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La proportion mondiale d'utilisation de l'IPv6 toujours en dessous de la barre des 35 % selon Google
La France note 45,04 % d'adoption sur son territoire

Le , par Stéphane le calme

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La proportion mondiale d'utilisation de l'IPv6 toujours en dessous de la barre des 35 % selon Google,
la France note 45,04 % d'adoption sur son territoire

Aujourd'hui, le nombre de dispositifs connectés à Internet (ordinateurs, smartphones, objets connectés) se compte probablement en milliards d'unités. Mais pour s'identifier et communiquer entre eux, ces appareils ont besoin d'une adresse IP unique. Pour rappel, les adresses IP (Internet Protocol) représentent pour les dispositifs connectés à Internet ce que représentent les numéros de téléphone pour les téléphones. Elles leur permettent de communiquer avec les sites web, les services Internet et d’autres dispositifs.

Le protocole le plus utilisé actuellement est l'IPv4. Ce système attribue une série de quatre nombres (chacun allant de 0 à 255) à chaque appareil. Théoriquement, cela limite le nombre d’adresses IP disponibles à seulement 4 milliards. Mais, dans la pratique, il y a une mauvaise allocation qui réduit encore le nombre d’appareils qui peuvent se voir attribuer une adresse IPv4. Avec le succès de l’Internet et ses usages multiples dans l’ère des objets connectés, l’espace d’adressage du protocole IPv4 a donc atteint ses limites et, en 2016, l'IAB (Internet Architecture Board) a annoncé que le pool d'adresses IPv4 non attribuées a été épuisé. La solution aujourd'hui est donc de passer à la nouvelle version du protocole Internet : IPv6.

L’IPv6 permet en effet de remédier au problème d’épuisement des adresses IP avec un espace d’adressage quasi illimité, capable de répondre aux besoins actuels et anticipés. Il permet d’attribuer à chaque terminal ou nœud du réseau une adresse IP individuelle afin de le rendre accessible directement depuis n’importe quel point du réseau Internet. Il offre en plus l’opportunité d’identifier plusieurs « objets matériels ou logiciels » au sein d'un terminal ou serveur donné. Au-delà de sa capacité d’adressage, l’IPv6 intègre de nouvelles fonctionnalités permettant par exemple de simplifier certaines fonctions de la couche réseau, telles que le routage et la mobilité, ou d’assurer nativement une meilleure sécurisation des échanges.

Mais la progression au niveau mondiale est encore lente. En effet, à la date du 16 février 2021, le baromètre de Google a indiqué que 30,8 % des internautes accèdent à ses services via IPv6. Notons qu'à la date du 14 janvier 2019, ce pourcentage était de 22,19 %.

Google recueille en permanence des statistiques relatives à l'adoption de l'IPv6 sur Internet. En publiant ces informations, l’entreprise espère aider les fournisseurs d'accès à Internet, les propriétaires de sites Web et les décideurs durant la mise en place de l'IPv6 dans le secteur.


En Europe, la France est à 45,04 % contre 52,78 % en Allemagne. Il faut noter que le pourcentage en Allemagne est plus élevé que celui des États-Unis qui totalise un déploiement de 46,42 %. Bien entendu le pourcentage est à relativiser dans la mesure où la couverture américaine est beaucoup plus importante que la couverture allemande. Aussi, un plus fort pourcentage d’adoption en Allemagne ne signifie donc pas une quantité d’IPv6 plus importante qu’aux États-Unis.

Mais qu’est-ce qui peut expliquer la lenteur de la transition vers ce protocole ?

Une étude a été menée du fait qu’il y a un besoin de mieux comprendre les motivations économiques derrière la « mise à niveau » de l’IPv4 vers IPv6. L’étude a examiné des données quantitatives sur les niveaux actuels et les tendances de l’adoption de l’IPv6. L’étude s’intitule : « The Hidden Standards War: Economic Factors Affecting IPv6 Deployment », elle cherche à expliquer les données en se basant sur une analyse des motivations économiques affectant les opérateurs de réseau.

L’étude cherche à appréhender plusieurs problématiques, notamment la compétition en cours entre IPv4 et IPv6 qui a de grandes implications sur le futur d’internet selon les auteurs. « Cet internet à standards mixtes constitue-t-il un phénomène de passage, ou bien allons-nous rester coincés dans cette mixité ? S’il s’agit seulement d’une phase transitoire d’une guerre de standards et l’un d’eux va prévaloir, lequel va gagner ? Si IPv6 domine, combien de temps nous faudra-t-il pour en arriver là ? Est-il possible que l’IPv6 perde en réalité la compétition des standards et devienne un “orphelin” proverbial de la littérature des standards économiques ?”

Les chercheurs ont noté que personne n’exploite l’IPv6 seul ; tous les opérateurs réseau, qu’ils soient publics ou privés, doivent offrir la meilleure compatibilité possible avec les autres réseaux et le plus possible de points finaux et d’applications. En prenant en considération cette contrainte fondamentale, les opérateurs ont trois options :
  1. Rester sur l’IPv4 (ne rien faire)
  2. Exploiter IPv4 et IPv6 (implémenter un dual stack)
  3. Tourner un IPv6 natif avec les parts compatibles de leur réseau avec une sorte de “tunnellisation” ou traduction aux limites pour le rendre compatible avec l’IPv4.

L’étude a montré que le deuxième choix n’est pas viable économiquement. C’est le troisième choix qui serait le plus logique pour certains réseaux émergents. Les chercheurs ont montré aussi qu’il n’existe pas de différence entre les réseaux qui ont choisi différentes options, ils ont accès au même internet après tout. Un autre point important est que les coûts liés au déploiement sont exclusivement à la charge des réseaux qui déploient l’IPv6. En effet, ils doivent faire des investissements en infrastructure et de formation, et subir des coûts de compatibilité. Les autres réseaux qui choisissent de rester sur l’IPv4 doivent payer seulement pour des numéros supplémentaires, et seulement s’ils en ont besoin pour leur développement.


En parlant de coût, l’étude a trouvé une forte corrélation entre les niveaux de déploiement de l’IPv6 et la richesse d’un pays (mesurée en termes de PIB). Le PIB par habitant explique près de la moitié de la variation des niveaux de déploiement de l’IPv6 à travers les pays. Cependant, l’étude n’a pas trouvé une corrélation entre le déploiement de l’IPv6 par un opérateur réseau et les changements de part de marché. Les chercheurs ont noté que ce constat serait lié à deux raisons :
  1. La présence de plusieurs acteurs sur un marché augmente les chances que l’un d’eux va faire un choix arbitraire de déploiement.
  2. Un marché plus ouvert permet l’entrée de nouvelles firmes (comme cela a été le cas de Jio en Inde) avec des infrastructures plus modernes, et qui sont plus favorables à la structure du coût pour l’IPv6.

La bonne nouvelle est que le déploiement de l’IPv6 est tout à fait logique d’un point de vue économique pour les opérateurs qui ont besoin de se développer. La mauvaise nouvelle est que plusieurs réseaux n’ont pas besoin de grandir à ce point. Et même s’ils en ont besoin, ils seraient contraints d’assurer une compatibilité avec l’écosystème logiciel et matériel lié à l’IPv4 et qui avance au ralenti, ont écrit les auteurs.

On pourrait ajouter trois autres problèmes ou symptômes qui ont contribué à l’échec du déploiement de l’IPv6 :
  • Il y a beaucoup de différences entre IPv6 et IPv4, ce qui a rendu la transition plus difficile.
  • La promotion de l’IPv6 a commencé bien avant qu’une demande réelle existe. Bien évidemment, il est toujours bon de préparer les gens (et les fabricants), mais ça a donné l’impression que l’IPv6 est un échec.
  • La demande pour l’IPv6 est asymétrique. D’une part vous avez une partie qui est à court d’adresses IPv4 et qui a besoin de l’IPv6, et d’autre part, il y a les autres qui ont assez d’adresses IPv4 et n’ont aucune raison de changer.

L’Arcep recommande d'accélérer la transition vers IPv6, car « la carence en IPv4 s’accentue »

En 2019, l'Arcep a établi le « bilan de santé » d'Internet en France. Concernant la transition vers IPv6, l’Arcep a indiqué que le rythme d’acquisition des derniers blocs d’adresse IPv4 s’est encore intensifié au courant de cette année. Conséquence : la fin d’IPv4 a été annoncée pour juin 2020 au moment de la publication de son rapport. Accélérer la transition vers IPv6 n’est plus une option, c’est une nécessité. Pourtant, les déploiements de l’IPv6 prévus par les opérateurs fixes et mobiles risquaient de ne pas permettre de répondre à la pénurie d’adresses IPv4. Selon l’Arcep, les déploiements sont moindres. Ainsi, afin d’activer l’écosystème sur le sujet, l’Arcep a organisé au second semestre de 2019, la première réunion de travail de la « Task-Force IPv6 ».

Ces réunions semestrielles permettront de partager les expériences des différents acteurs et de définir des actions à mettre en place pour accélérer la transition vers IPv6 en France. Pour cela, l’Arcep étudie la mise en place d’une plateforme en ligne permettant l’échange entre tous les participants à la « Task-Force ». Selon une autre étude de l’autorité de régulation, les chiffres sur la transition vers IPv6 sont très faibles. En effet, il y avait seulement 0,9 % des clients de l’opérateur SFR qui en profitaient et environ 2,5 % de ceux de Bouygues Telecom, contre 45 % et 50 %, respectivement pour les opérateurs Orange et Free.

Source : Google
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Avatar de fred1599
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 04/01/2026 à 19:24
Historiquement, la méthode par défaut pour qu'une machine Linux (ou autre) s'attribue une adresse IPv6 (via le mécanisme SLAAC) posait un vrai problème de confidentialité.

L'identifiant de l'interface (les 64 derniers bits de l'adresse) était généré directement à partir de l'adresse MAC de votre carte réseau.

La conséquence : L'adresse MAC étant unique au monde et statique, votre adresse IPv6 devenait une "empreinte digitale" permanente. Même si vous changiez de réseau (du bureau à la maison), la fin de votre adresse restait identique, permettant de tracer vos activités à travers l'Internet.

Heureusement, ce comportement a évolué pour protéger l'anonymat des utilisateurs. Les systèmes modernes utilisent désormais des extensions de confidentialité (définies dans les RFC 4941 et 8981).

Voici comment cela fonctionne aujourd'hui sur une distribution Linux moderne correctement configurée :
  • Adresses temporaires aléatoires : Au lieu d'utiliser l'adresse MAC, le système génère une adresse aléatoire pour les connexions sortantes (comme la navigation web).
  • Rotation automatique : Cette adresse change périodiquement (souvent tous les jours). Ainsi, un site web ne peut pas vous profiler sur la durée, car votre "identité" réseau change constamment.
  • Résistance améliorée : Les algorithmes récents (RFC 8981) rendent ces adresses difficiles à prédire, même par analyse statistique.


Il existe aussi une approche intermédiaire appelée "Stable Privacy" (RFC 7217). Elle génère une adresse stable pour un réseau donné (utile pour vos logs ou pare-feux locaux) mais qui change totalement dès que vous changez de sous-réseau. Cela empêche le traçage entre différents lieux tout en gardant une certaine cohérence chez vous.

En IPv4, comme il n'y avait plus assez d'adresses pour tout le monde, on a dû utiliser le NAT (Network Address Translation).

  • Comment ça marche : Votre box internet possède la seule "vraie" adresse publique de votre maison. Vos ordinateurs, téléphones et consoles ont des adresses privées (souvent en 192.168.x.x) qui ne sont pas visibles sur Internet.
  • L'effet de masque : Quand vos appareils vont sur le web, la box remplace leur adresse privée par son adresse publique unique. Vu de l'extérieur, tout le trafic de votre maison semble venir d'une seule et même machine.


Cela crée un "anonymat de foule" : on sait que le trafic vient de chez vous, mais on ne sait pas si c'est votre PC, votre tablette ou votre frigo connecté.

IPv6 a été conçu pour restaurer la connectivité de bout en bout. L'idée est que chaque appareil devrait avoir sa propre adresse publique et être capable de parler directement à n'importe quel autre appareil, sans traduction au milieu.

  • La crainte : Si chaque appareil a sa propre adresse publique (Global Unicast Address), on pourrait théoriquement identifier précisément quel appareil communique. Fini l'anonymat de foule du NAT.


C'est ici que les Privacy Extensions dont nous avons parlé (les adresses aléatoires qui changent) renversent la table.

Comparons les deux situations pour un traceur publicitaire qui essaie de vous suivre :
  • Scénario IPv4 : Il voit tout le trafic de votre foyer venir d'une seule adresse IP publique. Cette adresse change rarement (selon votre FAI). Il peut profiler le "foyer" assez facilement sur la durée.
  • Scénario IPv6 (avec Privacy Extensions) : Il voit votre appareil avec une adresse précise... mais cette adresse change demain, et encore après-demain.


À votre avis, qu'est-ce qui protège le mieux votre vie privée à long terme : être fondu dans la masse de votre foyer mais avec une adresse fixe (IPv4), ou être unique mais changer de visage (d'adresse) tous les jours (IPv6) ?
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Avatar de phil995511
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 04/01/2026 à 20:50
Citation Envoyé par ericb2 Voir le message
Quelqu'un pourrait expliquer ce qui se passe au niveau confidentialité avec IPV6 ?

Je veux dire en termes de "privacy".

Merci d'avance :-)

N.B. : actuellement, j'ai désactivé IPV6 (c'est pas si simple sous Linux), mais je peux le réactiver sans problème.
Salut,

Le principal frein à son adoption pour moi c'est ça :

Dans un environnement IPv6 pur, chaque dispositif peut potentiellement être directement accessible depuis Internet, augmentant sa surface d’attaque.

Mais y en a d'autres aussi, je te laisserai découvrir les faiblesses générales de l'IPV6 via l'article ci-dessous :

https://www.delta-systemes.fr/ipv6-e...-du-protocole/

Je suis aussi sous Linux, je n'utiliser que de l'IPV4 et comme tu l''auras compris, je ne compte pas en changer.
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Avatar de fred1599
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 04/01/2026 à 22:39
Dans l'écosystème IPv4, la pénurie d'adresses a imposé l'utilisation ubiquiste du NAT (Network Address Translation), et plus spécifiquement du NAPT (Network Address Port Translation). Bien que conçu pour la conservation d'adresses, le NAT est devenu, par accident historique, un mécanisme de sécurité de facto pour de nombreux réseaux résidentiels et d'entreprise. Le NAT agit comme un pare-feu à sens unique : il autorise les connexions sortantes tout en rejetant implicitement tout trafic entrant non sollicité qui ne correspond pas à une entrée dans la table de traduction d'états. Cette "sécurité par obscurité" a conduit à une complaisance dangereuse, où la topologie interne est masquée et où l'on suppose que l'inaccessibilité routable équivaut à une sécurité firewall.

Avec IPv6, le NAT est obsolète. Chaque appareil dispose d'une adresse Global Unicast Address (GUA) routable sur l'Internet public. Cette restauration du principe de "connectivité de bout en bout" effraie souvent les administrateurs habitués au bouclier du NAT. Cependant, il est crucial de comprendre que la routabilité n'implique pas l'accessibilité. Un paquet peut avoir une route valide vers une destination, mais cela ne signifie pas que le pare-feu de l'hôte ou du périmètre doit l'accepter. La sécurité dans un environnement IPv6 repose entièrement sur le filtrage de paquets avec état (Stateful Packet Inspection - SPI), une fonctionnalité mature et robuste dans le noyau Linux via Netfilter. En réalité, une configuration IPv6 bien conçue, libérée des complexités de traversée de NAT et intégrant IPsec de manière native, peut offrir une posture de sécurité supérieure à celle d'IPv4, à condition de maîtriser les nouvelles surfaces d'attaque introduites par le protocole.

Obtenir sous Linux une sécurité IPv6 "au moins aussi robuste" qu'IPv4 ne relève pas de l'impossible, mais exige un effort conscient de réapprentissage. La sécurité "gratuite" offerte par l'effet de bord du NAT en IPv4 doit être remplacée par une sécurité "explicite" en IPv6, construite sur trois piliers :
  1. Le Filtrage d'États (Stateful Firewalling) : C'est le mécanisme vital qui permet de distinguer le trafic légitime du trafic hostile. Sans règle ct state established accept, IPv6 est inutilisable ; sans politique DROP par défaut, il est exposé.
  2. La Gestion Intelligente d'ICMPv6 : Contrairement au réflexe de "tout bloquer" d'IPv4, la sécurité IPv6 nécessite une approche chirurgicale, autorisant les fonctions vitales (ND, PMTUD) tout en filtrant les vecteurs d'abus.
  3. L'Hygiène du Noyau : La désactivation des Annonces de Routeur sur les serveurs et l'activation des Extensions de Confidentialité sur les clients garantissent que l'OS ne trahit pas la présence de l'utilisateur par des comportements par défaut trop bavards.
5  0 
Avatar de
https://www.developpez.com
Le 18/02/2021 à 13:20
La transition d'IPv4 vers IPv6 aurait été beaucoup plus simple si ses concepteurs s'étaient contentés de ne changer que la taille des champs dévolues aux adresses (les passer de 32bits à 128bits donc) dans les entêtes de paquets en ne touchant à rien d'autre, au lieu de réinventer l'eau chaude.
4  0 
Avatar de gangsoleil
Modérateur https://www.developpez.com
Le 18/02/2021 à 14:10
Hello,

Oui, bien sûr que la transition aurait été facilitée, mais si IPv6 n'est pas IPv4 avec plus d'adresses, c'est bien parce que le protocole IPv4 a des lacunes que IPv6 essaye de combler -- même s'il n'est pas parfait. IPv4 a été standardisé en 1981, IPv6 en 1990, je pense sérieusemet qu'en 30 ans les infrastructures des opérateurs ont absolument toutes été remplacées -- probablement plusieurs fois -- et qu'il aurait été tout à fait possible de mettre du matériel compatible IPv6 à un moment, avec un peu de bonne volonté, ce qui n'a visiblement pas été le cas de beaucoup d'opérateurs.
4  0 
Avatar de
https://www.developpez.com
Le 18/02/2021 à 14:20
Citation Envoyé par gangsoleil Voir le message
Hello,

Oui, bien sûr que la transition aurait été facilitée, mais si IPv6 n'est pas IPv4 avec plus d'adresses, c'est bien parce que le protocole IPv4 a des lacunes que IPv6 essaye de combler -- même s'il n'est pas parfait. IPv4 a été standardisé en 1981, IPv6 en 1990, je pense sérieusemet qu'en 30 ans les infrastructures des opérateurs ont absolument toutes été remplacées -- probablement plusieurs fois -- et qu'il aurait été tout à fait possible de mettre du matériel compatible IPv6 à un moment, avec un peu de bonne volonté, ce qui n'a visiblement pas été le cas de beaucoup d'opérateurs.
Là est tout le problème d'IPv6, il a été standardisé en 1990 avec des problématiques de 1990. L'IPv4 a continué à évoluer de son côté (ex: RFC du NAT publiée en 1994), et IPv6 n'a pas forcément suivi la même évolution.

IPv6, ce n'est pas qu'IPv4 avec des adresses plus longues. Ce sont deux philosophies différentes.
4  0 
Avatar de der§en
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 04/01/2026 à 22:01
Dans un environnement IPv6 pur, chaque dispositif peut potentiellement être directement accessible depuis Internet, augmentant sa surface d’attaque.
C’est exactement pour cette raison que je désactive SYSTÉMATIQUEMENT IP V6 !
3  0 
Avatar de
https://www.developpez.com
Le 19/02/2021 à 22:49
Bonsoir,

La proportion mondiale d'utilisation de l'IPv6 toujours en dessous de la barre des 35 % selon Google, la France note 45,04 % d'adoption sur son territoire .
J'ai migré en ipv6 en novembre 2020 suite au passage à la fibre sur le plan perso. Pour le quidam moyen c'est transparent.

Par contre vu la lenteur d'arrivée en milieu pro , expliquer les standards et . ou les subtilités ne s'annonce pas une mince a faire ... Par ignorance beaucoup de "technique non informatique" , comme des marketeurs et ou des gestionnaires ne sont pas au fait de cette évolution ... déployer un outil informatique ou un utilisateur avancé qui n'est pas informaticien peut tomber sur un os ...

App, api, logiciel de data, connexion à une bdd distante, peut s'avérer complexe pour les non initiés à l'ipv6.
2  0 
Avatar de
https://www.developpez.com
Le 24/02/2021 à 8:48
Bonjour,

Citation Envoyé par Steinvikel Voir le message
Passer à l'IPv6 présent-il tant de problèmes que ça pour un particulier ou un FAI ? --> je ne connais que Free qui l'active par défaut sur ses box.
Même question pour le monde de l'entreprise... après 30 ans de publication de standard IPv6 n'ayant que "peu" évolué, subsiste-il tant d'impasses technique que ça ? (incompatibilité, bug, non support, absence de solution logicielle...)
C'est aussi le cas par défaut chez Orange maintenant
2  0 
Avatar de ericb2
Membre averti https://www.developpez.com
Le 04/01/2026 à 15:19
Quelqu'un pourrait expliquer ce qui se passe au niveau confidentialité avec IPV6 ?

Je veux dire en termes de "privacy".

Merci d'avance :-)

N.B. : actuellement, j'ai désactivé IPV6 (c'est pas si simple sous Linux), mais je peux le réactiver sans problème.
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