IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Poutine signe la loi Runet qui permet de couper l'internet russe du reste du monde
Elle entrera en vigueur en novembre

Le , par Stéphane le calme

492PARTAGES

16  0 
En février, nous avons évoqué le test russe de déconnexion planifié qui consisterait à vérifier que la transmission des données entre les citoyens russes et les organisations russes reste à l'intérieur du pays plutôt que d'être acheminée à l'étranger. Il a été prévu par les autorités russes et les principaux fournisseurs d'accès à Internet. D’ailleurs, l’agence de presse russe RosBiznesKonsalting (RBK) avait rapporté que les différents acteurs seraient d’accord pour déconnecter brièvement le pays d'Internet afin de recueillir des informations et de fournir des commentaires et des modifications à un projet de loi présenté au Parlement russe en décembre 2018.

L'année dernière, le Parlement russe a été saisi d'une loi imposant aux fournisseurs d'accès à Internet russes d'assurer l'indépendance de l'espace Internet russe (Runet), de sorte à pouvoir déconnecter le pays du reste de l'Internet en cas d'agression étrangère. Dans le cadre de ces changements techniques majeurs, les entreprises russes de télécommunications devraient également mettre en place des « moyens techniques » pour réacheminer tout le trafic Internet russe vers des points d'échange approuvés ou gérés par Roskomnazor, l'organisme russe de surveillance des télécommunications. Il incombe à cet organisme, la charge d’inspecter le trafic afin de bloquer les contenus interdits et s'assurera que le trafic entre les utilisateurs russes reste à l'intérieur du pays, et qu’il n’est pas dirigé vers des serveurs à l'étranger, où il pourrait être intercepté.

En décembre 2018, les sénateurs Andrei Klishas et Lyudmila Bokova, ainsi que le député Andrei Lugovoi, ont soumis à la Douma, la Chambre basse du Parlement de la Fédération de Russie, un projet de loi visant à créer des mesures de protection pour l’Internet en Russie. La Russie, à l’instar de l'Iran et la Corée du Nord, est accusée d'attaques de pirates informatiques, et les pays de l'OTAN ont annoncé à plusieurs reprises qu'ils réfléchissaient à une réponse plus ferme aux cyberattaques, dont la Russie est constamment accusée de se livrer.


À l’inverse de son partenaire chinois, la Russie ne dispose pas encore d’un système centralisé qui permettrait de contrôler/verrouiller Internet facilement en cas de nécessité. Cette situation pourrait bientôt changer grâce à un projet de loi, baptisé « ;Internet Souverain ;», soutenu par Poutine qui permettrait à Moscou de se doter d’un poste de commandement unique à partir duquel les autorités pourraient gérer les flux d’informations dans le cyberespace russe (alias Runet), cela inclut la surveillance, la limitation ou le blocage de ces flux sur toute ou partie de l’étendue du cyberespace russe.

Le président de la Russie a présenté cette initiative comme une réponse défensive à la nouvelle cyberstratégie de l’administration Trump, qui permet des mesures offensives contre la Russie et d’autres adversaires désignés. L’objectif ultime, selon Poutine, serait de faire en sorte que le Runet continue de fonctionner même si des gouvernements étrangers tentaient d’isoler numériquement la Russie, en particulier comme les États-Unis. Ce dernier prend en effet la question de la souveraineté russe sur son cyberespace très au sérieux et n’exclut pas un scénario catastrophe dans lequel les États-Unis, probablement vus par Moscou comme l’administrateur en chef de l’Internet mondial, décideraient de déconnecter son pays du Web.

Poutine promulgue la loi donnant à l’internet russe une souveraineté

Le vote de la loi controversée par les députés russes a eu lieu en deuxième lecture le 11 avril 2019. Elle a fait l’objet d’adoption à 320 voix pour et 15 contre. Il restait alors un passage en troisième lecture puis la formalité de la Chambre haute avant la promulgation par Vladimir Poutine. Ces étapes validées, Vladimir Poutine a donc pu promulguer la loi sur un internet russe souverain.

Début mars, le président russe en avait souligné l’importance capitale en déclarant : « Ils sont assis là, c’est leur invention, et tout le monde écoute, voit et lit ce que vous dites », avant d’ajouter : « plus nous aurons de souveraineté, y compris dans le domaine numérique, mieux ce sera. »

Vladimir Poutine a présenté cette initiative comme une réponse défensive à la nouvelle cyberstratégie de l’administration Trump. En effet, il ne faut pas perdre de vue qu’à mi-parcours du mois d’août de l’année précédente, le président américain a signé un décret qui assouplit des contraintes quant à la possibilité pour les États-Unis de déployer des armes cybernétiques contre des adversaires dans le monde. Un responsable de l’administration Trump avait décrit lesdites mesures comme un « pas offensif » destiné à soutenir les opérations militaires des USA, à dissuader l'influence électorale étrangère et à contrecarrer le vol de propriété intellectuelle en faisant face à de telles menaces avec une réponse plus énergique.

« Si nous voyons que d'autres ont les capacités techniques pour mener des attaques sur l'Internet russe, nous devons avoir les capacités techniques pour résister à ces attaques », rapporte la Deutsche Welle des propos d’Andrei Klishas – l’un des auteurs du projet de loi. « Nous ne doutons pas que les Etats-Unis soient techniquement capables d'éteindre Internet là où ils le jugent nécessaire », souligne à nouveau le média allemand des propos du membre du Conseil de la Fédération russe.

En parallèle à la mise sur pieds de textes, les autorités russes évoluent sur le terrain. À mi-parcours du mois de février, elles ont lancé un test de déconnexion d’Internet en vue de s’assurer que les données transmises entre citoyens et organisations restent à l'intérieur du pays plutôt que d'être acheminées à l'étranger. Maintenir les données russes sur le sol russe : il s’agit là de l’une des idées de base derrière le projet de loi, mais des groupes de défense des droits préviennent que la manœuvre du gouvernement russe vise beaucoup plus les critiques du Kremlin que des adversaires internationaux.


Une loi qui n’est pas très populaire

La loi souveraine «Runet», qui a été introduite en décembre, n’est pas populaire. Un sondage effectué il y a quelques jours a révélé que seulement 23% des Russes se sont montré en faveur du projet de loi.

Mais elle doit maintenant entrer en vigueur en novembre, les opérateurs de télécoms étant obligés de respecter ses termes dès le début de 2021.

L'objectif déclaré de la loi est de maintenir la stabilité de l'internet russe et des services qui le gèrent, au cas où des agresseurs étrangers tentent de le couper de l'ensemble du globe. Il faut quand même préciser que cette action (couper l’accès internet d’un pays de l’extérieur) n’a officiellement jamais été intentée contre un pays, certains estiment d’ailleurs qu’elle reste hautement improbable.

À cette fin, la Russie devra créer son propre système de noms de domaine (DNS) et les fournisseurs de services Internet devront installer un équipement spécial, fourni et payé par l'État à un coût déclaré de 20,8 milliards de roubles (280 millions d’euros).

Cet équipement permet à l'autorité de régulation des communications, Roskomnadzor, de diriger le trafic via les points d'échange russes uniquement, à des moments où la Runet est considérée comme menacée.

Cette approche centralisée offrira également à Roskomnadzor un moyen plus facile de bloquer les contenus indésirables, plutôt que de devoir obliger les fournisseurs de services Internet à se conformer à sa liste noire sans cesse croissante. En effet, selon un rapport de l'agence de presse TASS, les fournisseurs de services Internet utilisant les équipements de Roskomnadzor ne seront plus tenus de bloquer les contenus interdits, car cette tâche sera confiée à l'autorité de réglementation.

Encore une fois, cependant, l’idée est que Roskomnadzor n’assume cette tâche que lorsque le Runet est menacé. Les FAI pourront également demander à éviter de diriger certains trafics à travers le matériel de Roskomnadzor. Un cabinet de ministres va apparemment déterminer dans quels cas cela serait acceptable.

Source : US News

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
Un projet liberticide pour la population ou au contraire un projet d’émancipation par rapport à la toute puissance des USA et de la NSA sur le Web mondial ?
D'autres pays sont-ils susceptibles de lui emboîter le pas ?

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Bruno
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 05/04/2021 à 14:55
La Russie envisage de bloquer l'accès aux réseaux sociaux qui sont discriminatoires à l'égard des médias d'État,
elle prolonge jusqu'au 15 mai le ralentissement punitif imposé à Twitter

Depuis une décennie, le Kremlin cherche à contrôler l'information en ligne en censurant ou en supprimant des contenus et en bloquant complètement l'accès à Internet. Cette fois, les autorités russes s'attaquent de manière agressive aux plateformes de réseaux sociaux qui sont dominées par des entreprises américaines. Le mois dernier, les utilisateurs ont constaté que le chargement des photos et des vidéos sur Twitter était plus lent que d'habitude en Russie. Cependant, il ne s'agissait pas d'une défaillance du réseau ou d'une erreur de serveur, mais d'une action délibérée du régulateur d’Internet russe, Roskomnadzor, visant à limiter le trafic vers Twitter.

L’autorité de régulation russe a resserré la plateforme américaine en représailles à ce qu'elle a décrit comme un échec dans la suppression de milliers de posts qui « encouragent le suicide des mineurs et contiennent de la pornographie enfantine ainsi que des informations sur la consommation de drogues ». Cette mesure est intervenue après que les autorités russes eurent accusé Twitter et d'autres réseaux sociaux en janvier de ne pas avoir supprimé des messages incitant les enfants à participer à des manifestations antigouvernementales.


En janvier et février, la Fondation anticorruption de Russie a organisé des manifestations dans des dizaines de villes, et présentées en direct sur Facebook et sur le réseau social russe VKontakte, pour protester contre l'arrestation de son chef, Alexeï Navalny. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans plus de 100 villes du pays pour demander la libération de cette figure de l'opposition. Une enquête sur YouTube concernant une présumée corruption du président Vladimir Poutine a été vue des dizaines de millions de fois. Navalny a été condamné le 2 février à deux ans et huit mois de prison pour avoir violé sa liberté conditionnelle dans le cadre d'une affaire de détournement de fonds remontant à 2014 et fabriquée de toutes pièces, selon lui.

En décembre, le gouvernement russe a adopté une loi visant à augmenter les amendes infligées aux plateformes en ligne et aux fournisseurs d'accès à Internet qui ne retirent pas les contenus appelant à des activités extrémistes, les informations sur les drogues récréatives et les abus sexuels sur les enfants. Avec cette loi, les entreprises peuvent désormais se voir infliger des amendes représentant entre 10 et 20 % de leur chiffre d'affaires annuel en Russie. Une loi adoptée le même mois a donné à Roskomnadzor le pouvoir de restreindre ou de bloquer totalement les sites Web qui, selon les autorités, sont discriminatoires à l'égard des médias d'État russes.

En réponse à ce ralentissement, Twitter a déclaré qu'elle ne soutenait aucun « comportement illégal » et qu'elle était « profondément préoccupée » par les tentatives du régulateur de bloquer la conversation publique en ligne. Mais le 16 mars, Roskomnadzor a lancé un nouvel avertissement : si Twitter refuse de se conformer à ses demandes de suppression dans un délai d'un mois, le régulateur envisagera de bloquer purement et simplement l'accès au réseau social en Russie. Roskomnadzor, un organe exécutif fédéral fondé en 2008, chargé de veiller à ce que les médias et les communications respectent les lois russes et d'adresser des avertissements aux sources médiatiques qui enfreignent ces lois.

Dans un communiqué publié lundi, l'organisme public de surveillance des communications a déclaré que Twitter avait eu des discussions avec les autorités russes le 1er avril, qui ont abouti à un accord entre les deux parties. L’organisme russe a déclaré qu'elle prolongerait jusqu'au 15 mai le ralentissement punitif imposé à Twitter, tout en reconnaissant que la société américaine avait accéléré la suppression des contenus interdits. Twitter a confirmé les discussions avec la Russie. « Il s'agissait d'une discussion productive sur la façon dont nous pouvons tous deux travailler pour garantir que les rapports sur ces contenus illégaux soient traités rapidement », a également déclaré Twitter dans un communiqué.

Les vastes rassemblements antigouvernementaux du début de l'année semblent avoir franchi la ligne rouge pour Poutine. Ces derniers mois, le président a déclaré que les entreprises technologiques « font concurrence aux États » et que « la société s'effondrera de l'intérieur » si Internet ne respecte pas les règles juridiques et les lois morales de la société.


Alors que le gouvernement a intensifié ses efforts pour contrôler ce à quoi les citoyens peuvent accéder en ligne, il a également plusieurs projets en cours de réalisation qui, selon les experts, font partie d'une stratégie visant à évincer complètement les entreprises technologiques étrangères du marché russe. Depuis le 1er avril, le Roskomnadzor exige que les entreprises technologiques qui vendent des smartphones en Russie invitent les utilisateurs à télécharger des applications approuvées par le gouvernement, notamment des moteurs de recherche, des cartes et des systèmes de paiement.

Pour les militants, cette année ressemble à une répétition de l'histoire. Depuis le début des manifestations de masse contre la fraude électorale organisées par des figures de l'opposition, à l'aide de Facebook et de VKontakte, il y a dix ans, le gouvernement de Poutine a mis au point un ensemble d'outils juridiques et technologiques pour réglementer l'information en ligne, en introduisant des filtres de contenu, des listes de blocage et en imposant des amendes, voire des peines de prison, pour ce qui est publié en ligne.

En 2012, la Russie a commencé à dresser des listes noires et à forcer le retrait de certains sites web, notamment ceux qui donnent des détails sur la façon de se suicider. En 2014, une loi a permis à Roskomnadzor de bloquer l'accès aux médias qui appellent à des émeutes de masse, à des activités extrémistes ou à la participation à des événements publics de masse. Les critiques du gouvernement ont été ciblées ; le blog Live Journal de Navalny, qui publiait des enquêtes sur la corruption dans la politique russe, et d'autres sites d'opposition politique ont été bloqués (Roskomnadzor a déclaré qu'ils étaient interdits pour avoir appelé les gens à participer illégalement à des événements de masse).

Plus récemment, la Russie a initié des coupures de réseaux régionaux. En octobre 2018, le gouvernement russe a coupé le service de données mobiles dans la région d'Ingouchie, dans le sud-ouest de la Russie, lors des manifestations politiques. La première coupure d'Internet de ce type dans le pays. En août 2019, le gouvernement a bloqué Internet pendant des manifestations à Moscou, dans ce que la société de protection d'Internet, un groupe de défense des droits numériques, a déclaré être la première coupure de ce type imposée par l'État dans la capitale.

Puis, en novembre 2019, le Kremlin a entrepris la démarche la plus controversée à ce jour pour contrôler l'infrastructure Internet du pays avec la loi dite sovereign Internet ou Internet souverain. Une série d'amendements aux lois existantes a théoriquement permis aux autorités russes d'isoler le RuNet, une sorte d'intranet national destiné à garantir le fonctionnement de l'infrastructure technologique (en particulier les télécommunications et le système financier) au cas où quelque chose d'« extraordinaire » se produirait. Il permet aux autorités russes de contrôler les flux de données entrant et sortant du pays.


Dans une note explicative sur la nouvelle loi, le corps législatif russe a déclaré qu'elle avait été créée à la lumière de la « nature agressive de la stratégie nationale de cybersécurité des États-Unis », dans laquelle les États-Unis menacent de punir des pays comme la Russie, la Chine, l'Iran et la Corée du Nord s'ils utilisent des outils cybernétiques pour « dégrader » leur économie et leur démocratie, et voler leur propriété intellectuelle. Le législateur russe a affirmé que la Russie devait prendre « des mesures de protection pour assurer le fonctionnement stable et à long terme d’Internet en Russie, et pour accroître la fiabilité des ressources Internet russes ».

La loi sur l’Internet souverain exige des fournisseurs d'accès à Internet (FAI) qu'ils installent des équipements d'inspection approfondie de paquets, qui ont été utilisés par certains pays, comme la Chine, pour la censure. L'équipement d'inspection approfondie des paquets permet à la Russie de contourner les fournisseurs, de bloquer automatiquement le contenu interdit par le gouvernement et de réacheminer le trafic internet.

Selon Alena Epifanova, chercheuse au Conseil allemand des relations étrangères, les principaux fournisseurs d'accès Internet russes ont désormais installé des équipements d'inspection approfondie de paquets. Mais personne ne sait si et quand la Russie sera en mesure de couper son Internet du web mondial. Selon certains analystes, la Russie n'a pas encore la capacité technologique de créer un Grand Pare-feu à la Chinoise. Contrairement à la Chine, qui a très tôt placé les fournisseurs d'accès à Internet sous le contrôle de l'État, la Russie est profondément intégrée au réseau mondial et bénéficie d'un Internet largement libre depuis des décennies.

Le gouvernement russe tente de contrôler les informations provenant de Russie, il a essayé de limiter ce qui est accessible en Russie depuis l'étranger. Il a également exigé aux moteurs de recherche, dont Google, de supprimer certains résultats et aux réseaux sociaux de stocker les données de leurs utilisateurs sur des serveurs situés en Russie. Roskomnadzor a infligé à Google une amende de 41 000 dollars pour ne pas avoir supprimé les contenus interdits par les autorités en 2020. Roskomnadzor a bloqué LinkedIn en 2016 et a infligé à Twitter et Facebook une amende de 53 000 dollars en 2020 pour ne pas avoir stocké les données des utilisateurs en Russie.

YouTube, où Navalny et son groupe postent la plupart de leurs vidéos d'investigation, a refusé d'obtempérer. Résultat des courses, la Russie a fait monter les enchères. Après que Roskomnadzor a menacé de poursuivre les sites de réseaux sociaux pour avoir encouragé les mineurs à rejoindre les manifestations de janvier, le régulateur a déclaré que TikTok avait supprimé 38 % de son contenu, tandis que YouTube et le site de réseaux sociaux russe VKontakte en ont supprimé la moitié. Twitter, Google et Facebook font chacun l'objet de trois procédures en justice. Pour chaque violation, ils risquent une amende pouvant aller jusqu'à 54000 dollars. Des poursuites ont également été engagées contre TikTok et Telegram.


Les autorités s'efforcent désormais non seulement de réduire l'influence des entreprises technologiques étrangères, mais aussi de les obliger à promouvoir les services russes, comme le montre la nouvelle réglementation imposant l'installation d'applications approuvées par le gouvernement sur tous les nouveaux smartphones. Apple a donné son accord et c'est la première fois que la société offrira aux utilisateurs la possibilité d'installer des logiciels extérieurs sur ses appareils au moment de la configuration.

Bien que certains estiment que l'idée derrière ce projet est de décourager les Russes dans l’utilisation des réseaux sociaux étrangers tels que TikTok, Tretyak, du groupe de défense des droits numériques Roskomsvoboda, estime qu'il s'agit d'une politique raisonnable visant à protéger les applications russes qui sont déjà utilisées par la majorité des Russes. Un Wikipedia russe devrait être lancé en 2023 afin que les Russes aient accès à des informations mieux contrôlées sur leur pays.

L'ancien président russe Dmitri Medvedev avait déclaré en début février que la Russie était « prête » à se déconnecter de l'Internet mondial si nécessaire. Mais bien que le pays ait cette capacité, Medvedev, qui est actuellement vice-président du Conseil de sécurité russe, dit qu'il ne voit aucune raison à cela, et que ce serait une « épée à double tranchant ». La déclaration avait été faite à Interfax, une agence de presse privée russe située à Moscou. La Russie est « légalement et technologiquement » prête à se déconnecter de l'Internet mondial si nécessaire, a déclaré l'ancien président. Le pays aurait également développé la capacité de se déconnecter du système mondial de paiements SWIFT.

Comme contre-mesure, les citoyens ordinaires cherchent de plus en plus à échapper aux contrôles de l'État sur Internet. Roskomsvoboda et le Centre de protection de l'Internet, basés à Moscou, font partie des groupes et des militants des droits numériques qui consacrent des ressources à aider les Russes à contourner les nouvelles restrictions. Le site web de Roskomsvoboda propose une liste de toutes les ressources en ligne bloquées en Russie, des instructions sur la manière de contourner les interdictions en ligne et des informations sur la réglementation de l'Internet dans le pays.

Le groupe tient également une liste publique de réseaux privés virtuels (VPN) fiables, qui permettent aux utilisateurs d'accéder aux sites web bloqués. Toutefois, le gouvernement a également exigé de certains fournisseurs populaires qu'ils bloquent l'accès aux sites figurant sur la liste noire. Vladislav Zdolnikov, un spécialiste en informatique, gère une chaîne Telegram qui explique les dernières évolutions de la réglementation russe de l'Internet et recommande des outils de contournement.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi :

La Russie est « prête » à se déconnecter de l'Internet mondial, selon l'ex-président Medvedev, même s'il n'y a pour l'instant aucune raison de le faire

La Russie teste avec succès son Internet souverain, une alternative nationale à l'Internet mondial, d'après une annonce de son gouvernement

La Russie prévoit d'infliger des amendes pour les citoyens qui utiliseront l'internet StarLink d'Elon Musk ; la Russie planifie son propre Internet à partir du plan spatial, appelé "Sphère"

Poutine signe la loi Runet qui permet de couper l'internet russe du reste du monde, elle entrera en vigueur en novembre

La Russie va se déconnecter d'Internet dans le cadre d'un test planifié, en vue des préparatifs contre une éventuelle guerre cybernétique
12  0 
Avatar de Jeff_67
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 10:52
Twitter est une fabrique à imbéciles. On devrait nous aussi en bloquer l'accès pour le bien de notre pays.
10  0 
Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 02/02/2021 à 20:42
On peut vouloir une souveraineté que l'on soit une dictature ou non. Là n'est pas le sujet.
9  0 
Avatar de Jeff_67
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 11:09
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si tu ignores les tendances et que tu suis des comptes intéressants, tu peux éviter ce problème.
Mais c'est vrai que parfois Twitter a posé problème, surtout chez des pré-adolescents.
Oui enfin, l'intelligence émerge quand-même rarement de la pensée en 250 signes.
9  0 
Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 02/07/2021 à 11:20
Poutine renforce le contrôle d'Internet et signe une loi obligeant les géants étrangers des médias sociaux à établira des succursales
sur le territoire russe

Le président russe Vladimir Poutine a promulgué un projet de loi qui oblige les entreprises étrangères du secteur des technologies de l'information à créer des unités locales sous peine de sanctions, y compris une éventuelle interdiction, alors que Moscou continue de tenter de renforcer son contrôle sur le flux d'informations sur Internet. Le projet de loi, signé par M. Poutine le 1er juillet dernier et placé sur le site officiel d'information juridique, oblige les sociétés informatiques étrangères dont l'audience quotidienne est d'au moins 500 000 personnes à créer en Russie des succursales à part entière qui seraient « responsables des violations de la législation russe ». Selon la loi, les propriétaires de ces services Internet devront établir des entités juridiques dans le pays à partir du 1er janvier 2022.


Une nouvelle loi russe obligera les grandes entreprises de médias sociaux à ouvrir des bureaux en Russie si elles ne veulent pas s'exposer à des interdictions de publicité ou à d'autres sanctions. La loi a été signée par le président Vladimir Poutine hier et s'appliquera aux entreprises étrangères qui « exercent des activités sur Internet en Russie ». Les succursales établies devront « représenter pleinement les intérêts des sociétés mères » et assumer la responsabilité de toute violation de la législation russe par les géants de la technologie.

Que doivent faire Google, Facebook et Twitter maintenant ?

Les sociétés informatiques seront donc obligées de se conformer à la législation russe, conformément à la nouvelle loi. À ce titre, elles devront restreindre les informations qui enfreignent la loi en Russie. Elles devront également enregistrer un compte personnel sur le site officiel du Service fédéral de supervision des communications, des technologies de l'information et des médias (Roskomnadzor) et établir un formulaire de communication avec les citoyens et les autorités russes.. Si elles ne le font pas, Moscou sera libre de bloquer totalement ou partiellement leurs services dans le pays comme mesure de dernier recours, indique le document.

Les entreprises qui seront soumises à la nouvelle législation sont celles qui diffusent des informations en langue russe (ou dans celles parlées par les peuples de Russie), qui font la promotion de publicités ciblant les citoyens russes ou qui « traitent des informations » provenant de ces derniers ; et celles qui reçoivent de l'argent de citoyens russes.

Le gouvernement russe a cherché à freiner l'influence de la Big Tech dans le pays. En 2019, il a introduit une loi qui obligeait les fabricants d'appareils à préinstaller des applications de fabrication russe sur les smartphones, les téléviseurs et les ordinateurs (Apple étant autorisé à montrer plutôt les applications aux utilisateurs pendant le processus de configuration). Une foule de grandes entreprises technologiques, dont Facebook et Google, font également l'objet d'accusations dans le pays pour n'avoir prétendument pas supprimé le contenu illégal de leurs services.

Les entreprises étrangères ayant des bureaux locaux donnent aux gouvernements plus de poids lorsqu'il s'agit de faire appliquer leurs règles et réglementations, alors qu'ils auraient autrement moins d'outils pour le faire. Par exemple, en mai, les bureaux indiens de Twitter ont été perquisitionnés par la police après que le réseau social a apposé le label "média manipulé" sur le tweet d'un politicien.

Selon les auteurs du projet de loi, la nouvelle mesure pourrait toucher non seulement les moteurs de recherche (Google, Bing) ou les services de médias et messageries populaires (Facebook, Instargam, Telegram, Twitter ou Gmail), mais même les sites d'achat en ligne tels qu'Amazon, Ikea et Iherb. Le président Poutine a déclaré mercredi, lors d'une séance de questions-réponses organisée par Direct Line, que Moscou ne prévoyait pas de bloquer les sites de médias sociaux populaires tels que Facebook, Twitter et TikTok. Il a toutefois déclaré qu'il était « problématique » que ces services « refusent de se conformer à nos exigences et aux lois russes ».

La nouvelle loi intervient alors qu'Internet gagne rapidement en influence en Russie, offrant un canal pour contester le discours du Kremlin et incitant Poutine à tourner son regard vers les entreprises de médias sociaux. En 2019, la Russie a adopté une loi sur l'Internet souverain qui donne aux responsables des pouvoirs étendus pour restreindre le trafic en ligne, jusqu'à isoler le pays des connexions Internet transfrontalières en cas d'urgence nationale. Moscou a averti à plusieurs reprises qu'elle était prête à utiliser la loi Internet souverain si les troubles prenaient une ampleur sérieuse.

En janvier et début février, des plateformes telles que Facebook, YouTube et TikTok ont joué un rôle majeur dans la promotion d'une série de rassemblements antigouvernementaux massifs à Moscou et ailleurs, et ont marqué le début d'une intensification des efforts visant à contrôler ce qui apparaît en ligne en Russie.

Source : Nouvelle loi russe

Et vous ?

Quel est votre sur le sujet ?

Voir aussi :

La Russie envisage de bloquer l'accès aux réseaux sociaux qui sont discriminatoires à l'égard des médias d'État, elle prolonge jusqu'au 15 mai le ralentissement punitif imposé à Twitter

La Russie entame une procédure contre Google pour violation de la loi sur les données personnelles, et attend les réponses de Facebook et Twitter sur une demande de localisation de données similaires

Le responsable sécurité de la Russie déclare que Moscou va coopérer avec les USA contre les pirates informatiques : objectif atteignable avec un peu de volonté des parties ? Utopie ?

Un tribunal russe inflige une amende à Google et Facebook pour ne pas avoir supprimé des contenus jugés illégaux par Moscou

Moscou va obliger les entreprises de l'Internet à stocker leurs données en Russie, une nouvelle loi adoptée par le pays
7  0 
Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 06/02/2021 à 12:40
Et quel est le rapport avec le sujet : la russie est prête à se déconnecter de l'internet mondial ?
6  0 
Avatar de marsupial
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 02/05/2019 à 18:50
Pourquoi les US couperaient internet à la Russie ? La NSA reste trop friande d'informations. C'est un concours entre paranoïaque. Mais chiche en 2021, on teste le runet.

Sur le plan des libertés, ce ne sont pas les dictatures qui m'inquiètent mais bien les dites démocraties qui pourraient s'en inspirer.
6  1 
Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 26/05/2021 à 11:16
Un tribunal russe inflige une amende à Google et Facebook pour ne pas avoir supprimé des contenus jugés illégaux
par Moscou

Un tribunal russe a annoncé hier qu'il avait infligé une amende aux géants américains de la technologie Google et Facebook pour ne pas avoir supprimé des contenus jugés illégaux par Moscou. Ce qui constitue le dernier développement en date dans l'escalade du bras de fer entre la Russie et les grandes entreprises technologiques. Cette décision intervient peu après que Roskomnadzor, l'organisme russe de surveillance des médias, ait déclaré avoir donné 24 heures à Google pour supprimer les vidéos contenant de la drogue, de la violence et de l'extrémisme. La Russie a menacé de ralentir le trafic des vitesses d'accès à Internet pour les utilisateurs qui tentent d'accéder à Google sur son territoire.

D’après Reuters, Facebook a été condamné à une amende de 26 millions de roubles (environ 290 000 euros), sur la base de huit chefs d'accusation distincts, tandis que Google a été condamné à payer un total de 6 millions de roubles (environ 67 000 euros) pour trois infractions différentes (le tribunal lui a infligé trois amendes distinctes de 2 millions de roubles). Les deux sociétés se sont rendues coupables d'infractions administratives, a indiqué le tribunal du district de Tagansky de Moscou. Cette décision intervient peu après que Roskomnadzor, l'organisme russe de surveillance des médias, a déclaré avoir donné à Google 24 heures pour supprimer les vidéos contenant des drogues, de la violence et de l'extrémisme.


Dans une déclaration rapportée par TASS (Telegrafnoïe aguentstvo Sovietskovo Soïouza), une agence de presse publique russe, l'organisme de surveillance a déclaré que Google n'avait pas supprimé les liens vers des pages contenant des « informations interdites ». Roskomnadzor a déclaré avoir envoyé à Google plus de 26 000 avis de suppression de ce qu'il considère comme des « informations illégales ». Le régulateur a également déclaré que YouTube, qui appartient à Google, n'a pas supprimé environ 5 000 vidéos interdites. Parmi celles-ci, 3 500 comprendraient des appels à l'extrémisme.

Selon des documents judiciaires de Moscou, Google poursuivrait Roskomnadzor pour avoir exigé le retrait de contenus illicites. L'affaire concerne douze vidéos YouTube qui encouragent notamment les mineurs à participer à des manifestations non autorisées en janvier dernier, en soutien à Alexei Navalny, critique du Kremlin emprisonné. Navalny compte plus de 6,5 millions d'abonnés sur YouTube et publie régulièrement des vidéos sur la plateforme pour exprimer son opposition au président Vladimir Poutine et au gouvernement russe.

Ces amendes interviennent dans le cadre d'un conflit plus large entre Moscou et Google. Lundi, l'organisme russe de surveillance des communications a prévenu que Moscou pourrait éventuellement ralentir le trafic de la société dans le pays si celle-ci ne supprimait pas les contenus interdits. Les fournisseurs d'accès à Internet en Russie peuvent limiter ou bloquer le flux de données vers les sites web, ce qui ralentit les connexions lors de l'accès à certaines pages.

Dans son rapport de transparence, Google indique le nombre de demandes de suppression émanant du gouvernement qu'il reçoit sur des périodes de six mois. Les demandes vont des allégations de diffamation aux allégations selon lesquelles le contenu viole les lois locales interdisant les discours haineux ou le contenu pour adultes. Toutefois, les lois relatives à ces questions varient selon les pays et les régions et Google doit souvent attendre une décision de justice avant de pouvoir répondre à la demande.

En mars, la Russie a déclaré qu'elle allait ralentir la vitesse d'accès à l'Internet pour les utilisateurs qui tentent d'accéder à Twitter après avoir jugé que le géant des médias sociaux n'avait pas supprimé les contenus illégaux de sa plateforme. L'État a en effet fait usage de ces pouvoirs, pour restreindre l'accès à Twitter après que Roskomnadzor a déclaré qu'il n'avait pas réussi à supprimer environ 3 000 messages.

Google a déposé sa plainte le 23 avril, selon des documents de la Cour d'arbitrage de Moscou, mais elle n'a été acceptée que le 11 mai, après que certains problèmes administratifs ont été réglés. Une audience est prévue pour le 14 juillet.

Sources : Reuters, Tass, Rapport de transparence

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet?

Voir aussi :

La Russie envisage de bloquer l'accès aux réseaux sociaux qui sont discriminatoires à l'égard des médias d'État, elle prolonge jusqu'au 15 mai le ralentissement punitif imposé à Twitter

La Russie est « prête » à se déconnecter de l'Internet mondial, selon l'ex-président Medvedev, même s'il n'y a pour l'instant aucune raison de le faire

La Russie teste avec succès son Internet souverain, une alternative nationale à l'Internet mondial, d'après une annonce de son gouvernement

La Russie prévoit d'infliger des amendes pour les citoyens qui utiliseront l'Internet StarLink d'Elon Musk*; la Russie planifie son propre Internet à partir du plan spatial, appelé "Sphère"

La Russie va se déconnecter d'Internet dans le cadre d'un test planifié, en vue des préparatifs contre une éventuelle guerre cybernétique
5  0 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 8:59
Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Cette fois, les autorités russes s'attaquent de manière agressive aux plateformes de réseaux sociaux qui sont dominées par des entreprises américaines.
Les réseaux sociaux US peuvent influencer les électeurs Russes en mettant en avant les propos anti Poutine et le candidat pro USA.
C'est un peu à cause de ces réseaux sociaux si Biden est au pouvoir aux USA aujourd'hui.
Ceux qui dirigent Twitter et Facebook ont un pouvoir de propagande incroyable, en utilisant les algorithmes ils peuvent promouvoir les idées qu'ils veulent.

Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Ces derniers mois, le président a déclaré que les entreprises technologiques « font concurrence aux États » et que « la société s'effondrera de l'intérieur » si Internet ne respecte pas les règles juridiques et les lois morales de la société.
Les réseaux sociaux contrôlés peuvent avoir le même pouvoir de manipulation que les grands médias.
Il y a des pays qui interdisent (ou au moins surveillent) les médias étrangers, c'est presque le cas en France avec certains médias. Par exemple les journalistes de RT et Sputnik ont parfois été refoulés par l'Élysée :
Macron, Sputnik et Russia Today: Récit d'un conflit en cinq actes
Mais par contre le gouvernement tolère l'empire médiatique de Patrick Drahi, qui est israélien.
Patrick Drahi
En 2014, une polémique quant à sa double nationalité secoue certains médias. Selon Challenges, l'avocat de Patrick Drahi a déclaré que celui-ci possède exclusivement la nationalité israélienne et qu'il a demandé la perte de sa nationalité française, mais son entourage infirme cette déclaration. La plupart des médias le décrivent comme un homme d'affaires franco-israélien.
BFM TV, RMC, i24News, CNews doivent être considérés comme des médias israélien.
6  2 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 11:47
Citation Envoyé par Jeff_67 Voir le message
l'intelligence émerge quand-même rarement
Il est également possible de raconter de la merde pendant des centaines de pages… De toute façon le but ce n'est pas de présenter une thèse. Cela dit il doit y avoir des milliers de comptes de scientifiques, d'universités, etc, qui partagent un tweet quand un nouvel article est publié.

Par exemple si quelqu'un aime la Nasa, il peut suivre le compte Twitter de la Nasa :
http://twitter.com/NASA

On peut trouver plein de choses sur Twitter :
Centre national de la recherche scientifique
Institut national de la recherche scientifique

Tu peux même suivre l'actualité si tu veux :
Agence France-Presse

Sur Twitter on peut trouver du contenu intéressant.
Le danger c'est quand ça parle de politique, les chefs de Twitter et Facebook peuvent manipuler l'opinion publique grâce aux algorithmes. Ils font la promotion de leur idéologie "progressiste". (ce qui sert à créer des divisons)
6  2