
Il est attendu de la 5G un monde technologique meilleur que tout ce que nous avons connu jusqu’ici. Les débits de données de cette technologie de la cinquième génération sont susceptibles de répondre à la demande croissante de données avec l'essor des smartphones et autres gadgets connectés. Ce type de réseau devrait favoriser le cloud computing, l'intégration et l'interopérabilité des objets communicants et des smartgrids (réseaux électriques intelligents) et bien d’autres réseaux dits intelligents, dans un environnement domotisé. Selon d’autres rapports, la 5G pourrait également développer l'imagerie 3D ou l'holographie, le datamining, la gestion du Big Data et de l’IoT – Internet des objets. D'autres applications concernent les jeux interactifs et multijoueurs complexes, la traduction automatique et bien d’autres encore.
Dans de nombreux pays du monde, l’industrie des télécommunications et les gouvernements se dépêchent de mettre en place l’infrastructure nécessaire pour permettre le fonctionnement de la cinquième génération des réseaux de télécommunication. Mais, en marge de toute cette frénésie, certains personnes ou groupes de personnes restent inquiets face aux conséquences néfastes que cette nouvelle technologie pourrait avoir sur la santé humaine.
Le dernier appel qui émet de telles inquiétudes sur la technologie 5G est une analyse scientifique baptisée « Le déploiement de la 5G entraînera une augmentation massive de l’exposition involontaire et incontournable au rayonnement du sans-fil » publiée par 5G Space Appeal. Il a été lancé en ligne le 29 mars dernier par un collectif scientifique composé de médecins, scientifiques, membres d’organisations environnementales et citoyens de 168 pays qui s’inquiète des conséquences que pourraient avoir le déploiement massif de la 5G sur l’humanité et l’environnement, même si nous ne sommes qu’à la phase pilote de ce déploiement et par conséquent, il serait impossible pour la majorité des opérateurs de télécommunication d’estimer le rayonnement des antennes requises pour le fonctionnement de la 5G, d’après The Brussels Times.
« À l’Organisation des Nations Unies, à l’OMS, à l’Union européenne, au Conseil de l’Europe et aux gouvernements de tous les pays, nous soussignés, médecins, scientifiques, membres d’organisations environnementales et citoyens de 168 pays (au 29 mars 2019), demandons urgemment l’arrêt du déploiement du réseau sans fil de 5G (cinquième génération) y compris depuis les satellites spatiaux. En effet, la 5G entraînera une augmentation considérable de l’exposition au rayonnement de radiofréquence, qui s’ajoutera au rayonnement induit par les réseaux de télécommunications 2G, 3G et 4G déjà en place », a écrit ce collectif scientifique dans son appel.
Selon l’analyse scientifique, les effets nocifs des radiations de fréquence sont accablants et les expériences sur les êtres humains sous-jacentes au déploiement de la 5G sont considérées comme un crime. « Or on a déjà la preuve des effets nocifs du rayonnement de radiofréquence pour les êtres humains et l’environnement. Le déploiement de la 5G revient à mener des expériences sur les êtres humains et l’environnement, ce qui est considéré comme un crime en vertu du droit international. »
Cette préoccupation concernant les effets pervers de la 5G avait déjà été soulevée par des personnes et des organisations. Pendant que la Commission européenne s’active à assurer un déploiement à grande échelle et sécurisé de la 5G, à Bruxelles, le projet pilote qui est censé aboutir à la mise en place effective de la technologie 5G aurait été interrompu en raison des effets de radiation jugés trop dangereux pour la population. La ministre de l'Environnement, Céline Fremault, a déclaré : « Je ne peux pas accepter une telle technologie si les normes de radiation, qui doivent protéger les citoyens, ne sont pas respectées. Les Bruxellois ne sont pas des cobayes dont la santé peut être vendue à profit. Nous ne pouvons rien laisser au doute ».
Selon l’analyse scientifique publiée sur la 5G Space Appeal, le déploiement de la 5G auquel s’affairent les entreprises de télécommunications et les gouvernements à l’échelle mondiale produira ce qui est considéré comme un changement sociétal sans précédent à l’échelle mondiale. En effet, la 5G va introduire des maisons « intelligentes », des entreprises « intelligentes », des autoroutes « intelligentes », des villes « intelligentes » et des voitures autonomes.
D’après l’appel, tout ce que nous achetons et possédons, depuis les réfrigérateurs et les machines à laver jusqu’aux cartons de lait, en passant par les brosses à cheveux et les couches pour bébés, contiendra des antennes et des micropuces et sera connecté sans fil à l’internet. Ce qui veut dire que toute personne sur terre aura accès instantanément à des communications sans fil à très haut débit et à faible latence, même ceux qui sont contre ce déploiement, et ce dans les coins les plus reculés de la planète, jusque dans les forêts pluviales, au milieu de l’océan et dans l’antarctique.
Les conséquences du déploiement à grande échelle de la 5G
Et selon le collectif scientifique, ce large accès aux communications sans fil ne se fera pas sans conséquence. En effet, ces plans pour la 5G risquent d’avoir des effets graves et irréversibles sur les êtres humains et des dommages permanents à tous les écosystèmes terrestres. « Ce que la plupart des gens ignorent, c’est que cette nouvelle réalité entraînera aussi un changement environnemental sans précédent à l’échelle planétaire. Il est impossible d’imaginer la densité prévue des émetteurs de radiofréquences. Outre les millions de nouvelles stations de base terrestres 5G qui seront installées et les 20.000 nouveaux satellites qui seront lancés dans l’espace, 200 milliards d’objets émetteurs, selon nos estimations, feront partie de l’internet des objets d’ici 2020, et un billion (mille milliards) d’objets quelques années plus tard », selon le collectif.
Il va falloir attendre le déploiement de la 5G à grande échelle en 2020 pour voir ce qu’il en ait réellement, mais pour l’heure, le défit des gouvernements n’est apparemment pas le bien-être de l’environnement, mais plutôt mettre tout en œuvre pour ne pas prendre du retard sur cette révolution technologique numérique que représente la 5G qui devrait changer profondément nos manières de communiquer.
Pourtant, selon l’analyse, malgré le refus généralisé, les preuves accablantes que le rayonnement des radiofréquences est nuisible à la vie existent. « Les données cliniques accumulées sur des personnes malades ou ayant des troubles de santé, les preuves expérimentales de dommages à l’ADN, aux cellules et aux organes d’une grande variété de végétaux et d’animaux et les données épidémiologiques qui prouvent que les grandes maladies de la civilisation moderne — le cancer, les maladies du cœur et le diabète — sont en grande partie provoquées par la pollution électromagnétique, constituent un corpus de plus de 10.000 études publiées dans des revues dotées de comités de lecture. »
Arthur Robert Firstenberg, auteur et militant américain qui s'intéresse au rayonnement électromagnétique et à la santé et fondateur du groupe de campagne indépendant Cell Phone Phone Task Force, a décrit le déploiement de la 5G comme une « expérience sanitaire de grande envergure » qui pourrait « devenir une catastrophe mondiale ». Il a affirmé que le très haut débit pourrait provoquer le cancer chez l’homme et la faune et pourrait aussi exacerber les symptômes de l’hypersensibilité électromagnétique. Il avait même lancé une pétition qui avait récolté environ 40 mille signatures pour tenter d’arrêter le développement de la 5G aux États-Unis, mais son action n’a abouti à rien.
Selon l’analyse du collectif scientifique, si les plans de déploiement de la 5G à l’échelle mondiale est un succès, aucun humain, aucun animal ni aucun végétal, où qu’il soit sur la planète Terre, « ne pourra se soustraire à une exposition, 24 heures sur 24 et 365...
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