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Les États-Unis accordent à Huawei 90 jours supplémentaires pour acheter auprès de fournisseurs américains,
Afin de permettre aux consommateurs américains d'être prêts à s'éloigner du matériel Huawei

Le , par Stan Adkens

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Reuters avait appris des sources la semaine dernière que le gouvernement américain allait renouveler la licence spéciale de Huawei pour que la firme chinoise continue de faire des affaires avec les entreprises américaines après la fin de la première période d’exemption d’interdiction qui expire ce lundi. Eh bien ! 90 autres jours sont accordés, même si le président Donald Trump a suggéré dimanche qu'une telle prolongation ne serait pas accordée, a rapporté Reuters dans un rapport publié ce lundi.

En effet, une interdiction faite, en mai dernier, par Washington au géant chinois des télécommunications d'exporter ses produits et d'acheter des marchandises américaines, empêchant ainsi les entreprises américaines (et les entreprises utilisant des technologies d'origine américaine) de faire des affaires avec Huawei, a été perçue comme une escalade majeure dans la guerre commerciale entre les deux principales économies du monde.


Mais le Département américain du Commerce a ensuite accordé que Huawei continue d'acheter des produits de fabrication américaine, peu de temps après l'inscription sur la liste noire de l'entreprise. Cette décision avait pour but de réduire au minimum les perturbations pour ses clients, dont beaucoup exploitent des réseaux dans les régions rurales d'Amérique. L’exemption de 90 jours, qui expire ce lundi 19 août, a permis au plus grand fabricant d’équipement de télécommunication au monde de soutenir des clients existants dans le secteur des téléphones intelligents et de l'infrastructure cellulaire.

« La licence générale temporaire donne aux exploitants le temps de prendre d'autres dispositions et au ministère l'espace nécessaire pour déterminer les mesures à long terme appropriées pour les Américains et les fournisseurs de télécommunications étrangers qui dépendent actuellement du matériel Huawei pour leurs services essentiels. Bref, cette licence permettra aux utilisateurs de téléphones mobiles et aux réseaux à large bande ruraux de Huawei de poursuivre leurs activités ». C’est ainsi que le ministère du Commerce a décrit l'exemption en mai dernier.

Les États-Unis accordent à Huawei 90 jours supplémentaires de « licence générale temporaire » pour acheter auprès de fournisseurs américains, selon Reuters. La décision qui était attendue pour le week-end, après un entretien téléphonique attendu entre le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping, a été annoncée lundi par le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross. M. Ross a indiqué que la dernière extension visait également à éviter les perturbations dans les activités de ces mêmes clients de Huawei.

Le Ministère du Commerce a déclaré dans un communiqué que cette prolongation de 90 jours « a pour but d'accorder aux consommateurs de toute l'Amérique le temps nécessaire pour s'éloigner de l'équipement Huawei, compte tenu de la menace persistante pour la sécurité nationale et la politique étrangère ». « Alors que nous continuons d'inciter les consommateurs à abandonner les produits de Huawei, nous reconnaissons qu'il faut plus de temps pour éviter toute perturbation », a ajouté M. Ross.


Il faut noter aussi que cette prolongation s’accompagne de l’extension de la liste des sociétés affiliées à Huawei (46 sociétés de plus) ajoutées la « liste des entités » du ministère américain du Commerce, portant le nombre total à plus de 100 entités Huawei couvertes par ces restrictions.

Dans une déclaration à propos de la prolongation temporaire, Huawei a déclaré que la décision du gouvernement américain « ne change pas le fait que Huawei a été traité injustement. La décision d'aujourd'hui n'aura pas d'impact substantiel sur les affaires de Huawei ». Huawei s'est aussi opposé à la décision d'ajout de 46 autres affiliés à la liste des entités. « Il est clair que cette décision, prise à ce moment précis, est motivée par des considérations politiques et n'a rien à voir avec la sécurité nationale », a déclaré la société.

Le président Trump aussi ne serait pas pour la décision de prolongation. Il avait indiqué au cours du week-end qu'il n'y aurait pas de prolongation, disant que ce qui se passerait serait le « contraire » de ce qui a été rapporté le vendredi. « En fait, nous sommes ouverts à ne pas faire affaire avec eux », a déclaré M. Trump dimanche.

Le blocage de Huawei exacerbé par la guerre commerciale entre Washington et Pékin

Huawei est pris dans la plus grande guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Bien que les deux pays se soient mutuellement taxés, les responsables américains de la sécurité ont mis en garde sur la possibilité que la compagnie de télécommunications maintienne des liens avec le gouvernement chinois et que cela puisse représenter une menace pour la sécurité des États-Unis. Après la signature d’un décret en mai par le président Trump, écartant Huawei du milieu des affaires aux Etats-Unis et dans ces pays alliés, plusieurs entreprises, comme Google, Microsoft, ARM et Infineon ont commencé à suspendre toute activité avec l’entreprise.

Les Etats-Unis accusent Huawei de collaborer avec le gouvernement communiste chinois. Ils affirment que les téléphones intelligents et l'équipement réseau de Huawei pourraient être utilisés par la Chine pour espionner les Américains. Mais l’entreprise a toujours nié ces allégations. Dans un rapport publié cette semaine par le Wall Street Journal, le quotidien américain a affirmé que la société aidait aussi les gouvernements africains à espionner leurs citoyens, ce que Huawei a également nié.

Les négociations commerciales entre Washington et Pékin étaient interrompues en mai, mais une rencontre en marge du sommet du G20 en fin juin a relancé les échanges. Le Washington Post a rapporté, après la rencontre, qu’en échange d'une flexibilité sur Huawei, Trump a déclaré que la Chine avait accepté de gros achats de produits agricoles américains « presque immédiatement ». Mais il n'a révélé aucune précision et les responsables chinois n'ont pas confirmé l'offre. « Nous avons discuté de beaucoup de choses et nous sommes de retour sur la bonne voie », a déclaré Trump. « Nous allons voir ce qui se passe ».

En apportant des clarifications sur la déclaration de Trump, Larry Kudlow, président du Conseil économique national, a déclaré à Fox News que le département du Commerce « accordera quelques licences supplémentaires là où il y a une disponibilité générale » des pièces nécessaires, et que « les préoccupations en matière de sécurité nationale resteront primordiales ».

La prolongation vue comme un dernier préavis à l'ensemble des consommateurs américains

La prolongation, jusqu'au 18 novembre, renouvelle un accord qui maintient la capacité de la société chinoise à maintenir les réseaux de télécommunications existants et à fournir des mises à jour logicielles aux combinés Huawei. Par ailleurs, le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, a déclaré aux journalistes à la fin du mois dernier qu'il avait reçu plus de 50 demandes et qu'il s'attendait à en recevoir davantage, a rapporté Reuters. Selon Reuters, l'industrie des semi-conducteurs a fait pression pour vendre des articles non sensibles que Huawei pourrait facilement acheter à l'étranger, faisant valoir qu'une interdiction générale nuit aux entreprises américaines.

Pourvu que la prolongation permette aux derniers consommateurs américains de juguler leur dépendance du géant chinois. Selon le rapport de Reuters, sur les 70 milliards de dollars dépensés par Huawei pour l'achat de composants en 2018, quelque 11 milliards de dollars sont allés à des entreprises américaines comme Qualcomm, Intel et Micron Technology.

Reuters rapporte également que Doug Jacobson, avocat spécialisé en droit commercial à Washington, a déclaré qu'il n'est pas surprenant que la prolongation ait été accordée : « Il faut du temps aux fournisseurs de télécommunications pour trouver d'autres fournisseurs d'équipement ».

Lorsque M. Ross a été interrogé sur ce qui se passera en novembre, à la fin de cette dernière période de sursis, pour les clients américains de Huawei, il a répondu : « Tout le monde en a été averti, il y a eu beaucoup de discussions avec le président ».

Source : Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous de cette prolongation de la licence spéciale de Huawei ?
Est-ce pour que Huawei continue d’assurer le service minimum aux clients existants ou pour permettre aux entreprises américaines de vendre à l’entreprise chinoise ?
Pensez-vous que la prolongation permettra aux entreprises américaines d’être en mesure de ne plus faire des affaires avec le chinois Huawei ?
La 5G tiendrait-elle ses promesses si un acteur majeur, Huawei, venait à être écarté définitivement de son processus de déploiement ?

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Avatar de Christian Olivier
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Le 22/11/2019 à 7:58
L’administration Trump octroie à certaines entreprises US, y compris Microsoft, des licences
Pour continuer de faire affaire avec Huawei, mais des sénateurs US fustigent déjà cette mesure

Il y a quelques jours, l’administration Trump a publié un nouvel arrêté qui prolonge de 90 jours (désormais jusqu’en février 2020) « la période de grâce » durant laquelle elle autorise les entreprises américaines à faire des affaires avec l’entreprise chinoise Huawei Technologies. Il a également été rapporté que le département américain du Commerce examinait en parallèle la possibilité d’octroyer des licences individuelles aux entreprises locales qui souhaitent continuer à faire des affaires avec des entités « à risque » comme Huawei qui figurent sur la liste noire du gouvernement US pour des raisons de sécurité nationale. Des sociétés comme Google, Intel ou Microsoft sont particulièrement intéressées par la seconde option qui leur procurerait, à eux ainsi qu’à leurs partenaires (Huawei en l’occurrence) une certaine stabilité et de meilleures garanties pour la poursuite de leurs transactions commerciales.

Ce mercredi, le département US du Commerce a confirmé qu’il a commencé à délivrer des licences à certaines entreprises américaines qui souhaitent continuer à faire des affaires avec Huawei qui, il faut le souligner, reste le premier fabricant mondial d’équipements de télécommunications, le deuxième fabricant mondial de smartphones et un fournisseur important dans le marché des PC et tablettes 2-en-1. Le département US du Commerce a déclaré que 50 % environ des 300 demandes de permis ont été traitées et que la moitié de celles-ci, soit un quart du total, ont été approuvés. Une source proche du dossier a précisé à Reuters que certaines licences pour la vente de composants de smartphones et de composants non électroniques ont été approuvées.


« Le Département délivre ces licences restreintes pour autoriser des activités limitées et spécifiques qui ne présentent pas un risque important pour la sécurité nationale ou les intérêts de la politique étrangère des États-Unis », pouvait-on lire dans un communiqué du ministère.

Par la voix d’un porte-parole, Microsoft, l’un des bénéficiaires de cette mesure d’assouplissement, s’est félicité de cette évolution : « Le 20 novembre, le département US du Commerce a accédé à la demande de Microsoft pour l’obtention d’une licence d’exportation de logiciels grand public à la faveur d’Huawei. Nous apprécions l’action du Ministère en réponse à notre demande ».

La Semiconductor Industry Association, un groupe américain de lobbying, s’est félicitée de l’annonce du département US du Commerce, affirmant que les ventes de produits non sensibles contribuent à assurer la compétitivité des États-Unis, ce qui est essentiel à la sécurité nationale. « Nous espérons que les approbations de licence continueront à se dérouler de manière appropriée et opportune », a ajouté l’association.

Ce nouveau geste de bonne volonté intervient alors que l’administration Trump s’attèle à finaliser la signature de la première étape d’un accord commercial avec la Chine afin de mettre fin au bras de fer commercial qui oppose les deux régimes depuis de longs mois. Huawei pourrait très bien se passer de matériels en provenance des États-Unis pour concevoir ses appareils, mais le faire sans logiciel US serait plus difficile. Le géant technologique chinois attendait avec impatience l’octroi de licences qui lui permettraient de continuer à exploiter les services et solutions logicielles « quasi incontournables à l’heure actuelle », comme Windows ou Azure chez Microsoft ou Android et ses services associés du côté de Google pour son essor sur le marché international.

Toutefois, côté américain, cette mesure d’assouplissement ne plait pas à tout le monde. Un groupe de sénateurs républicains et démocrates a récemment exhorté l’administration Trump à arrêter la délivrance de ces licences, avertissant que même des affaires limitées avec Huawei pourraient poser un risque pour la sécurité nationale. Dans une lettre au président Trump, un groupe de 15 sénateurs a fustigé cette mesure.

« Compte tenu des risques de sécurité posés par les activités de Huawei aux États-Unis, nous vous demandons de prendre des mesures immédiates pour suspendre l’approbation de ces licences et de veiller à ce que le Congrès soit correctement informé du processus d’approbation des licences et de ses implications pour la sécurité nationale à l’avenir », ont écrit les sénateurs Charles Schumer et Tom Cotton dans la lettre et demandé à Trump de s’assurer que l’administration informe les principaux législateurs et comités du Congrès de toute licence dont bénéficierait Huawei aux USA.

Par ailleurs, le sénateur Marco Rubio a fait une déclaration dans laquelle il avance que la société Huawei « représente une menace claire et croissante pour la sécurité économique et nationale des États-Unis et de leurs alliés », précisant : « Je crois fermement qu’il est contraire à l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis d’accorder des licences pour les exportations américaines qui soutiennent ou renforcent Huawei ».

Sources : Reuters, Lettre des sénateurs US (PDF)

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/09/2019 à 14:06
Huawei lance ses smartphones Mate 30 et Mate 30 Pro sans les applications Google
mais pilotés par EMUI 10 basé sur Android 10

Huawei a officiellement lancé hier ses nouveaux smartphones de la série Mate 30. Le constructeur chinois a lancé ses derniers smartphones sans la plupart des applications habituellement préinstallées sur les téléphones Android à cause de sa présence sur la liste noire des États-Unis. Les Mate 30 et Mate 30 Pro sont des téléphones sans Google Apps, c’est-à-dire sans aucune application Google, mais qui sont pilotés par EMUI 10 qui est basé sur Android 10. Toutefois, Huawei a précisé que les utilisateurs pourront installer par eux-mêmes les applications Google s’ils le désirent.

Le lancement des Mate 30 et Mate 30 Pro hier constitue le premier grand lancement de la société chinoise depuis qu’elle a été mise sur liste noire par les États-Unis, lui interdisant de faire affaire avec les entreprises américaines et de commercialiser ses produits dans le pays. Huawei est donc interdit d’utiliser la version d’Android fournit par Google et les services qu’il fournit par défaut. Par conséquent, les nouveaux téléphones de Huawei ont été lancés sans la plupart des applications généralement préinstallées sur les smartphones Android.

Le Mate 30 et le Mate 30 Pro de Huawei n’utiliseront pas les services et les applications Google (Services Google Play), mais une alternative que la société a nommée « Huawei Mobile Services (HMS) ». En effet, ce service n’est pas totalement nouveau, car il s’agit de son écosystème d’applications qu’il utilise en Chine, Google Play n'étant pas disponible sur son territoire. Désormais, cet écosystème devra s'établir en Europe et ailleurs dans le monde. Toutefois, les utilisateurs non chinois de Huawei pourraient se montrer réticents face à ce changement brusque.


Les nouveaux téléphones de la série Mate 30 ne disposent pas de YouTube, de Google Maps et de Gmail, entre autres. Ils ne disposent pas non plus du Play Store de Google, qui est la méthode habituelle utilisée par les utilisateurs situés en dehors de la Chine pour installer des logiciels tiers sur les téléphones Android. Le HMS a permis à Huawei de précharger de nouvelles applications alternatives à la place. Les utilisateurs pourront télécharger les applications telles que Whatsapp, Facebook ou Instagram à partir de « Huawei App Gallery », qui représente le magasin d’applications de Huawei.

« Vous savez, aujourd'hui, en raison de l'interdiction américaine, ce téléphone ne peut pas préinstaller le noyau GMS (Google Mobile Services). Cela nous a forcés à utiliser le noyau HMS », a expliqué Richard Yu, responsable des appareils grand public de l'entreprise. Il a ajouté que la société avait mis de côté 1 milliard de dollars US (801 millions de livres sterling) pour encourager les développeurs à rendre leurs applications compatibles, et que plus de 45 000 applications avaient déjà intégré la technologie de la société. Mais il n'en a nommé aucun.

Le Mate 30 Pro a un design standard avec une large encoche et un écran incurvé sur les côtés comme certains téléphones récents. C’est un nouveau type d’écran baptisé « waterfall », signifiant "chute d'eau" en français. C'est un écran encore plus incurvé que ce qui est proposé actuellement, avec une courbure qui va jusqu'au dos du boîtier pour un effet de finesse renforcé. L'encoche du téléphone est large et contient des capteurs pour la reconnaissance faciale avec un réseau infrarouge et une caméra 3D « depth-sensing », en plus de la caméra selfie de 32 Mo.

Il y a une troisième caméra « capteur de geste » dans l'encoche, qui vous permet de faire défiler ou de fermer votre main pour prendre une capture d'écran. Google s'apprêterait également à apporter une telle fonctionnalité pour le Pixel 4, en utilisant un radar au lieu d'une caméra. Le mode « AI Auto Rotate » du Mate 30 Pro utilise la caméra avant pour suivre votre visage, en s'assurant que l'écran tourne correctement par rapport à votre visage, plutôt que par rapport au sol. À l’arrière, le téléphone possède quatre caméras.

Le dos du Mate 30 Pro est équipé de quatre appareils photo :

  • un appareil photo « super-sensing » ou « super détection » de 40 mégapixels (MP) avec un capteur plus grand que la normale pour un combiné. Cela lui permet de capturer plus de lumière et donc de photographier en basse lumière ;
  • un appareil photo 8 MP avec un zoom optique 3x, ce qui signifie que l'utilisateur peut se rapprocher d'un sujet sans compromettre la résolution ;
  • une caméra cinéma de 40 MP, dédiée à la vidéo. Huawei a précisé qu’il a un capteur de rapport plus large que les autres. Le capteur offre également une meilleure sensibilité vidéo en basse lumière et un effet de ralenti plus lent, fournissant jusqu'à 7 680 images par seconde ;
  • une caméra 3D « depth-sensing », qui fournit des données pouvant être utilisées pour appliquer un effet de flou plus réaliste aux photos et aux arrière-plans vidéo.

Alors que l'approche de Google en matière de photographie mobile est principalement basée sur des logiciels, Huawei adopte l'approche complètement opposée et utilise des capteurs d'appareils photo de très grande taille. Toutes les caméras arrière des appareils sont fixées dans un cercle noir. La société chinoise espère bien que les caractéristiques citées pour les téléphones vont encourager ses utilisateurs à ne pas tenir compte des inconvénients auxquels ils pourraient être confrontés à cause de la sanction américaine. Le Mate 30 Pro est disponible en six couleurs au total, y compris deux options de cuir végétalien : vert et orange.

Les autres couleurs comprennent l'argent, le vert, le violet et le noir. Le modèle standard de la série, le Mate 30, est équipé de la même caméra « super-sensing », ainsi que d'une version grand-angle de 16 mégapixels et d'un téléobjectif de 8 mégapixels pour les portraits. Les écrans des deux appareils sont légèrement différents. Le Mate 30 Pro possède un écran de 6,53 pouces qui contourne les bords de l'appareil, tandis que le Mate 30 standard dispose d'un écran plat plus traditionnel et qui est légèrement plus grand (6,62 pouces).

La puissance de la batterie varie également d’un téléphone à l’autre. Le Mate 30 Pro dispose d’une batterie plus grande de 4 500 mAh contre 4 200 mAh pour le Mate 30. Les deux téléphones peuvent prendre une charge rapide jusqu’à 40W avec un câble ou à 27W en mode sans fil. Les Mate 30 et Mate 30 Pro sont disponibles en version 4G et 5G, et la 5G est fournie par le puce Kirin de Huawei. La puce est la première de Huawei à inclure un modem 5G intégré. Huawei a expliqué que pour le modem 5G, le téléphone comprend 14 antennes pour la 5G, et 21 antennes au total.

Les nouveaux téléphones de Huawei fonctionnent sous EMUI 10 qui est une fork d’Android 10. Le Huawei Mate 30 sera disponible avec 8 Go de RAM et 128 Go de stockage. Il démarrera à 799 €, tandis que le Mate 30 Pro augmente la capacité de stockage interne à 256 Go et démarre à 1 099 € pour le modèle 4G ou à 1 199 € pour le modèle 5G. Il existe également une nouvelle édition nommée Porsche Design du Mate 30, qui utilise une finition en cuir à l'arrière de l'appareil.

La Porsche Design Huawei Mate 30 RS est disponible en rouge et en noir, et évite la bosse de caméra circulaire à l'arrière au profit d’un réseau de quatre capteurs plus intégré. Enfin, l'édition Porsche Design débutera à 2 095 € et viendra avec 12 Go de RAM et 512 Go de stockage interne. Selon certains, le matériel est très impressionnant, mais ils craignent que les ventes du chinois Huawei ne s’effondrent en dehors de la Chine. « Le matériel est très impressionnant et montre les points forts de Huawei », a déclaré Bryan Ma du cabinet d’études de marché IDC.

« Mais ce n'est pas suffisant pour compenser le manque de services Google sauf pour quelques clients très durs qui auront la patience d'écarter et de tolérer d'éventuels problèmes. Peut-être qu'ils essaient juste de s'en sortir dans l'espoir d'avoir accès à ces services Google plus tard », a-t-il ajouté. Huawei a expliqué que les utilisateurs peuvent installer plus tard les applications Google s’ils le désiraient. Un porte-parole de l’entreprise a déclaré qu’ il y a un moyen de charger latéralement les applications de Google et que le personnel de Huawei conseillera les clients sur la façon de le faire.

Cependant, il a également mentionné qu'elles pourraient ne pas fonctionner aussi bien que d'habitude. D’ailleurs, à ce sujet, un invité au lancement a tweeté des vidéos montrant deux des services de Google refusant de travailler sur le Mate 30. Malgré les efforts de Huawei et les fonctionnalités impressionnantes intégrées aux Mate 30 et Mate 30 Pro, certains pensent que le marché de Huawei en dehors de la Chine, en Europe et ailleurs, risque de chuter considérablement, en raison de la réticence que pourraient avoir certains consommateurs sur le produit.


Richard Yu a déclaré que l'entreprise a connu une croissance de 26 % de la demande pour ses smartphones au cours de la période de janvier à août, par rapport aux mêmes huit mois en 2018. Il n'a pas précisé si le chiffre faisait référence aux ventes ou aux expéditions. Cependant, les analystes suggèrent que les ventes ont commencé à souffrir en Europe après que les États-Unis aient ajouté Huawei à une liste noire qui empêche de nombreuses entreprises de fournir leur dernière technologie à la société chinoise.

La question que tout le monde se pose, c’est de savoir si les gens seront prêts à acheter un téléphone sans Google Play, Gmail, Google Maps et YouTube. Combien d’applications ne fonctionneront plus sans Google Play Services ? L’on estime que cela peut constituer une proposition effrayante pour les consommateurs. La société penserait également que l’offre ne passera pas du premier coup et s'attend donc à une baisse de 10 milliards de dollars de ses ventes d'appareils grand public cette année, à cause de l'interdiction des exportations.

Source : BBC

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 4:52
Les États-Unis envisageraient de subventionner les concurrents européens de Huawei,
le pays aurait envisagé de porter son soutien aux européens Ericsson ou Nokia

Même si Huawei ne parle presque plus de ses déboires avec l’administration Trump et semble déterminé à survivre après la rupture de ses rapports commerciaux avec les entreprises américaines, Washington n’a peut-être pas encore fini avec sa campagne de boycott qu’il a entamé vis-à-vis de l’entreprise chinoise. Selon des informations rapportées par le média britannique Financial Times, les États-Unis envisageraient de subventionner les concurrents européens de Huawei à l'instar du finlandais Nokia et du suédois Ericsson.

Donald Trump et son administration ont accusé le chinois Huawei de fabriquer des équipements qui pourraient permettre à la Chine d’espionner les autres gouvernements dans le monde et d’autres systèmes sensibles. Résultat, le président américain a signé un décret en mai dernier qui a placé l’entreprise chinoise sur une liste noire. Elle est interdite, du moins jusqu’à nouvel ordre, de nouer des partenariats commerciaux avec les entreprises américaines, une situation qui a eu pour effet de déclencher une guerre commerciale entre Pékin et Washington.

Le président américain a voulu étendre sa campagne de boycott vis-à-vis de Huawei vers le reste du monde, notamment vers l’Europe en prévenant sur les dangers que représente l’utilisation des équipements du chinois, mais plusieurs pays européens comme l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont refusé de suivre les USA dans leur décision. Néanmoins, Trump et son administration semblent déterminés à poursuivre la guerre contre Huawei, cette fois en donnant du soutien et du poids à certaines entreprises européennes qu'ils jugent capables de concurrencer Huawei.

À en croire les récentes informations rapportées par le quotidien londonien Financial Times, l’administration Trump pourrait envisager de subventionner (à travers des crédits) les concurrents de Huawei, à savoir le suédois Ericsson et le finlandais Nokia (qui a avalé le franco-américain Alcatel-Lucent) pour les rendre plus attractifs auprès des opérateurs télécom. Selon les analyses du journal, ce geste revient à admettre que Huawei est clairement le moins cher. Cela pourrait aussi signifier que malgré la position actuelle délicate de Huawei, bon nombre d’opérateurs télécom dans le monde ont tout de même du mal à le concurrencer.


Selon le Financial Times, Washington serait prêt à délivrer des crédits à Ericsson et Nokia pour leur permettre de mieux résister au géant chinois. Parallèlement, les États-Unis tentent de convaincre des sociétés américaines de se lancer sur le marché des équipements 5G. Le Financial Times a expliqué que l'objectif de Washington est de permettre à ces entreprises de s'aligner commercialement avec Huawei qui propose des conditions de financement généreuses (grâce au soutien des banques de Pékin) à ses clients et des délais de paiement plus longs.

Washington s’est-il rendu compte de son échec dans sa campagne de boycott des équipements de Huawei ? Si la démarche annoncée par le Financial Times s’avère être vraie, cela pourrait signifier que les USA n’ont pas pu évincer Huawei de sa position de leader mondial sur le marché des équipements 5G, ce malgré la panoplie de barrières commerciales dirigées contre l’entreprise. Si l’on doit se référer à certaines bouches indiscrètes proches du dossier, cela représente une préoccupation majeure à l’heure actuelle de la Maison-Blanche.

« C’est l’une des grandes préoccupations du gouvernement à l’heure actuelle. Tout le monde, du département de la Défense au département du Commerce en passant par le département de la Sécurité intérieure, examine la question », a déclaré au Financial Times une source proche du dossier. La Maison-Blanche a toutefois refusé de commenter le sujet. D’autres sources ont également indiqué qu’une autre alternative évoquée par Washington serait la création d'un champion local. Mais la tâche s’avère plus compliquée qu’on pourrait le croire.

Pour certains, on ne s'improvise pas équipementier 5G, un domaine ultra-technique et très coûteux, en seulement quelques mois. Il est bien trop tard pour réagir, d'ailleurs d’autres acteurs concernés comme Oracle ou Cisco auraient poliment décliné. Nokia et Ericsson ont refusé de commenter l'article du Financial Times. Par contre, interrogé par BFM Business sur la question, le président de la branche française d’Ericsson a réfuté les dires selon lesquels Huawei aurait deux ans d'avance sur ses concurrents en 5G. Selon lui, il n’y a aucune évidence pour affirmer cela.

« Nous avons signé 47 accords de partenariats avec des opérateurs dont 26 sont déployés ou sont en cours de déploiements et 19 sont allumés sur les quatre continents, ce qui représente la moitié des réseaux 5G ouverts commercialement dans le monde », a déclaré Franck Bouétard, PDG d’Ericsson France. En juillet dernier, Huawei revendiquait 50 accords. Franck Bouétard a aussi ajouté qu'Ericsson est leader en matière de contributions de brevets (49.000), « il n'y a donc pas d'évidence que Huawei a deux ans d'avance sur ses concurrents en 5G ».

Un coup de pouce de l'administration américaine serait-il inutile ? Les opérateurs télécom restent pragmatiques. Le déploiement rapide de la 5G à coûts maîtrisés est stratégique. Une étude a montré cette année que sans les fournisseurs chinois, les déploiements coûteront 62 milliards d'euros de plus et provoquerait un retard de 18 mois en Europe. « Si nous concentrons nos efforts sur deux acteurs, je pense que c'est une position malsaine, non seulement pour nous en tant qu'industrie, mais également pour l'infrastructure nationale du pays », avait déclaré Nick Read, PDG de Vodafone en février dernier.

Sources : BFM Business, Financial Times

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La 5G européenne coûterait environ 62 milliards $ supplémentaires si les fournisseurs chinois sont bannis, d'après un groupe de lobbying des télécoms
7  0 
Avatar de yahiko
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 7:59
Subventionner Ericsson et Nokia ? Pourquoi pas, à condition que l'argent aille dans la R&D (les ingénieurs) et pas dans la poche des dirigeants et des commerciaux...
8  1 
Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 9:24
Citation Envoyé par pboulanger Voir le message
Subventionner des entreprises privées, ce n'est pas interdit par l'OMC? Les US ont bien fait condamner Airbus pour ça récemment, non?
Trump la loi c'est seulement quand ça l'arrange...
Pour une fois, je dirais que Trump est dans la même ligne que ses prédécesseurs. Les lois internationales ne sont valables pour les USA que si ça les arrange.
7  0 
Avatar de pboulanger
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 8:58
Subventionner des entreprises privées, ce n'est pas interdit par l'OMC? Les US ont bien fait condamner Airbus pour ça récemment, non?
Trump la loi c'est seulement quand ça l'arrange...
6  0 
Avatar de Christian Olivier
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 19/11/2019 à 9:38
Les États-Unis prolongent de 90 jours supplémentaires la période de grâce durant laquelle Huawei est autorisé
À faire des affaires avec les entreprises américaines

L’administration Trump a publié ce lundi un nouvel arrêté qui prolonge de 90 jours (désormais jusqu'en février 2020) « la période de grâce » durant laquelle elle autorise les entreprises américaines à faire des affaires avec l’entreprise chinoise Huawei Technologies, a récemment rapporté Reuters. Le média précise qu’en parallèle, les régulateurs américains s’attèlent à l’élaboration de nouvelles dispositions réglementaires permettant d’encadrer les entreprises de télécommunications qui présentent des risques de sécurité nationale.


Pour rappel, invoquant des préoccupations en matière de sécurité nationale l’administration Trump a pris des mesures extrêmes et sans précédent contre Huawei en mai dernier en mettant l’entreprise chinoise sous embargo. Ces mesures incluaient l’ajout du géant chinois des télécoms dans une liste noire (comme la société russe de cybersécurité Kaspersky auparavant) qui contraint les entreprises étasuniennes à ne plus faire affaire avec Huawei, à moins d’avoir une autorisation officielle préalable. Cette décision avait poussé de nombreuses entreprises technologiques américaines (Microsoft, Intel, ARM, Google…) à mettre un terme à leurs relations commerciales avec le second fabricant mondial de smartphones qui occupe près du quart du marché dans la zone EMEA.

Par la suite, le département américain du Commerce avait fini par autoriser temporairement Huawei à continuer à faire des affaires avec ses homologues américains. La période de grâce initiale avait été fixée à 90 jours. L’administration Trump vient donc simplement de renouveler le moratoire qu’elle avait accordé au géant technologique chinois, en marge du bras de fer économique qui oppose Pékin à Washington depuis plusieurs mois, un conflit dans lequel la surenchère verbale, l’arrestation de hauts responsables de multinationales de part et d’autre et la manipulation des tarifs douaniers font partie des principaux instruments de cette confrontation économique. Il faut noter que la Maison-Blanche laissait jusque-là entendre qu’elle n’accorderait qu’un sursis supplémentaire de deux semaines au géant chinois à l’expiration du premier délai.

« L’extension de la licence générale temporaire permettra aux opérateurs de continuer à desservir des clients dans certaines des régions les plus reculées des États-Unis, qui seraient autrement laissés pour compte », a expliqué le secrétaire US du Commerce Wilbur Ross. Ce dernier précisera toutefois : « le Département continuera de surveiller rigoureusement les exportations de technologies sensibles pour s’assurer que nos innovations ne sont pas exploitées par ceux qui pourraient menacer notre sécurité nationale ».

Le département du Commerce examine également la possibilité d’octroyer des licences individuelles aux entreprises américaines qui souhaiteraient continuer à faire des affaires avec des entités sur liste noire comme Huawei, en attendant la publication par ses soins du plan d’application réclamé par le président Trump.

Parallèlement à ces annonces, l’entreprise technologique Huawei a souligné que cette prolongation n’aura de toute manière aucun d’impact substantiel sur les affaires du groupe, précisant que « cette décision ne change rien au fait que Huawei continue d’être traité injustement » : malgré la répression américaine, le chiffre d’affaires de l’entreprise chinoise était en hausse de 23 % au premier semestre de 2019. La firme qui serait déjà engagée dans des pourparlers avec un certain nombre d’opérateurs de télécommunications américains au sujet de l’octroi d’une licence pour sa technologie de réseau 5G soutient par ailleurs que la décision de l’inclure dans cette fameuse liste noire a causé plus de tort aux États-Unis qu’à Huawei, notamment un préjudice économique important aux entreprises US avec lesquelles le chinois fait affaire.

En ce qui concerne les smartphones, par exemple, Huawei pourrait très bien se passer de matériels en provenance des USA pour concevoir ses appareils, mais le faire sans logiciel américain serait plus difficile. La société a déjà dû livrer son Mate 30 Pro en Europe sans les applications Google traditionnelles, ce qui en fait l’un des rares smartphones Android du marché à être livré sans Google Maps, Gmail, YouTube, et la Play Store (qui donne accès à 2,8 millions d’applications Android). L’entreprise essaye malgré tout de mettre en avant différentes alternatives pour compenser : Huawei Mobile Services et HarmonyOS en sont de parfaits exemples. Mais il faudra encore du temps au groupe pour que ces solutions soient parfaitement au point et mieux connues des consommateurs.

Source : Reuters

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Avatar de yahiko
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 31/08/2019 à 8:48
Je suis très curieux de voir comment le Mate 30 va se vendre sans accès au Play Store.

On pourrait se dire que même si les parts de marché de Huawei vont continuer à dégringoler en Europe, la marque peut se maintenir en Asie et notamment en Chine, patriotisme économique oblige.
Ce qui pourrait lui donner du temps pour développer un écosystème alternatif à celui de Google.

Néanmoins, je doute que d'autres constructeurs de smartphones, comme Samsung par exemple, soient enclins à adopter l'OS et le store d'un de leur concurrent...
Pour que la sauce prenne, il faudrait que Huawei puisse rallier d'autres constructeurs.

Maintenant, quand on regarde l'état du marché, à part Apple (US) et Samsung (Corée), on peut constater que les autres principaux constructeurs sont chinois : Xiaomi, vivo et Oppo.
La partie pourrait ne pas être perdue donc, avec un effet boomerang qui serait de contribuer à l'émergence d'une réelle alternative aux Etats-Unis dans le domaine de la tech.
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Avatar de sylsau
Membre actif https://www.developpez.com
Le 21/09/2019 à 9:11
Apparemment, le bootloader du Mate 30 et du Mate 30 Pro pourrait être déverrouillé ce qui pourrait permettre à certains d'installer tout de même le Play Store et les autres services Google sur ces appareils.
Huawei pourrait même envisager de proposer un guide montrant aux utilisateurs les moins avertis comment réaliser cette opération.
Les prochains mois seront difficiles pour Huawei mais je pense qu'au final la perte de la licence Android est une opportunité unique pour Huawei qui a la puissance nécessaire pour créer un écosystème complet libéré de l'emprise Américain. J'en parle ici en détails si ça intéresse certains : https://medium.com/@ssaurel/the-loss...i-9d346ebcef59
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Avatar de CoderInTheDark
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 20/08/2019 à 18:04
<world compagny name="Mr Sylvestre" >
Faut pas déconner !*
On fait du buisness
Faut écouler les stocks
veuahhhhh
Pardon aux familles tout ça
</world compagny>

Et les entreprises européennes et le monde entier ils ont droit de vendre aussi ?
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