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La Russie ferme « secrètement » l'Internet mobile pour frustrer les manifestants moscovites,
Selon un rapport

Le , par Stan Adkens

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8  0 
Les internautes russes auraient expérimenté au cours des deux dernières semaines ce qui pourrait être le futur cyberespace en Russie. La loi Runet soutenue par le président Poutine permettra à Moscou de se doter d’un poste de commandement unique à partir duquel les autorités pourraient gérer les flux d’informations dans le cyberespace russe (ou Runet), y compris la surveillance, la limitation ou le blocage de ces flux sur toute ou partie de l’étendue du cyberespace russe.

Selon un rapport, des actions menées par les forces de l'ordre russes sont à l’origine des problèmes qui ont affecté le réseau Internet mobile les samedi 27 juillet et 3 août à Moscou. Ce n'est pas très surprenant parce que pendant ces mêmes jours, des manifestations de masse ont eu lieu dans le centre de la ville. Et la perturbation a commencé alors que ces manifestations étaient sur le point de commencer. Seul l’Internet mobile a cessé de fonctionner, les appels vocaux n'ayant pas été affectés par la perturbation, a rapporté Zak Doffman, contributeur au magazine Forbes.


Selon M. Doffman, Eduard Lysenko, directeur du département régional de l'informatisation et de la communication lui a dit, en avril dernier, que l'objectif de la ville (Moscou) est « d'utiliser la technologie pour fournir de meilleurs services aux citoyens ». Mais il est clair que cet objectif ne tient que lorsque tout va bien, et non pas quand des citoyens russes protestent contre le président Vladimir Poutine. Selon le magazine, la manifestation du 3 août a été brutalement et fortement réprimée par les forces de l’ordre qui ont arrêté près de 700 personnes.

Selon Forbes, les trois principaux opérateurs de réseau de la ville – MTS, MegaFon et VimpelCom – ont expliqué que la perturbation de l’Internet était due à la « surpopulation » à Moscou. Mais le soupçon était que le dysfonctionnement de l’Internet avait été provoqué sciemment. Ce qui a été confirmé plus tard un rapport de BBC Russie.

Selon Forbes, BBC Russie prétend avoir vu une lettre interne aux employés du centre d'appels de l'un de ces opérateurs qui confirme les soupçons que l'Internet mobile a été délibérément brouillé par les autorités de la ville. La lettre disait : « Collègues, dans les districts de Presnensky et Basmanny et dans le centre de Moscou, un certain nombre de stations de base sont désactivées à la demande des forces de l'ordre ».

La lettre vue par BBC Russie ajoutait que cette information ne devait pas être divulguée publiquement, mais qu'il y aurait plutôt un subterfuge. « La compagnie ne reconnaît pas la présence d'un incident dans ces quartiers de Moscou ». La compagnie devait répondre aux clients qui demandent ce qui avait eu un impact sur leur Internet « qu'il n'y avait aucune difficulté à fournir des services de la part de l'entreprise ».

L’un des opérateurs sur les trois, MegaFon, a répondu à une demande de commentaires de la BBC. La compagnie a déclaré, sans que cela ne surprenne personne, qu'elle n'avait reçu aucune demande de la part d'organismes d'application de la loi pour restreindre les services de communication. S’adressant au Moscow Times, Megafon a déclaré :

« Malheureusement, la présence d'un grand nombre de personnes dans un espace restreint entraîne parfois une surcharge des réseaux 4G existants, qui ont leurs propres limites quant au nombre d'abonnés dans une cellule et à la taille du canal de transfert de données ».

Les deux autres opérateurs, MTS et VimpelCom (opérant sous le nom de Beeline), n'ont pas répondu à la demande de commentaires de BBC. Toutefois, un porte-parole de VimpelCom a déclaré à un radiodiffuseur russe que des « surcharges temporaires » avaient affecté son réseau le 3 août.

Des commentaires non officiels ont pointé du doigt le surpeuplement de la ville comme responsable de la perturbation de l’Internet mobile pendant ces deux jours de manifestation. En effet, selon le magazine, les opérateurs russes sont soumis aux lois fédérales qui imposent la suspension des services de communication à la demande des agences de sécurité ou du régulateur Roskomnadzor. Ces mêmes lois interdisent toute divulgation qu'une telle demande a été faite, un peu comme les entreprises sont tenues de collaborer avec le gouvernement en Chine.

Mas l’Internet Protection Society de la Russie, qui n’est pas tenue de respecter ses interdictions, a déclaré qu'il s'agit de la première fermeture de l'Internet mobile de Moscou ordonnée par l'État de cette manière. Selon l’association, les suspensions ont duré entre 7 et 11 heures et ont probablement été effectuées en commutant les stations de base en mode « GSM uniquement ». Il y a eu une suspension similaire dans la république d'Ingouchie en octobre, lors d'une manifestation contre un accord frontalier avec la Tchétchénie, mais c'était une première pour la capitale, a rapporté Forbes.

Selon le magazine, NetBlocks, une organisation non gouvernementale qui surveille la cybersécurité et la gouvernance d'Internet, a également confirmé « les preuves techniques d'une fermeture ciblée d'Internet en Russie le samedi 3 août 2019 alors que les manifestants sont descendus dans les rues de Moscou ».


Les efforts russes pour couper le pays de l’Internet mondial et gérer les flux d’informations dans le cyberespace russe

Le contrôle de l'État sur Internet en Russie a fait la une des journaux ces derniers mois alors que le gouvernement cherche à exercer plus de contrôle. Des restrictions ont été imposées aux sociétés d’Internet dans le pays et un cadre juridique a été introduit pour permettre à l'Internet russe d'être séparé du World Wide Web si nécessaire. La législation permet au gouvernement d'atténuer les « menaces qui pèsent sur le fonctionnement stable, sûr et intégral de l'Internet russe sur le territoire russe » en centralisant « le réseau général de communication » et en officialisant les plans d'un système alternatif de noms de domaine (DNS) pour la Russie, de sorte qu'il puisse être coupé du World Wide Web. Les fournisseurs de services Internet peuvent également être obligés de se déconnecter des serveurs étrangers et de transférer leurs services vers le DNS russe.

Le président de la Russie a présenté cette initiative comme une réponse défensive à la nouvelle cyberstratégie de l’administration Trump, qui permet des mesures offensives contre la Russie et d’autres adversaires désignés. L’objectif ultime, selon Poutine, serait de faire en sorte que le Runet continue de fonctionner même si des gouvernements étrangers tentaient d’isoler numériquement la Russie, en particulier comme les États-Unis. Ce dernier prend en effet la question de la souveraineté russe sur son cyberespace très au sérieux et n’exclut pas un scénario catastrophe dans lequel les États-Unis, probablement vus par Moscou comme l’administrateur en chef de l’Internet mondial, décideraient de déconnecter son pays du Web.

La Russie n’est pas le seul pays où les internautes sont le moins libres. En 2018, la Chine, qui prône un modèle d’Internet basé sur une approche restrictive et autoritaire, était considérée comme le pays où la censure sur le Web a atteint son paroxysme et où le contrôle pour l’accès aux données en ligne est le plus contraignant. Selon Forbes, les récentes manifestations à Hong Kong ont été marquées par l'ingérence de l'État dans les plateformes en ligne pour surveiller et contrôler les protestations.

À l’inverse de son partenaire chinois, le poste de commandement unique à partir duquel les autorités pourraient gérer les flux d’informations dans le cyberespace russe n’est pas peut-être encore mis en place – la loi Runet qui permet de couper l'Internet russe du reste du monde signée par Putine n’entrera en vigueur qu’en novembre –, mais les perturbations des 27 juillet et 3 août montrent que cela ne saurait tarder.

Source : Forbes, BBC Russie

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Le Runet serait déjà mis en place en Russie ?
Pensez-vous que ce type de contrôle d’Internet va s’étendre à d’autres pays ?

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Avatar de Bruno
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 05/04/2021 à 14:55
La Russie envisage de bloquer l'accès aux réseaux sociaux qui sont discriminatoires à l'égard des médias d'État,
elle prolonge jusqu'au 15 mai le ralentissement punitif imposé à Twitter

Depuis une décennie, le Kremlin cherche à contrôler l'information en ligne en censurant ou en supprimant des contenus et en bloquant complètement l'accès à Internet. Cette fois, les autorités russes s'attaquent de manière agressive aux plateformes de réseaux sociaux qui sont dominées par des entreprises américaines. Le mois dernier, les utilisateurs ont constaté que le chargement des photos et des vidéos sur Twitter était plus lent que d'habitude en Russie. Cependant, il ne s'agissait pas d'une défaillance du réseau ou d'une erreur de serveur, mais d'une action délibérée du régulateur d’Internet russe, Roskomnadzor, visant à limiter le trafic vers Twitter.

L’autorité de régulation russe a resserré la plateforme américaine en représailles à ce qu'elle a décrit comme un échec dans la suppression de milliers de posts qui « encouragent le suicide des mineurs et contiennent de la pornographie enfantine ainsi que des informations sur la consommation de drogues ». Cette mesure est intervenue après que les autorités russes eurent accusé Twitter et d'autres réseaux sociaux en janvier de ne pas avoir supprimé des messages incitant les enfants à participer à des manifestations antigouvernementales.


En janvier et février, la Fondation anticorruption de Russie a organisé des manifestations dans des dizaines de villes, et présentées en direct sur Facebook et sur le réseau social russe VKontakte, pour protester contre l'arrestation de son chef, Alexeï Navalny. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans plus de 100 villes du pays pour demander la libération de cette figure de l'opposition. Une enquête sur YouTube concernant une présumée corruption du président Vladimir Poutine a été vue des dizaines de millions de fois. Navalny a été condamné le 2 février à deux ans et huit mois de prison pour avoir violé sa liberté conditionnelle dans le cadre d'une affaire de détournement de fonds remontant à 2014 et fabriquée de toutes pièces, selon lui.

En décembre, le gouvernement russe a adopté une loi visant à augmenter les amendes infligées aux plateformes en ligne et aux fournisseurs d'accès à Internet qui ne retirent pas les contenus appelant à des activités extrémistes, les informations sur les drogues récréatives et les abus sexuels sur les enfants. Avec cette loi, les entreprises peuvent désormais se voir infliger des amendes représentant entre 10 et 20 % de leur chiffre d'affaires annuel en Russie. Une loi adoptée le même mois a donné à Roskomnadzor le pouvoir de restreindre ou de bloquer totalement les sites Web qui, selon les autorités, sont discriminatoires à l'égard des médias d'État russes.

En réponse à ce ralentissement, Twitter a déclaré qu'elle ne soutenait aucun « comportement illégal » et qu'elle était « profondément préoccupée » par les tentatives du régulateur de bloquer la conversation publique en ligne. Mais le 16 mars, Roskomnadzor a lancé un nouvel avertissement : si Twitter refuse de se conformer à ses demandes de suppression dans un délai d'un mois, le régulateur envisagera de bloquer purement et simplement l'accès au réseau social en Russie. Roskomnadzor, un organe exécutif fédéral fondé en 2008, chargé de veiller à ce que les médias et les communications respectent les lois russes et d'adresser des avertissements aux sources médiatiques qui enfreignent ces lois.

Dans un communiqué publié lundi, l'organisme public de surveillance des communications a déclaré que Twitter avait eu des discussions avec les autorités russes le 1er avril, qui ont abouti à un accord entre les deux parties. L’organisme russe a déclaré qu'elle prolongerait jusqu'au 15 mai le ralentissement punitif imposé à Twitter, tout en reconnaissant que la société américaine avait accéléré la suppression des contenus interdits. Twitter a confirmé les discussions avec la Russie. « Il s'agissait d'une discussion productive sur la façon dont nous pouvons tous deux travailler pour garantir que les rapports sur ces contenus illégaux soient traités rapidement », a également déclaré Twitter dans un communiqué.

Les vastes rassemblements antigouvernementaux du début de l'année semblent avoir franchi la ligne rouge pour Poutine. Ces derniers mois, le président a déclaré que les entreprises technologiques « font concurrence aux États » et que « la société s'effondrera de l'intérieur » si Internet ne respecte pas les règles juridiques et les lois morales de la société.


Alors que le gouvernement a intensifié ses efforts pour contrôler ce à quoi les citoyens peuvent accéder en ligne, il a également plusieurs projets en cours de réalisation qui, selon les experts, font partie d'une stratégie visant à évincer complètement les entreprises technologiques étrangères du marché russe. Depuis le 1er avril, le Roskomnadzor exige que les entreprises technologiques qui vendent des smartphones en Russie invitent les utilisateurs à télécharger des applications approuvées par le gouvernement, notamment des moteurs de recherche, des cartes et des systèmes de paiement.

Pour les militants, cette année ressemble à une répétition de l'histoire. Depuis le début des manifestations de masse contre la fraude électorale organisées par des figures de l'opposition, à l'aide de Facebook et de VKontakte, il y a dix ans, le gouvernement de Poutine a mis au point un ensemble d'outils juridiques et technologiques pour réglementer l'information en ligne, en introduisant des filtres de contenu, des listes de blocage et en imposant des amendes, voire des peines de prison, pour ce qui est publié en ligne.

En 2012, la Russie a commencé à dresser des listes noires et à forcer le retrait de certains sites web, notamment ceux qui donnent des détails sur la façon de se suicider. En 2014, une loi a permis à Roskomnadzor de bloquer l'accès aux médias qui appellent à des émeutes de masse, à des activités extrémistes ou à la participation à des événements publics de masse. Les critiques du gouvernement ont été ciblées ; le blog Live Journal de Navalny, qui publiait des enquêtes sur la corruption dans la politique russe, et d'autres sites d'opposition politique ont été bloqués (Roskomnadzor a déclaré qu'ils étaient interdits pour avoir appelé les gens à participer illégalement à des événements de masse).

Plus récemment, la Russie a initié des coupures de réseaux régionaux. En octobre 2018, le gouvernement russe a coupé le service de données mobiles dans la région d'Ingouchie, dans le sud-ouest de la Russie, lors des manifestations politiques. La première coupure d'Internet de ce type dans le pays. En août 2019, le gouvernement a bloqué Internet pendant des manifestations à Moscou, dans ce que la société de protection d'Internet, un groupe de défense des droits numériques, a déclaré être la première coupure de ce type imposée par l'État dans la capitale.

Puis, en novembre 2019, le Kremlin a entrepris la démarche la plus controversée à ce jour pour contrôler l'infrastructure Internet du pays avec la loi dite sovereign Internet ou Internet souverain. Une série d'amendements aux lois existantes a théoriquement permis aux autorités russes d'isoler le RuNet, une sorte d'intranet national destiné à garantir le fonctionnement de l'infrastructure technologique (en particulier les télécommunications et le système financier) au cas où quelque chose d'« extraordinaire » se produirait. Il permet aux autorités russes de contrôler les flux de données entrant et sortant du pays.


Dans une note explicative sur la nouvelle loi, le corps législatif russe a déclaré qu'elle avait été créée à la lumière de la « nature agressive de la stratégie nationale de cybersécurité des États-Unis », dans laquelle les États-Unis menacent de punir des pays comme la Russie, la Chine, l'Iran et la Corée du Nord s'ils utilisent des outils cybernétiques pour « dégrader » leur économie et leur démocratie, et voler leur propriété intellectuelle. Le législateur russe a affirmé que la Russie devait prendre « des mesures de protection pour assurer le fonctionnement stable et à long terme d’Internet en Russie, et pour accroître la fiabilité des ressources Internet russes ».

La loi sur l’Internet souverain exige des fournisseurs d'accès à Internet (FAI) qu'ils installent des équipements d'inspection approfondie de paquets, qui ont été utilisés par certains pays, comme la Chine, pour la censure. L'équipement d'inspection approfondie des paquets permet à la Russie de contourner les fournisseurs, de bloquer automatiquement le contenu interdit par le gouvernement et de réacheminer le trafic internet.

Selon Alena Epifanova, chercheuse au Conseil allemand des relations étrangères, les principaux fournisseurs d'accès Internet russes ont désormais installé des équipements d'inspection approfondie de paquets. Mais personne ne sait si et quand la Russie sera en mesure de couper son Internet du web mondial. Selon certains analystes, la Russie n'a pas encore la capacité technologique de créer un Grand Pare-feu à la Chinoise. Contrairement à la Chine, qui a très tôt placé les fournisseurs d'accès à Internet sous le contrôle de l'État, la Russie est profondément intégrée au réseau mondial et bénéficie d'un Internet largement libre depuis des décennies.

Le gouvernement russe tente de contrôler les informations provenant de Russie, il a essayé de limiter ce qui est accessible en Russie depuis l'étranger. Il a également exigé aux moteurs de recherche, dont Google, de supprimer certains résultats et aux réseaux sociaux de stocker les données de leurs utilisateurs sur des serveurs situés en Russie. Roskomnadzor a infligé à Google une amende de 41 000 dollars pour ne pas avoir supprimé les contenus interdits par les autorités en 2020. Roskomnadzor a bloqué LinkedIn en 2016 et a infligé à Twitter et Facebook une amende de 53 000 dollars en 2020 pour ne pas avoir stocké les données des utilisateurs en Russie.

YouTube, où Navalny et son groupe postent la plupart de leurs vidéos d'investigation, a refusé d'obtempérer. Résultat des courses, la Russie a fait monter les enchères. Après que Roskomnadzor a menacé de poursuivre les sites de réseaux sociaux pour avoir encouragé les mineurs à rejoindre les manifestations de janvier, le régulateur a déclaré que TikTok avait supprimé 38 % de son contenu, tandis que YouTube et le site de réseaux sociaux russe VKontakte en ont supprimé la moitié. Twitter, Google et Facebook font chacun l'objet de trois procédures en justice. Pour chaque violation, ils risquent une amende pouvant aller jusqu'à 54000 dollars. Des poursuites ont également été engagées contre TikTok et Telegram.


Les autorités s'efforcent désormais non seulement de réduire l'influence des entreprises technologiques étrangères, mais aussi de les obliger à promouvoir les services russes, comme le montre la nouvelle réglementation imposant l'installation d'applications approuvées par le gouvernement sur tous les nouveaux smartphones. Apple a donné son accord et c'est la première fois que la société offrira aux utilisateurs la possibilité d'installer des logiciels extérieurs sur ses appareils au moment de la configuration.

Bien que certains estiment que l'idée derrière ce projet est de décourager les Russes dans l’utilisation des réseaux sociaux étrangers tels que TikTok, Tretyak, du groupe de défense des droits numériques Roskomsvoboda, estime qu'il s'agit d'une politique raisonnable visant à protéger les applications russes qui sont déjà utilisées par la majorité des Russes. Un Wikipedia russe devrait être lancé en 2023 afin que les Russes aient accès à des informations mieux contrôlées sur leur pays.

L'ancien président russe Dmitri Medvedev avait déclaré en début février que la Russie était « prête » à se déconnecter de l'Internet mondial si nécessaire. Mais bien que le pays ait cette capacité, Medvedev, qui est actuellement vice-président du Conseil de sécurité russe, dit qu'il ne voit aucune raison à cela, et que ce serait une « épée à double tranchant ». La déclaration avait été faite à Interfax, une agence de presse privée russe située à Moscou. La Russie est « légalement et technologiquement » prête à se déconnecter de l'Internet mondial si nécessaire, a déclaré l'ancien président. Le pays aurait également développé la capacité de se déconnecter du système mondial de paiements SWIFT.

Comme contre-mesure, les citoyens ordinaires cherchent de plus en plus à échapper aux contrôles de l'État sur Internet. Roskomsvoboda et le Centre de protection de l'Internet, basés à Moscou, font partie des groupes et des militants des droits numériques qui consacrent des ressources à aider les Russes à contourner les nouvelles restrictions. Le site web de Roskomsvoboda propose une liste de toutes les ressources en ligne bloquées en Russie, des instructions sur la manière de contourner les interdictions en ligne et des informations sur la réglementation de l'Internet dans le pays.

Le groupe tient également une liste publique de réseaux privés virtuels (VPN) fiables, qui permettent aux utilisateurs d'accéder aux sites web bloqués. Toutefois, le gouvernement a également exigé de certains fournisseurs populaires qu'ils bloquent l'accès aux sites figurant sur la liste noire. Vladislav Zdolnikov, un spécialiste en informatique, gère une chaîne Telegram qui explique les dernières évolutions de la réglementation russe de l'Internet et recommande des outils de contournement.

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Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi :

La Russie est « prête » à se déconnecter de l'Internet mondial, selon l'ex-président Medvedev, même s'il n'y a pour l'instant aucune raison de le faire

La Russie teste avec succès son Internet souverain, une alternative nationale à l'Internet mondial, d'après une annonce de son gouvernement

La Russie prévoit d'infliger des amendes pour les citoyens qui utiliseront l'internet StarLink d'Elon Musk ; la Russie planifie son propre Internet à partir du plan spatial, appelé "Sphère"

Poutine signe la loi Runet qui permet de couper l'internet russe du reste du monde, elle entrera en vigueur en novembre

La Russie va se déconnecter d'Internet dans le cadre d'un test planifié, en vue des préparatifs contre une éventuelle guerre cybernétique
12  0 
Avatar de Jeff_67
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 10:52
Twitter est une fabrique à imbéciles. On devrait nous aussi en bloquer l'accès pour le bien de notre pays.
10  0 
Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 02/02/2021 à 20:42
On peut vouloir une souveraineté que l'on soit une dictature ou non. Là n'est pas le sujet.
9  0 
Avatar de Jeff_67
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 11:09
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si tu ignores les tendances et que tu suis des comptes intéressants, tu peux éviter ce problème.
Mais c'est vrai que parfois Twitter a posé problème, surtout chez des pré-adolescents.
Oui enfin, l'intelligence émerge quand-même rarement de la pensée en 250 signes.
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Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 06/02/2021 à 12:40
Et quel est le rapport avec le sujet : la russie est prête à se déconnecter de l'internet mondial ?
6  0 
Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 26/05/2021 à 11:16
Un tribunal russe inflige une amende à Google et Facebook pour ne pas avoir supprimé des contenus jugés illégaux
par Moscou

Un tribunal russe a annoncé hier qu'il avait infligé une amende aux géants américains de la technologie Google et Facebook pour ne pas avoir supprimé des contenus jugés illégaux par Moscou. Ce qui constitue le dernier développement en date dans l'escalade du bras de fer entre la Russie et les grandes entreprises technologiques. Cette décision intervient peu après que Roskomnadzor, l'organisme russe de surveillance des médias, ait déclaré avoir donné 24 heures à Google pour supprimer les vidéos contenant de la drogue, de la violence et de l'extrémisme. La Russie a menacé de ralentir le trafic des vitesses d'accès à Internet pour les utilisateurs qui tentent d'accéder à Google sur son territoire.

D’après Reuters, Facebook a été condamné à une amende de 26 millions de roubles (environ 290 000 euros), sur la base de huit chefs d'accusation distincts, tandis que Google a été condamné à payer un total de 6 millions de roubles (environ 67 000 euros) pour trois infractions différentes (le tribunal lui a infligé trois amendes distinctes de 2 millions de roubles). Les deux sociétés se sont rendues coupables d'infractions administratives, a indiqué le tribunal du district de Tagansky de Moscou. Cette décision intervient peu après que Roskomnadzor, l'organisme russe de surveillance des médias, a déclaré avoir donné à Google 24 heures pour supprimer les vidéos contenant des drogues, de la violence et de l'extrémisme.


Dans une déclaration rapportée par TASS (Telegrafnoïe aguentstvo Sovietskovo Soïouza), une agence de presse publique russe, l'organisme de surveillance a déclaré que Google n'avait pas supprimé les liens vers des pages contenant des « informations interdites ». Roskomnadzor a déclaré avoir envoyé à Google plus de 26 000 avis de suppression de ce qu'il considère comme des « informations illégales ». Le régulateur a également déclaré que YouTube, qui appartient à Google, n'a pas supprimé environ 5 000 vidéos interdites. Parmi celles-ci, 3 500 comprendraient des appels à l'extrémisme.

Selon des documents judiciaires de Moscou, Google poursuivrait Roskomnadzor pour avoir exigé le retrait de contenus illicites. L'affaire concerne douze vidéos YouTube qui encouragent notamment les mineurs à participer à des manifestations non autorisées en janvier dernier, en soutien à Alexei Navalny, critique du Kremlin emprisonné. Navalny compte plus de 6,5 millions d'abonnés sur YouTube et publie régulièrement des vidéos sur la plateforme pour exprimer son opposition au président Vladimir Poutine et au gouvernement russe.

Ces amendes interviennent dans le cadre d'un conflit plus large entre Moscou et Google. Lundi, l'organisme russe de surveillance des communications a prévenu que Moscou pourrait éventuellement ralentir le trafic de la société dans le pays si celle-ci ne supprimait pas les contenus interdits. Les fournisseurs d'accès à Internet en Russie peuvent limiter ou bloquer le flux de données vers les sites web, ce qui ralentit les connexions lors de l'accès à certaines pages.

Dans son rapport de transparence, Google indique le nombre de demandes de suppression émanant du gouvernement qu'il reçoit sur des périodes de six mois. Les demandes vont des allégations de diffamation aux allégations selon lesquelles le contenu viole les lois locales interdisant les discours haineux ou le contenu pour adultes. Toutefois, les lois relatives à ces questions varient selon les pays et les régions et Google doit souvent attendre une décision de justice avant de pouvoir répondre à la demande.

En mars, la Russie a déclaré qu'elle allait ralentir la vitesse d'accès à l'Internet pour les utilisateurs qui tentent d'accéder à Twitter après avoir jugé que le géant des médias sociaux n'avait pas supprimé les contenus illégaux de sa plateforme. L'État a en effet fait usage de ces pouvoirs, pour restreindre l'accès à Twitter après que Roskomnadzor a déclaré qu'il n'avait pas réussi à supprimer environ 3 000 messages.

Google a déposé sa plainte le 23 avril, selon des documents de la Cour d'arbitrage de Moscou, mais elle n'a été acceptée que le 11 mai, après que certains problèmes administratifs ont été réglés. Une audience est prévue pour le 14 juillet.

Sources : Reuters, Tass, Rapport de transparence

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet?

Voir aussi :

La Russie envisage de bloquer l'accès aux réseaux sociaux qui sont discriminatoires à l'égard des médias d'État, elle prolonge jusqu'au 15 mai le ralentissement punitif imposé à Twitter

La Russie est « prête » à se déconnecter de l'Internet mondial, selon l'ex-président Medvedev, même s'il n'y a pour l'instant aucune raison de le faire

La Russie teste avec succès son Internet souverain, une alternative nationale à l'Internet mondial, d'après une annonce de son gouvernement

La Russie prévoit d'infliger des amendes pour les citoyens qui utiliseront l'Internet StarLink d'Elon Musk*; la Russie planifie son propre Internet à partir du plan spatial, appelé "Sphère"

La Russie va se déconnecter d'Internet dans le cadre d'un test planifié, en vue des préparatifs contre une éventuelle guerre cybernétique
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 8:59
Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Cette fois, les autorités russes s'attaquent de manière agressive aux plateformes de réseaux sociaux qui sont dominées par des entreprises américaines.
Les réseaux sociaux US peuvent influencer les électeurs Russes en mettant en avant les propos anti Poutine et le candidat pro USA.
C'est un peu à cause de ces réseaux sociaux si Biden est au pouvoir aux USA aujourd'hui.
Ceux qui dirigent Twitter et Facebook ont un pouvoir de propagande incroyable, en utilisant les algorithmes ils peuvent promouvoir les idées qu'ils veulent.

Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Ces derniers mois, le président a déclaré que les entreprises technologiques « font concurrence aux États » et que « la société s'effondrera de l'intérieur » si Internet ne respecte pas les règles juridiques et les lois morales de la société.
Les réseaux sociaux contrôlés peuvent avoir le même pouvoir de manipulation que les grands médias.
Il y a des pays qui interdisent (ou au moins surveillent) les médias étrangers, c'est presque le cas en France avec certains médias. Par exemple les journalistes de RT et Sputnik ont parfois été refoulés par l'Élysée :
Macron, Sputnik et Russia Today: Récit d'un conflit en cinq actes
Mais par contre le gouvernement tolère l'empire médiatique de Patrick Drahi, qui est israélien.
Patrick Drahi
En 2014, une polémique quant à sa double nationalité secoue certains médias. Selon Challenges, l'avocat de Patrick Drahi a déclaré que celui-ci possède exclusivement la nationalité israélienne et qu'il a demandé la perte de sa nationalité française, mais son entourage infirme cette déclaration. La plupart des médias le décrivent comme un homme d'affaires franco-israélien.
BFM TV, RMC, i24News, CNews doivent être considérés comme des médias israélien.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 11:47
Citation Envoyé par Jeff_67 Voir le message
l'intelligence émerge quand-même rarement
Il est également possible de raconter de la merde pendant des centaines de pages… De toute façon le but ce n'est pas de présenter une thèse. Cela dit il doit y avoir des milliers de comptes de scientifiques, d'universités, etc, qui partagent un tweet quand un nouvel article est publié.

Par exemple si quelqu'un aime la Nasa, il peut suivre le compte Twitter de la Nasa :
http://twitter.com/NASA

On peut trouver plein de choses sur Twitter :
Centre national de la recherche scientifique
Institut national de la recherche scientifique

Tu peux même suivre l'actualité si tu veux :
Agence France-Presse

Sur Twitter on peut trouver du contenu intéressant.
Le danger c'est quand ça parle de politique, les chefs de Twitter et Facebook peuvent manipuler l'opinion publique grâce aux algorithmes. Ils font la promotion de leur idéologie "progressiste". (ce qui sert à créer des divisons)
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Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 19:10
Twitter est une fabrique à imbéciles. On devrait nous aussi en bloquer l'accès pour le bien de notre pays.
C'est les flux RSS 2.0, mais dont le plus gros contributeur est Voici.

C'est pas vraiment twitter le problème. Un peu comme le nucléaire, il y en a qui en font de l’électricité, d'autres des bombes.
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Avatar de eldran64
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 09/08/2019 à 8:45
A l'heure du tout numérique, les gens vont devoir apprendre à communiquer par d'autres biais de communication moins contrôlé. Un retour aux pigeons voyageurs et lettre manuscrite?

Au delà de la blaguounette ça montre surtout un vrai danger pour les démocraties.
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