink la seule des trois à posséder des satellites construits uniquement par une entreprise américaine, ainsi que la plus productive. Enfin, l'entreprise est aussi en train de chercher une solution pour résoudre le problème de la pollution lumineuse des satellites en orbite basse. Plusieurs astronomes ont émis leur inquiétude quant à cela.

Source : Message de la tribu Hoh

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

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Avatar de pmithrandir
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/03/2021 à 10:59
Pour ma part, je suis plutôt opposé au principe de starlink.
Je trouve l'idée géniale, très inventive, etc... mais le bénéfice ne vaut pas le cout(avoir des satellites en masse dans le ciel).

Les buts du projets sont louables, avoir internet partout, même peut etre bientot dan les bateaux, dans les avions, etc... a des tarifs abordables.

Mais je pense que la nature mérite un certain respect, surtout quand ces décisions sont irréversibles.

Et oui, je pense que c'es les petits pas qui font les grands refus. Si un pays comme la France refuse, pour des raisons valables, le projet, il est proable qu'a un moment la question se pose en Europe.

Vous imaginez vraiment le projet starlink déployés sans :
la Russie
la Chine,
l’Europe
...

A un moment, on réduit tellement la cible des clients potentiels que le projet n'est plus rentable.

Après, je me fais assez peu d'illusion. Le progrés va nous amener a toute vitesse dans cette direction et on commencera a se poser la question a 35 000 satellites déployés... et le mal sera fait.
Ensuite d'autres puissances feront des réseaux concurrents, et cette idée aura mis en l'air 200 000 satellites avant 10 ans. Donc la moitié seront inutilisés car leur maison mère fera faillite.
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 16/09/2019 à 13:30
SpaceX annonce qu'il déploiera le haut débit par satellite à travers les États-Unis plus rapidement que prévu,
et demande le feu vert des autorités

SpaceX a annoncé son intention de modifier sa stratégie de lancement de satellites de manière à accélérer le déploiement de son service haut débit Starlink et s'est fixé pour objectif de fournir un haut débit dans le sud des États-Unis à la fin de l'année prochaine.

Dans un document déposé le 30 août, SpaceX a demandé à la Federal Communications Commission de « modifier l’espacement orbital de ses satellites ». Avec ce changement, chaque lancement de SpaceX déploierait des satellites dans « trois plans orbitaux différents » au lieu d'un, « accélérant le processus de déploiement de satellites couvrant une zone de service plus large ».

Un plan orbital

« Cet ajustement accélérera la couverture dans les États du sud et les territoires des États-Unis, potentiellement dans les régions du sud des États-Unis d'ici la fin de la prochaine saison des ouragans et atteindra d'autres territoires des États-Unis avant la prochaine saison des ouragans », a déclaré SpaceX à la FCC. Les saisons des ouragans de l'Atlantique et du Pacifique commencent chacune au printemps et se terminent le 30 novembre de chaque année.

SpaceX a déjà annoncé son intention de « fournir une couverture continue sur les États du nord du pays après seulement six lancements supplémentaires », mais a indiqué qu'une modification de licence était nécessaire pour accélérer le déploiement dans le sud des États-Unis. Le dossier de SpaceX souligne l’importance d’obtenir rapidement le service dans certaines parties des États-Unis où la couverture haut débit est limitée.

« Grâce à cet ajustement simple, SpaceX peut élargir sa couverture géographique dès les premières étapes du déploiement de la constellation et permettre au service initial de desservir les clients plus tôt dans les latitudes moyennes et à l'extrême sud des États et, surtout, aux Américains souvent mal desservis à Hawaii, à Porto Rico. et les îles Vierges américaines », a déclaré la société à la FCC.

SpaceX a été quelque peu vague sur les dates de lancement de son service haut débit. En octobre 2017, SpaceX a annoncé devant un comité du Congrès qu'il lancerait au moins 800 satellites avant d'offrir un service commercial, affirmant que ce service commercial serait probablement disponible en 2020 ou 2021, comme le rapportait SpaceNews à l'époque. L'année dernière, Reuters a annoncé que l'objectif de SpaceX d'un lancement en 2020 était « à peu près conforme ». Le PDG de SpaceX, Elon Musk, avait licencié certains des cadres supérieurs de Starlink afin de respecter son calendrier.

Moins de satellites lancés

Dans sa nouvelle demande à la FCC, SpaceX a déclaré que le réglage de l'espacement orbital signifiait qu'il faudrait « moins de lancements de satellites - peut-être même la moitié en moins - pour pouvoir desservir l'ensemble des États-Unis contigus (ainsi que Hawaii, Porto Rico, Virgin Samoa américaines et les îles Mariannes du Nord) ». Dans le reste du monde, « la modification permettrait une couverture plus rapide de toutes les longitudes et se développerait vers l'équateur, ainsi qu'une capacité accrue dans les zones à plus forte densité de population », a déclaré SpaceX.

Afin de couvrir une région donnée, SpaceX a déclaré qu'il devait « déployer un nombre suffisant de nœuds pour assurer une couverture continue » et « disposer d'assez d'antennes dans les bonnes configurations physiques pour transmettre les signaux ».

Si la modification est approuvée, les satellites SpaceX voyageront dans 72 plans orbitaux au lieu des 24 précédemment approuvés, et il y aurait 22 satellites dans chaque plan au lieu des 66 déjà approuvés. L'altitude et l'inclinaison resteraient inchangées à 550 km et 53°, respectivement.


SpaceX a lancé 60 satellites en mai de cette année pour tester le système avant de se préparer à un déploiement plus large. SpaceX a déclaré que son « processus itératif » avait conduit à sa nouvelle proposition. « SpaceX a démontré l'efficacité de son processus de déploiement révolutionnaire et a confirmé sa capacité à équiper trois plans orbitaux en un seul lancement », a déclaré la société dans un nouveau dossier. « En réorganisant ensuite ses satellites à l'altitude déjà autorisée, SpaceX peut assurer une couverture et une capacité plus homogènes et plus rapides sur une plus grande partie du territoire américain ».

SpaceX a également annoncé son intention de « procéder à plusieurs autres lancements de Starlink avant la fin de 2019 » et a demandé à la FCC de se prononcer rapidement sur sa demande.

Une collision évitée

Au début du mois, l'Agence spatiale européenne (ESA) a pris des mesures pour éviter une collision avec un satellite à large bande SpaceX après qu'un bogue dans le système de pagination sur appel de SpaceX ait empêché la société d'obtenir une mise à jour cruciale.

« Pour la première fois de son histoire, l'ESA a réalisé une "manœuvre d'évitement de collision" afin d'empêcher l'un de ses satellites d'entrer en collision avec une "méga constellation" », a annoncé l'ESA sur Twitter. Elle faisait référence au système large bande Starlink de SpaceX, qui en était aux premières étapes de son déploiement. Des mesures ont dû être prises car le satellite Aeolus de l'ESA et un satellite Starlink suivaient une trajectoire comportant plus d'une chance de collision sur 1 000.


Un article paru dans Forbes était intitulé « SpaceX a refusé de déplacer un satellite Starlink malgré la menace de collision avec un satellite européen » et incluait des citations de Holger Krag, responsable du Bureau des débris spatiaux de l'ESA :

« Sur la base de ce [risque de collision], nous avons informé SpaceX, qui a répondu en disant qu'ils n'envisageaient pas d'agir », a déclaré Krag, qui a informé SpaceX par courrier électronique. « Il était au moins clair de savoir qui devait réagir. Nous avons donc décidé de réagir car le risque de collision était proche de 1 sur 1000, ce qui était dix fois plus élevé que notre seuil ».

SpaceX a expliqué dans un communiqué qu'il n'avait pas pris de mesures à cause des premières estimations selon lesquelles le risque de collision était beaucoup plus faible que ce qu'il s'est avéré. SpaceX a déclaré qu'il se serait coordonné avec l'ESA pour éviter une collision une fois les estimations empirées, si seulement le bogue du système de pagination n'avait pas empêché SpaceX d'obtenir une mise à jour de la probabilité de collision. SpaceX a déclaré qu'il essayait de corriger le bogue afin d'éviter de tels incidents à l'avenir.

Dans un billet publié sur le site de l'ESA. Krag a précisé qu'il ne blâmait pas SpaceX, mais il a déclaré que l'incident mettait en évidence le besoin de systèmes plus performants pour prévenir les collisions :

« Personne n'était en faute ici, mais cet exemple montre le besoin urgent d'une gestion appropriée du trafic spatial, avec des protocoles de communication clairs et une automatisation accrue », a déclaré Krag dans le billet sur le site de l'ESA. « C’est ainsi que le contrôle du trafic aérien fonctionne depuis plusieurs décennies et les opérateurs spatiaux doivent à présent se rassembler pour définir la coordination automatisée des manœuvres ».

Sources : ESA (twitter), ESA (billet), demande de SpaceX

Voir aussi :

« On peut voir l'humanité comme une sorte de chargeur d'amorçage biologique pour l'intelligence artificielle », d'après Elon Musk
Voitures autonomes : « Tous ceux qui comptent sur le lidar sont condamnés », selon Elon Musk, PDG et co-fondateur de Tesla
Microsoft investit 1 Md$ dans OpenAI, la société fondée par Elon Musk, qui tente de développer une IA semblable à l'intelligence humaine
Neuralink d'Elon Musk annonce que l'interface cerveau - ordinateur est prête pour des tests sur les humains et entend procéder aux premiers en 2020
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 12/10/2020 à 6:16
Bien évidemment que SpaceX n'a pas lancé des centaines de sattelites pour le bien être d'une petite tribu indienne. Bien evidement que c'est de la communication. Il n'empêche que cette tribu représente plutôt bien l'intérêt de Starlink : avoir accès a un intérêt de qualité dans les endroits où c'est difficile.

Ce qui est marrant c'est que vous associez ça au pouvoir alors que Starlink est et restera bien moins important que les opérateurs traditionnels qui desservent déjà et continueront a desservir la grande majorité de la population. Ils ne sont pas plus philanthropes que Elon Musk
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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 10/06/2021 à 9:16
Starlink de SpaceX est en pourparlers avec "plusieurs" compagnies aériennes pour le Wi-Fi à bord
l'entreprise est en concurrence avec OneWeb, Viasat et Kuiper (Amazon)

Elon Musk, PDG de SpaceX, avait laissé entendre en mars que ses collaborateurs et lui travaillaient à apporter son service Internet par satellite Starlink sur les navires, les camions, les véhicules de loisirs et les avions. Sur ce dernier point, la société a déclaré cette semaine qu'elle est en pourparlers avec plusieurs compagnies aériennes afin de connecter leurs avions à Starlink. Offrir un accès Wi-Fi plus rapide dans les avions commerciaux serait la première étape de l'entreprise dans l'extension de son réseau à un large éventail de domaines. Starlink d'Elon Musk rivalise avec OneWeb, Viasat et Amazon sur ce point.

SpaceX serait proche de connecter les avions à Starlink

Starlink a été créé dans l'intention de produire de petits satellites peu coûteux, mais très performants. L'idée est de créer une infrastructure Internet et un réseau mondial à large bande en orbite basse. Parmi les avantages annoncés, le système devrait permettre d'atteindre des pings beaucoup plus faibles que les satellites géostationnaires. Après que les premiers tests du réseau ont démarré l'année dernière, SpaceX a annoncé qu'elle souhaite diffuser son service Internet par satellite sur les navires, les avions, les camions et les camping-cars, mais pas sur les Teslas, car les antennes nécessaires sont trop grandes.



En effet, l'année dernière, SpaceX a déposé des plans pour tester Starlink sur cinq jets Gulfstream. En mars, il a demandé à la FCC l'autorisation d'utiliser Starlink avec des "stations terrestres en mouvement", c'est-à-dire tout véhicule susceptible de recevoir un signal. Musk a clarifié la situation sur Twitter à l'époque : « Nous ne connectons pas les voitures Tesla à Starlink, car notre terminal est beaucoup trop grand ». Vendredi dernier, SpaceX a demandé l'approbation de tests à travers cinq États américains un récepteur mis à jour avec une antenne de forme carrée, un design de base communément associé aux antennes d'avion.

Mercredi, SpaceX a annoncé qu'il a entamé des discussions avec des compagnies aériennes pour leur offrir le service. « Nous sommes en pourparlers avec plusieurs compagnies aériennes », a déclaré mercredi Jonathan Hofeller, vice-président de SpaceX chargé de Starlink et des ventes commerciales, à l'occasion d'une table ronde organisée dans le cadre du Connected Aviation Intelligence Summit. « Nous avons notre propre produit d'aviation en développement. Nous avons déjà fait quelques démonstrations à ce jour, et nous cherchons à finaliser ce produit pour l'installer sur les avions dans un avenir très proche », a expliqué Hofeller.

L'extension du réseau Starlink des foyers ruraux aux compagnies aériennes est une démarche attendue de SpaceX, qui s'efforce d'ouvrir commercialement le réseau à large bande dans le courant de l'année. Depuis 2018, SpaceX a lancé près de 1 800 satellites Starlink sur les 4 40  dont il a besoin pour assurer une couverture mondiale de l'Internet haut débit. Cela est dans un premier temps principalement pour les foyers ruraux où les connexions en fibre optique ne sont pas disponibles. La société est au milieu d'une phase bêta de Starlink qui promet des vitesses de téléchargement allant jusqu'à 100 Mb/s en aval et 20 Mb/s en amont.

SpaceX a déjà des dizaines de milliers d'utilisateurs dans le monde. La plupart d'entre eux paient 99 dollars par mois pour l'Internet dans le cadre de cette phase bêta, en utilisant un ensemble de 499 dollars comprenant une antenne Starlink à alignement automatique et un routeur Wi-Fi. Hofeller a déclaré mercredi que la conception des antennes Starlink pour les compagnies aériennes sera très similaire à la technologie utilisée dans ses terminaux grand public, mais avec des améliorations évidentes pour la connectivité aérienne. « Comme ces antennes grand public, le matériel d'aviation sera conçu et construit par SpaceX », a-t-il précisé.

Les antennes aéroportées pourraient être reliées à des stations terrestres pour communiquer avec les satellites Starlink. En effet, pour que Starlink puisse fournir une connectivité aux avions qui survolent des régions éloignées de l'océan, loin des stations terrestres, il faudra des liaisons intersatellites – une capacité dans laquelle les satellites communiquent entre eux par des liaisons laser sans faire rebondir les signaux sur les stations terrestres. « La prochaine génération de notre constellation, qui est en cours de réalisation, disposera de cette connectivité intersatellite », a déclaré Hofeller à l'assemblée.

Alors, quand est-il de la concurrence dans le domaine ?

La concurrence est féroce entre le réseau Starlink de Musk et le secteur en pleine expansion des fournisseurs d'accès Internet par satellite en orbite basse. Parmi les nouveaux concurrents figurent les mégaconstellations Kuiper d'Amazon de Jeff Bezos, qui n'a encore lancé aucun de ses 3 000 satellites prévus, et OneWeb du Royaume-Uni, qui a lancé 182 satellites sur les 640 prévus. Tous ces satellites seront en orbite terrestre basse, un domaine situé en dessous des orbites géostationnaires plus éloignées des grands satellites Internet qui fournissent actuellement des services Internet aux avions commerciaux.



Les concurrents américains établis pour l'Internet en vol sont Intelsat et Viasat, qui exploitent des réseaux de satellites en orbite géostationnaire. Viasat a récemment annoncé son intention d'utiliser son réseau de satellites de nouvelle génération sur la flotte principale de Delta. La société californienne prévoit de mettre en place son propre réseau de 300 satellites en orbite basse ainsi qu'un nouveau trio géostationnaire dont le lancement commencera au début de l'année prochaine. Viasat est déjà un concurrent acharné de SpaceX. Il a d'ailleurs interpellé la FCC récemment concernant les lancements de SpaceX.

La société a allégué que le projet de SpaceX constitue une grande menace pour l'environnement et que l'on devrait l'analyser de plus près. Elle exige en effet que le projet soit suspendu jusqu'à ce que la question soit examinée plus avant. Viasat a ensuite menacé de poursuivre la FCC et le gouvernement fédéral en justice si elle n'obtenait pas gain de cause. Si Viasat parle de l'impact environnemental de Starlink, des critiques estiment qu'il pourrait bien s'agir d'une ruse pour paralyser le projet de Musk et maintenir sa part de marché. De son côté, SpaceX semble persuadé qu'il peut survivre à la concurrence plus établie.

« Dans l'ensemble, les passagers et les clients veulent une grande expérience que les systèmes [géostationnaires] ne peuvent tout simplement pas offrir », a déclaré Hofeller lors du panel. « Il appartiendra donc à chaque compagnie aérienne de savoir si elle veut y répondre ou si elle est d'accord pour avoir un système qui n'est pas aussi réactif à la demande de ses clients ». OneWeb, qui a été tiré de la faillite en 2020 par le gouvernement britannique et le géant indien des télécommunications Bharti Global, vise également les services Internet en vol avec sa constellation et a été beaucoup plus public avec ses plans que SpaceX.

Interrogé par le modérateur du panel sur la date à laquelle les clients peuvent s'attendre à utiliser l'Internet en vol avec l'un des réseaux de satellites concurrents qui se développent actuellement en orbite basse, Ben Griffin, vice-président des services de mobilité de OneWeb, a déclaré : « c'est au milieu de l'année prochaine ; peut-être plus tôt. Les compagnies aériennes veulent d'abord voir du matériel et des services développés qui fonctionnent ». « Nous discutons avec les compagnies aériennes depuis un certain temps, ce n'est donc pas un manque d'intérêt », a déclaré Ben Griffin mercredi.

Hofeller de SpaceX s'est montré méfiant lorsque la question lui a été posée. « Ce que Ben a dit est correct. Les gens veulent voir le matériel, ils veulent voir la constellation, et donc nous poussons cela aussi vite que nous le pouvons. Quand l'annonce sera-t-elle faite ? À déterminer. Je ne sais pas. Espérons que ce soit le plus tôt possible », a-t-il déclaré.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi

Viasat, un concurrent US de Starlink, aurait demandé à la FCC d'interrompre les lancements de Starlink de SpaceX, jusqu'à ce que la question de l'impact du projet sur l'environnement soit élucidée

La FCC autorise SpaceX à réduire l'altitude des satellites pour améliorer la vitesse et la latence de Starlink, elle a rejeté l'opposition de Viasat, Hughes, OneWeb et Kuiper

SpaceX commence à accepter des précommandes de 99 $ pour son service Internet Starlink, tandis que des FAI trouvent que l'offre sera trop lente pour satisfaire aux exigences du financement de la FCC

SpaceX reçoit l'autorisation de commencer à fournir l'Internet Starlink en France, alors qu'Elon Musk affirme que les débits Internet de Starlink vont doubler cette année pour atteindre 300 Mbps
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Avatar de Jipété
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 12/11/2019 à 8:38
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
[...] Contrairement aux satellites traditionnels, les Starlinks auront une durée de vie limitée d'environ cinq ans, a expliqué Shotwell. SpaceX va maintenir la technologie du réseau Starlink en remplaçant rapidement les satellites qui sont conçus pour brûler intentionnellement dans l'atmosphère terrestre.
Ah, ça c'est de l'écologie bien maîtrisée et du développement durable de haut vol, bravo les gars !
Et pas un seul Vert pour monter au créneau et gueuler contre ?

Et tout ça pour quoi ? Pour échanger des vidéos de chats ?
Lamentable…
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Avatar de eldran64
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/02/2020 à 8:44
C'est le pot de terre contre le pot de fleur.
Je ne suis pas partisan de l'internet via les satellites.

Si on oublie le coût monstrueux d'autant de lancement, c'est surtout la pollution environnementale générée pour le lancement de tout ces satellites qui me préoccupe le plus.
Pour la partie pollution lumineuse, elle aura probablement des impacts sur les animaux diurnes (il faudrait faire des études là dessus).

Bref l'environnement d'un côté et le fric de l'autre pour moi la messe est dite.
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