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Blackout en Iran : l'application de messagerie Briar continue de faire circuler l'information malgré la coupure d'internet
En s'appuyant sur le Bluetooth et le Wi-Fi comme canaux de secours

Le , par Stéphane le calme

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Blackout en Iran : l'application de messagerie Briar continue de faire circuler l’information malgré la coupure d'internet,
en s'appuyant sur le Bluetooth et le Wi-Fi comme canaux de secours

Quand les gouvernements ou les opérateurs interrompent l’accès à Internet, comme cela s’est produit à plusieurs reprises en Iran lors de mouvements sociaux ou de tensions politiques, les citoyens perdent leur moyen principal de communication. Dans ces contextes où les réseaux cellulaires et Internet sont coupés, les applications classiques comme WhatsApp ou Telegram deviennent inutilisables parce qu’elles dépendent de serveurs centralisés et de l’infrastructure Internet. C’est ici que Briar entre en jeu : une application de messagerie conçue pour fonctionner sans serveurs centraux, sans besoin d’accès Internet, grâce à des communications directes entre appareils via Bluetooth et Wi-Fi.

Le régime iranien a une fois de plus plongé le pays dans un isolement numérique quasi total en coupant l'accès à Internet pour ses 85 millions d'habitants, alors que les manifestations anti-gouvernementales alimentées par la détérioration de la situation économique s'intensifient. Des rapports révèlent même que l'Iran a déployé des brouilleurs militaires pour empêcher l'accès au service satellite Starlink. Ces mesures, qui suivent un schéma déjà utilisé par le régime lors de précédents troubles, limite la capacité des Iraniens à communiquer avec l'extérieur et à documenter les événements sur le terrain, un cauchemar pour les manifestants, les militants et les libertés.

C'est dans ce contexte qu'est évoqué Briar. Il s'agit d'un système de messagerie pair à pair (peer-to-peer) dans lequel les messages ne transitent pas par un serveur unique mais passent directement d’appareil à appareil lorsque deux utilisateurs sont à portée. Cette caractéristique rend l’application particulièrement adaptée aux environnements où les infrastructures réseaux sont surveillées, restreintes ou coupées.

Principe technique : Bluetooth et Wi-Fi comme canaux de secours

Une des innovations clés de Briar est sa capacité à synchroniser des messages directement entre téléphones via Bluetooth et Wi-Fi lorsque l’internet n’est pas disponible. Contrairement aux applications traditionnelles qui requièrent une connexion à un serveur distant, Briar utilise des radios standards des téléphones pour établir des connexions locales.

Dans ce mode, le fonctionnement est basé sur une forme de réseau maillé ad hoc : chaque appareil ne se contente pas d’envoyer des messages à un seul autre appareil, il peut aussi relayer les messages entre différents utilisateurs. Imaginez une chaîne de personnes se passant un message à voix basse dans une pièce : chaque individu transmet l’information un peu plus loin, ce qui permet au message d’atteindre quelqu’un qui n’était pas dans la portée initiale Bluetooth. De cette manière, même si une partie des utilisateurs est dispersée, le réseau peut s’étendre et couvrir des zones plus larges.

Le Wi-Fi est aussi utilisé en mode direct (Wi-Fi Direct ou ad hoc) pour établir des liaisons plus rapides et plus larges entre appareils à proximité immédiate. Ce dualisme Bluetooth/Wi-Fi rend Briar plus flexible : Bluetooth sert de mode de base pour une portée modérée, tandis que Wi-Fi permet des transferts plus rapides sur de plus longues distances locales.

Briar utilise la suite de protocoles Bramble (Bramble Handshake Protocol, Bramble QR Code Protocol, Bramble Rendezvous Protocol, Bramble Synchronisation Protocol, Bramble Transport Protocol) spécialement conçue pour les réseaux tolérants aux délais.


Sous le capot de Briar : comment la messagerie survit quand le réseau disparaît

Lorsque l’on parle de Briar, il est tentant de résumer l’application à une promesse simple : continuer à discuter quand Internet est coupé. En réalité, la mécanique interne est bien plus intéressante, car elle repose sur une combinaison de choix architecturaux rarement réunis dans une application grand public. Le projet, porté par le Briar Project, a été pensé dès l’origine pour fonctionner dans des environnements hostiles : surveillance étatique, coupures totales du réseau, filtrage massif du trafic et répression ciblée des outils de communication.

Une architecture pair à pair sans serveur central

Le cœur technique de Briar repose sur une architecture strictement pair à pair. Aucun serveur central ne stocke les messages, ne gère les comptes ou ne maintient un annuaire global des utilisateurs. Chaque appareil conserve localement ses conversations, ses forums et ses blogs, et ne communique qu’avec des pairs qu’il connaît déjà.

Ce choix a une conséquence directe : il n’existe pas de point unique à bloquer, à censurer ou à surveiller à grande échelle. Couper Internet, saisir un data center ou forcer un opérateur télécom à filtrer un domaine n’a qu’un impact limité sur un système qui n’en dépend pas structurellement.

Lorsque l’accès à Internet est disponible, Briar peut s’appuyer sur Tor pour masquer les adresses IP et les relations sociales. Mais lorsque ce lien disparaît, l’application bascule automatiquement vers des communications locales.

Bluetooth et Wi-Fi comme colonne vertébrale de secours

Dans un scénario de blackout, Briar exploite deux technologies omniprésentes dans les smartphones : le Bluetooth et le Wi-Fi. Le Bluetooth est utilisé pour établir des connexions à courte portée, typiquement quelques dizaines de mètres, avec une consommation énergétique réduite. Le Wi-Fi, notamment en mode direct ou ad hoc, permet des échanges plus rapides et une portée locale plus large lorsque les conditions le permettent.

D’un point de vue logique, Briar ne considère pas ces canaux comme des réseaux “secondaires”, mais comme des transports alternatifs équivalents à Internet. Les messages sont chiffrés, découpés, stockés et synchronisés de la même manière, quel que soit le médium utilisé. La différence réside uniquement dans la latence et la portée.

Dans un environnement urbain dense, comme certaines villes iraniennes lors de coupures, cette approche permet à des grappes d’utilisateurs de rester connectées localement, même en l’absence totale de réseau mobile ou fixe.

Le principe du réseau maillé humain

Là où Briar devient particulièrement intéressant, c’est dans sa capacité à créer un réseau maillé opportuniste. Chaque téléphone n’est pas seulement un point terminal : il peut aussi servir de relais temporaire pour les messages destinés à d’autres utilisateurs.

Concrètement, un message peut être transmis d’un appareil à un autre lors d’un contact Bluetooth ou Wi-Fi, puis continuer son chemin lorsqu’un des deux croise un troisième utilisateur. Ce modèle, parfois qualifié de “store-and-forward”, repose sur la mobilité humaine plutôt que sur une infrastructure réseau classique.

Dans un contexte de manifestation, de déplacement urbain ou de vie quotidienne, ce mécanisme permet à l’information de circuler lentement mais de manière résiliente, même si aucun lien direct n’existe entre l’émetteur et le destinataire final au moment de l’envoi.

Synchronisation, cohérence et chiffrement

Sur le plan technique, Briar utilise des mécanismes de synchronisation conçus pour fonctionner dans des environnements intermittents. Les messages sont horodatés, signés et chiffrés de bout en bout. Lorsqu’un appareil retrouve un pair connu, il compare son état local et échange uniquement les données manquantes.

Cette logique limite les volumes de données échangées, ce qui est essentiel lorsque les connexions sont brèves ou instables, comme c’est souvent le cas en Bluetooth. Elle garantit également que les messages ne peuvent pas être modifiés ou injectés par un tiers, même si celui-ci parvient à intercepter ou à relayer le trafic.

Le chiffrement est systématique, sans mode dégradé en cas de coupure réseau. Briar part du principe que les situations de blackout sont aussi celles où la surveillance est la plus agressive.


Forums et blogs hors ligne : une dimension souvent ignorée

Un aspect souvent sous-estimé de Briar est sa capacité à héberger des forums et des blogs distribués. Ces espaces de discussion ne sont pas hébergés sur un serveur web, mais répliqués progressivement sur les appareils des membres.

Dans un contexte comme l’Iran, cela signifie qu’un forum local peut continuer à exister, à se synchroniser et à évoluer même sans Internet. Les messages apparaissent au fil des rencontres entre utilisateurs, recréant une forme de média communautaire déconnecté du web classique.

Cette fonctionnalité dépasse la simple messagerie privée et positionne Briar comme un outil de communication collective et d’organisation sociale en environnement contraint.

Avantages dans un blackout internet comme en Iran

En Iran et dans d’autres pays confrontés à des coupures massives d’Internet, Briar permet aux utilisateurs d’envoyer des messages, de participer à des forums décentralisés et même de partager des blogs personnels sans infrastructure centrale. Le manuel officiel explique que si Internet est indisponible, l’application se synchronise via Bluetooth ou Wi-Fi, et lorsque Internet revient, elle peut utiliser le réseau Tor pour protéger encore davantage les relations et les métadonnées des utilisateurs.

Citation Envoyé par Manuel d'utilisation
Briar est une appli de messagerie conçue pour les activistes, les journalistes et quiconque a besoin d’un moyen sécurisé, simple et robuste de communiquer. Contrairement aux applis traditionnelles de messageries, Briar ne dépend pas d’un serveur centralisé. Les messages sont synchronisés directement entre les machines des utilisateurs. Si Internet est inaccessible, Briar peut se synchroniser par Bluetooth ou Wi-Fi, ce qui permet à l’information de circuler lors d’une crise. Si Internet est accessible, Briar peut se synchroniser par le réseau Tor, protégeant ainsi les utilisateurs et leurs relations contre la surveillance.
Cette capacité de résilience est particulièrement importante pour les journalistes, les activistes et tous ceux qui ont besoin de communiquer de façon privée et continue même lorsque l’accès aux réseaux est limité ou surveillé. Briar n’exige pas non plus de numéro de téléphone, d’email ou d’identité centralisée, ce qui réduit les risques d’identification et de censure directe.

Usages concrets et limitations

Cette architecture a des limites qu’il faut reconnaître. La portée physique du Bluetooth et du Wi-Fi impose une densité minimale d’utilisateurs pour que le réseau maillé soit réellement efficace. Dans des zones peu peuplées ou fortement fragmentées, la diffusion des messages peut être lente, voire incomplète. Autre point critique : l’anticipation. Briar doit être installé, configuré et les contacts doivent être ajoutés avant la coupure. Une fois Internet indisponible, il est trop tard pour découvrir l’outil et créer son réseau social de confiance.

Enfin, la consommation énergétique et les contraintes imposées par les systèmes d’exploitation mobiles peuvent limiter l’efficacité du relais permanent, en particulier sur les versions récentes d’Android très agressives en matière d’économie de batterie.

Malgré cette contrainte, l’application a été recommandée et adoptée par des communautés cherchant à maintenir la communication lors d’événements critiques. Contrairement aux radios traditionnelles ou aux talkie-walkie, Briar fonctionne sur des appareils que la plupart des gens possèdent déjà — leur smartphone — ce qui réduit les barrières à l’adoption.

Sécurité, confidentialité et liberté d’expression

Outre sa capacité à opérer sans Internet, Briar intègre un chiffrement de bout en bout de tous les messages et des contenus partagés, ce qui protège non seulement contre les coupures techniques mais aussi contre les interceptions et la surveillance. Les conversations, les forums et les blogs hébergés dans l’application restent cryptés et stockés uniquement sur les appareils des utilisateurs, ce qui renforce la confidentialité et la liberté d’expression.

Ce niveau de sécurité et de résilience a fait de Briar un outil discuté dans les cercles de défense des droits numériques, en particulier dans des contextes où les réseaux peuvent être volontairement perturbés par les autorités.

Source : projet Briar

Et vous ?

Aviez-vous déjà entendu parler de Briar ?

La capacité de Briar à fonctionner sans Internet doit-elle devenir un critère central dans la conception des outils de communication, au même titre que la performance ou l’ergonomie ? Autrement dit, la résilience face aux coupures et à la censure doit-elle primer sur le confort d’usage pour les applications de messagerie modernes ?

Un système sans serveur central, comme Briar, peut-il réellement s’imposer à grande échelle sans poser de nouveaux problèmes de responsabilité, de modération ou de gestion des abus ? Jusqu’où peut-on aller dans la décentralisation sans créer des zones totalement hors contrôle ?

Dans un pays soumis à des coupures répétées comme l’Iran, Briar est-il un outil réellement structurant pour la société civile ou reste-t-il cantonné à des cercles militants et technophiles ? Peut-on mesurer concrètement son impact sur la circulation de l’information ?

Le fait que Briar doive être installé et configuré avant un blackout n’est-il pas son principal talon d’Achille ? Comment démocratiser des outils de crise dans des sociétés où la majorité des utilisateurs ne se prépare pas à la coupure du réseau ?

Voir aussi :

L'Iran coupe l'accès à l'Internet mobile au milieu des manifestations qui secouent le pays, et accuse les États-Unis d'aggraver la crise en assouplissant les sanctions relatives à l'Internet iranien

Elon Musk affirme qu'une centaine de Starlinks sont désormais actifs en Iran, pour faire progresser la liberté d'Internet et la libre circulation de l'information dans le pays

La Chine et L'Iran bloquent respectivement 73 % et 69 % des tentatives de connexion VPN, contre une moyenne mondiale de 8 %, la Russie est classée 10è des pays qui bloquent le plus les VPN

L'Iran a interdit à ses fonctionnaires d'utiliser des appareils connectés à Internet, craignant d'être suivi ou piraté par Israël, ce qui rappelle les explosions des bipeurs piégés par Israël au Liban
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Avatar de noremorse
Membre actif https://www.developpez.com
Le 18/01/2026 à 10:46
On se demande si les pays du sud global encourage les yankees à protester contre leur gouvernement tout en les finançant par les armes
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Avatar de Access_to_folder
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 18/01/2026 à 12:11
Quel est le statut de la légalité d’une réseau type Briar en France ?

Un réseau type mesh me semble-t-il, comme celui utilisé par Briar repose sur des connexions spontanées entre appareils, utilisant des fréquences autorisées comme le Wi Fi ou le Bluetooth. En France, l’usage de ces bandes n’exige aucune autorisation tant que les puissances et normes sont respectées. Le fait que des appareils voisins se détectent ou s’interconnectent ne semble pas constituer pas une “ouverture au public” au sens du droit des communications électroniques. A ma connaissance, pour être considéré comme opérateur (Arcep), il faut fournir un service de communications électroniques au public ou exploiter un réseau ouvert au public, ce qui implique une intention de proposer un service, une organisation, une responsabilité et une certaine continuité. Dans un réseau mesh décentralisé, faut-il alors considérer qu’aucun utilisateur ne fournit un service (pourtant il fourni un maillon à ce système) : chacun n’est qu’un pair qui relaie des paquets sans contrôle, sans garantie, sans contrat et sans gestion d’utilisateurs.
Relayer des données pour un tiers n’est pas me semble-t-il assimilé à une activité d’opérateur, sinon chaque routeur domestique, chaque nœud Tor ou chaque client BitTorrent serait juridiquement un opérateur, ce que je n'ai pas trouvé comme position de l’Arcep (l’Arcep a tranché sur ce sujet ou cela reste une situation floue?). Le droit distingue clairement l’usage d’un réseau et la fourniture d’un service, et un nœud mesh relève de la première catégorie. Le réseau n’a pas d’infrastructure centralisée, pas d’exploitant identifié, pas d’offre commerciale, pas de publicité et pas de responsabilité légale d’interception ou de qualité de service. Le simple fait que d’autres appareils utilisent un nœud comme relais ne te transforme pas en gestionnaire d’un réseau ouvert au public (au sens de l’Arcep qui ne semble pas prévoir justement ce cas de figure), dont le participant ne maîtrise ni l’accès, ni le fonctionnement, ni la continuité.
Pour devenir opérateur, il faudrait installer des points d’accès fixes, annoncer publiquement un service (pourtant en utilisant ce type de réseau on « annonce » au voisinage se proposer en relais), gérer des utilisateurs (même remarque), assurer une disponibilité et organiser une structure, ce qui n’a rien à voir avec l’usage de Briar. Un réseau mesh spontané semble rester un réseau privé même s’il s’inscrit dans un maillage mutualisé, non commercial, et juridiquement assimilé à un usage individuel d’un protocole de communication. En conséquence, un utilisateur de Briar ne semble pas être qualifié actuellement d’opérateur avec les contraintes de l’Arcep, même s’il relaie des données pour des tiers.
Est-ce un vide juridique à combler ou une volonté d’accepter ces réseaux alternatifs ?
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Avatar de noremorse
Membre actif https://www.developpez.com
Le 27/01/2026 à 0:02
« Les premiers jours, le peuple iranien est descendu dans la rue pacifiquement. Le troisième jour, la CIA et le Mossad ont activé leurs cellules en Iran, faisant basculer le processus dans une phase sanglante. »

Starlink était largement utilisé comme outil de communication par le Mossad et la CIA.

L'Iran a détecté la communication en temps réel établie par des agents du Mossad, du MI6 et de la CIA via des routeurs externes, est intervenu à temps et a neutralisé ces réseaux.

Lorsque l'accès à Internet a été coupé, la CIA, le Mossad et d'autres services n'ont plus pu communiquer, même avec leurs éléments restants.

Par conséquent, les frappes aériennes prévues ont dû être annulées.
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Avatar de R136a1
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 06/04/2026 à 23:52
Citation Envoyé par noremorse Voir le message
...et ça emmerde bien les agents CIA/Mossad sur place. Il est prouvé que les USA/Israel ont profité des manifestations de la vie chère pour fournir les armes aux émeutiers violents. Couper la liaison internet, c'est coupé le moyen de communication des terroristes agissant pour le compte des USA/israel
Il n'est rien prouvé du tout pour la simple et bonne raison que ces manifestations étaient spontanées. Depuis 47 ans le peuple iranien vit sous la terreur des assassins, tortionnaires et violeurs de la RI. depuis 47 ils manifestent régulièrement pour demander un changement de régime et depuis 47 ils se font massacrer.

Au minimum 40000 morts en 2 jours, des civils innocents assassinés à l'arme de guerre, enfants, jeunes, femmes et hommes, tout le monde y est passé. Ils ont été jusqu'à entrer dans les hôpitaux pour achever les blessés. Et depuis Janvier, des manifestants arrêtés sont pendus chaque jour. Il y a quelques jours, ils ont pendu une jeune fille de 18 ans parce qu'elle avait allumé une clope en brûlant une photo de Khamenei.

Les iraniens n'ont pas besoin d'être manipulé pour se soulever contre se régime barbare et illégitime. Plutôt que de soutenir les assassins de la RI, vous devriez admirer le courage du peuple iranien.
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Avatar de Access_to_folder
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 27/01/2026 à 5:16
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Tipax, l'une des plus grandes entreprises privées de livraison en Iran, qui traitait environ 320 000 expéditions par jour avant les manifestations, n'en traite plus aujourd'hui que quelques centaines, selon Filterwatch. L'entreprise exploite un réseau logistique national comparable à celui de FedEx sur le marché américain.
L'entreprise n'a visiblement pas travaillé au niveau de son SI les "modes dégradés" pour prendre le relais en cas de défaillance de son moyen de communication principal.
C'est le problème de l'hyper dépendance à internet. Je ne sais si vous vous souvenez, le jour des attaques du 11/09/01, le réseau internet était saturé en France, on attendait les octets tomber un à un sur les modems RTC, heureusement que le minitel était encore opérationnel et permettait d'utiliser par ce biais de nombreux services.
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Avatar de Ryu2000
Inactif https://www.developpez.com
Le 07/04/2026 à 8:41
Citation Envoyé par noremorse Voir le message
Il est prouvé que les USA/Israel ont profité des manifestations de la vie chère pour fournir les armes aux émeutiers violents.
Pour le moment, officiellement Israël et le Mossad n'ont fournit qu'un soutien moral aux manifestants comme ceux de « Femme, Vie, Liberté » (Woman, Life, Freedom).
Israël et le Mossad ont soutenu publiquement ce mouvement. Mais ils n'ont pas reconnu avoir financé le mouvement afin de tenter de renverser le gouvernement en place.

Il est possible qu'Israël orchestre des protestations pour déstabiliser le gouvernement iranien. Il doit y avoir des agents du Mossad en Iran qui s'occupent de ces choses là.
Mais ce n'est pas en encore reconnu officiellement.

De toute façon ça a foiré totalement leur tentative de révolution, le système iranien se trouve renforcé.
Les iraniens comprennent bien que le danger principal c'est Israël et les USA.
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Avatar de noremorse
Membre actif https://www.developpez.com
Le 06/04/2026 à 14:43
...et ça emmerde bien les agents CIA/Mossad sur place. Il est prouvé que les USA/Israel ont profité des manifestations de la vie chère pour fournir les armes aux émeutiers violents. Couper la liaison internet, c'est coupé le moyen de communication des terroristes agissant pour le compte des USA/israel
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