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La Chine avertit l'Inde des « sanctions inverses » à l'encontre des entreprises indiennes opérant en Chine si Huawei est bloqué,
D'après des sources

Le , par Stan Adkens

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L’affaire Huawei s’étend en Inde. Le pays devrait tester l'installation d'un réseau cellulaire 5G de nouvelle génération dans les prochains mois, mais n'a pas encore pris la décision si elle inviterait le fabricant chinois d'équipements de télécommunications à y participer, a déclaré le ministre indien des Télécommunications, Ravi Shankar Prasad. Toutefois, selon des sources au courant de la question, la Chine a averti l'Inde de ne pas empêcher Huawei Technologies de faire des affaires dans le pays, au risque d’y avoir des conséquences pour les entreprises indiennes opérant en Chine, a rapporté Reuters.

En effet, le 10 juillet dernier, Vikram Misri, l'ambassadeur de l'Inde à Pékin, a été convié à une réunion au ministère chinois des Affaires étrangères pour entendre les préoccupations de la Chine au sujet de la campagne américaine visant à maintenir Huawei hors des infrastructures mobiles 5G dans le monde, selon deux sources au courant des discussions internes à New Delhi. S’adressant à M. Misri au cours de la réunion, les responsables chinois ont déclaré qu'il pourrait y avoir des « sanctions inverses » à l'encontre des entreprises indiennes faisant des affaires en Chine si l'Inde bloquait Huawei en raison des pressions exercées par Washington, a rapporté Reuters en citant une source qui est au courant de la réunion de l'ambassadeur.


Répondant à une demande de commentaire de Reuters, le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que Pékin espérait que l'Inde prendrait une décision indépendante sur les soumissionnaires de 5G. Dans un communiqué, la porte-parole du ministre, Hua Chunying, a déclaré :

« Huawei mène des opérations en Inde depuis longtemps et a contribué au développement de la société et de l'économie indiennes, ce qui est clair pour tous ». « En ce qui concerne la question des entreprises chinoises participant à la construction de la 5G en Inde, nous espérons que la partie indienne prendra une décision indépendante et objective, et qu'elle fournira un environnement commercial équitable, juste et non discriminatoire pour les investissements et les opérations des entreprises chinoises, dans l'intérêt mutuel », a-t-elle ajouté.

Au moment où de nombreux pays s’apprêtent à passer à la technologie 5G, le géant chinois Huawei, le plus grand fabricant mondial de matériel dans le domaine, subit des conséquences d'une lutte géopolitique entre la Chine et les États-Unis. Depuis le mois de mai, le président américain a signé un décret qui interdit l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par Huawei et autres entités contrôlées par « un adversaire étranger » et susceptible de créer un « risque de sabotage indu » des systèmes de communication américains ou des « effets catastrophiques » sur l’infrastructure américaine.

Le ministère américain du Commerce a également pris, le même jour, une mesure interdisant Huawei et ses sociétés affiliées d’acquérir des composants et des technologies auprès de sociétés américaines sans l’approbation du gouvernement. Le gouvernement américain a aussi fait campagne auprès de ses alliés pour ne pas qu’ils utilisent de matériel Huawei, que la Chine pourrait exploiter pour les espionner.

Suite à ces décisions, plusieurs entreprises ont mis pause à leur collaboration avec Huawei et les autorités chinoises ont menacé de publier leur propre liste noire des entreprises américaines indésirables en Chine. Toutefois, lors d’une rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping en marge du sommet du G20 le 29 juin, les deux présidents ont convenu de relancer les négociations commerciales et l'administration Trump a autorisé les ventes américaines à Huawei.

Maintenant, c’est l’Inde qui commence à avoir des doutes concernant le matériel de Huawei. Une demande de commentaire de Reuters adressée au ministère indien des Affaires étrangères est restée sans réponse jusqu’au moment de la rédaction de son article.

Une éventuelle querelle au sujet de Huawei pourrait raviver les tensions commerciales et territoriales entre l’Inde et la Chine

Selon Reuters, les entreprises indiennes sont beaucoup moins présentes en Chine que celles des autres grandes économies. Mais des entreprises comme Infosys, TCS, Dr Reddy's Laboratories Reliance Industries et Mahindra & Mahindra qui sont présentes en Chine dans les secteurs de la fabrication, de la santé, des services financiers et de l'externalisation, subiraient des sanctions de la part des autorités chinoises si jamais les autorités indiennes empêchaient Huawei de faire des affaires en Inde. Une éventuelle querelle au sujet de Huawei en Inde pourrait, par ailleurs, raviver les différends territoriaux de longue date entre New Delhi et Washington, d’après Reuters.

En octobre, le Premier ministre Narendra Modi accueillera le président chinois Xi Jinping à Varanasi, sa circonscription parlementaire dans le nord de l'Inde, où les deux pays devraient parler de certains problèmes commerciaux, dont un déficit commercial de 53 milliards de dollars en 2018-2019 qui inquiète l'Inde, a rapporté Reuters.


Certains importants groupes de personnes en Inde ont une méfiance de longue date vis-à-vis de la Chine et encourage l'autosuffisance dans l'économie, d’après Reuters. C’est le cas du principal groupe de droite lié à l'alliance Modi au pouvoir, qui a intensifié ses critiques à l'égard de Huawei.

Dans une lettre écrite à Modi la semaine dernière, Ashwani Mahajan, le chef de l'aile économique du nationaliste hindou Rashtriya Swayamsevak Sangh, a déclaré que les opérations du chinois Huawei en Inde suscitaient des inquiétudes.

« En tant que pays, nous ne sommes pas encore sûrs de pouvoir compter sur Huawei. Globalement, les entreprises chinoises, y compris Huawei, font face à des allégations selon lesquelles elles « sous-enchérissent » des projets et se positionnent, eux et leur établissement, dans leur pays d'origine pour espionner et fermer à distance, si nécessaire », pouvait-on lire dans leur courrier, d’après Reuters. Toutefois, les inquiétudes liées à la sécurité nationale ne devraient pas arrêter Huawei en Inde.

Les questions de sécurité liées aux équipements Huawei ne devraient poser de problèmes

Le matériel de Huawei est indésirable aux Etats-Unis et dans certains pays alliés à cause des questions de sécurité nationale en rapport avec des liens que l’entreprise aurait avec le gouvernement chinois, même si Huawei a nié à plusieurs reprises de collaborer avec les autorités chinoises. La France et l’Allemagne ont même voté une « loi Huawei » qui va s’appliquer à l’ensemble des fabricants de matériels 5G. Cependant, Huawei est toujours dans la compétition pour le déploiement de la 5G en Inde.

Selon Reuters, le ministre Prasad a déclaré au Parlement que six propositions ont été reçues pour des essais de technologie 5G, y compris celle de Huawei. Les autres candidats ne sont pas encore officiellement connus, mais des entreprises telles que la Suédoise Ericsson, la Finlandaise Nokia et la Sud-Coréenne Samsung Electronics devraient participer, a rapporté Reuters.

Un groupe de hauts fonctionnaires, dirigé par le conseiller scientifique principal du gouvernement indien, M. K. Vijay Raghavan, et comprenant des représentants des départements des télécommunications, des technologies de l'information et des services de renseignement, a étudié la possibilité d'ouvrir les essais 5G à Huawei. Le comité n'a trouvé aucune preuve suggérant que Huawei ait utilisé des programmes « de porte dérobée » ou des logiciels malveillants pour collecter des données dans le cadre de ses opérations actuelles en Inde, a rapporté Reuters en citant une source et un autre fonctionnaire du ministère fédéral des Télécommunications.

Par ailleurs, le ministère de l'Intérieur, qui est responsable de la sécurité de l'infrastructure, n'avait émis aucune directive pour limiter l'entrée de Huawei, a dit à Reuters le responsable des télécommunications. « Nous ne pouvons pas les rejeter simplement parce qu'ils sont chinois », a déclaré le responsable.

Au lieu de bloquer un fabricant, un expert technique du Conseil consultatif de la sécurité nationale (NSAB) du gouvernement, V. Kamakoti, a suggéré de s'assurer que le matériel et les logiciels du réseau de cinquième génération proposé ne proviennent pas tous deux de Huawei.

Dans une récente présentation interne examinée par Reuters, M. Kamakoti a déclaré que le gouvernement devrait inciter les opérateurs de téléphonie mobile qui déploieront des services 5G en Inde à utiliser des logiciels fabriqués en Inde pour piloter des équipements fournis par des fabricants tels que Huawei. Mais les promesses de la 5G seront-elles bien réalisées avec un tel déploiement hybride ?

Source : Reuters

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Quels commentaires faites-vous de la proposition de M. Kamakoti d’utiliser des logiciels fabriqués en Inde pour piloter des équipements fournis par Huawei ?

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 02/12/2019 à 5:41
Huawei, qui était dépendant des constructeurs US, a présenté un smartphone sans puces américaines
dans un contexte où les entreprises US voudraient reprendre les affaires avec lui

Mi-mai, l'administration Trump a publié un décret qui plaçait Huawei sur une liste noire, une décision qui contraignait les entreprises américaines à ne plus faire affaire avec l'équipementier chinois, à moins de disposer d'une autorisation officielle. Suite à cette décision, Google a décidé de ne plus fournir de logiciels, de matériel informatique ou service technique à Huawei à l’exception des services disponibles en open source. L'éditeur d'Android a toutefois assuré que Google Play et les protections de sécurité de Google Play Protect continueront de fonctionner sur les appareils Huawei existants.

En plus d’être coupé du système d’exploitation le plus vendu au monde, Huawei a vu certains des principaux concepteurs et fournisseurs de puces au monde suspendre également leurs relations commerciales jusqu’à nouvel ordre.

S'étant sans doute vite rendu compte de la sévérité du décret de Trump et de ses conséquences sur les USA eux-mêmes, Washington a réduit les restrictions commerciales imposées à Huawei. L’administration Trump a publié un nouvel arrêté qui prolonge de 90 jours (désormais jusqu’en février 2020) « la période de grâce » durant laquelle elle autorise les entreprises américaines à faire des affaires avec l’entreprise chinoise Huawei Technologies. Il a également été rapporté que le département américain du Commerce examinait en parallèle la possibilité d’octroyer des licences individuelles aux entreprises locales qui souhaitent continuer à faire des affaires avec des entités « à risque » comme Huawei qui figurent sur la liste noire du gouvernement US pour des raisons de sécurité nationale. Des sociétés comme Google, Intel ou Microsoft sont particulièrement intéressées par la seconde option qui leur procurerait, à eux ainsi qu’à leurs partenaires (Huawei en l’occurrence) une certaine stabilité et de meilleures garanties pour la poursuite de leurs transactions commerciales.

Les entreprises de technologie américaines ont donc obtenu le feu vert de Washington pour reprendre leurs affaires avec le constructeur de smartphones Huawei Technologies Co., mais il est peut-être trop tard : l'entreprise construit actuellement des smartphones sans puce américaine.


Le dernier téléphone de Huawei, qu'il a dévoilé en septembre (le Mate 30 avec un écran incurvé et des caméras grand angle qui rivalise avec l'iPhone 11 d'Apple Inc.) ne contenait aucune pièce américaine, selon une analyse effectuée par UBS et Fomalhaut Techno Solutions, un Laboratoire technologique japonais qui a démonté l'appareil pour en inspecter l'intérieur.

Le décret de Trump en mai a empêché des sociétés comme Qualcomm Inc. et Intel Corp. de vendre des puces à Huawei, bien que certaines ventes de pièces aient repris au cours de l’été, après que les sociétés ont déterminé qu’elles n’étaient pas concernées par cette interdiction. Pendant ce temps, Huawei a beaucoup progressé dans la réduction de sa dépendance vis-à-vis de sociétés américaines.

Huawei a longtemps compté sur des fournisseurs tels que Qorvo Inc., le fabricant de puces basé en Caroline du Nord pour connecter des smartphones avec des tours de téléphonie cellulaire, et Skyworks Solutions Inc., une entreprise basée à Woburn, dans le Massachusetts, qui fabrique des puces similaires. Il a également utilisé des composants de Broadcom Inc., le fabricant de puces Bluetooth et Wi-Fi basé à San Jose, et de Cirrus Logic Inc., une société basée à Austin, au Texas, qui fabrique des puces pour la production de son.

« Lorsque Huawei a lancé ce téléphone haut de gamme - et il s'agit de son produit phare - sans contenu américain, cela a eu l'effet d'une grosse annonce », a déclaré Christopher Rolland, analyste des semi-conducteurs chez Susquehanna International Group.

Les dirigeants de Huawei ont dit à Rolland que la société s'éloignait des pièces américaines, mais la vitesse à laquelle cela se produit reste surprenante même pour les analystes. Néanmoins, nombreux sont ceux qui pensent que cette réduction de la dépendance aux entreprises US devait arriver, mais que le décret de Trump a été le catalyseur qui a précipité les choses.

Sur le marché du smartphone, Huawei conserve sa seconde place selon les baromètres depuis plusieurs trimestres déjà, se rapprochant sensiblement du numéro un mondial Samsung. Par exemple, Gartner indiquait qu'Huawei a enregistré la plus forte croissance parmi les constructeurs malgré une absence aux USA, précisant que « Huawei a particulièrement bien réussi dans deux de ses plus grandes régions, l’Europe et la Grande Chine, où ses ventes de smartphones ont augmenté de 69% et 33%, respectivement ».

Huawei s'est également préparé à l'éventualité de perdre sa licence d'exploitation sur Android et a continué de développer son propre OS au cas où ses relations avec Google se dégraderaient. De plus, le constructeur est également en train de développer une alternative au Play Store de Google, avec sa galerie d'applications, présente depuis un certain temps sur les appareils Android Huawei et Honor.

En 2018, Huawei a promis aux développeurs d’applications de les aider à percer en Chine, le plus grand marché de smartphones du monde, s’ils construisaient des applications pour sa vitrine de téléchargements. En passe de devenir le fabricant de smartphones le plus prolifique au monde cette année, Huawei a aussi assuré à des partenaires développeurs d’applications que 50 millions de personnes utiliseraient son app store en Europe en 2018. La société aurait également proposé de fournir « un outil simple permettant de modifier les applications écrites pour Play Store afin qu'elles fonctionnent avec App Gallery », sa boutique d'applications. Une situation qui pourrait avoir des répercussions sur les entrées de Google.

Source : WSJ

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Avatar de Christian Olivier
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 22/11/2019 à 7:58
L’administration Trump octroie à certaines entreprises US, y compris Microsoft, des licences
Pour continuer de faire affaire avec Huawei, mais des sénateurs US fustigent déjà cette mesure

Il y a quelques jours, l’administration Trump a publié un nouvel arrêté qui prolonge de 90 jours (désormais jusqu’en février 2020) « la période de grâce » durant laquelle elle autorise les entreprises américaines à faire des affaires avec l’entreprise chinoise Huawei Technologies. Il a également été rapporté que le département américain du Commerce examinait en parallèle la possibilité d’octroyer des licences individuelles aux entreprises locales qui souhaitent continuer à faire des affaires avec des entités « à risque » comme Huawei qui figurent sur la liste noire du gouvernement US pour des raisons de sécurité nationale. Des sociétés comme Google, Intel ou Microsoft sont particulièrement intéressées par la seconde option qui leur procurerait, à eux ainsi qu’à leurs partenaires (Huawei en l’occurrence) une certaine stabilité et de meilleures garanties pour la poursuite de leurs transactions commerciales.

Ce mercredi, le département US du Commerce a confirmé qu’il a commencé à délivrer des licences à certaines entreprises américaines qui souhaitent continuer à faire des affaires avec Huawei qui, il faut le souligner, reste le premier fabricant mondial d’équipements de télécommunications, le deuxième fabricant mondial de smartphones et un fournisseur important dans le marché des PC et tablettes 2-en-1. Le département US du Commerce a déclaré que 50 % environ des 300 demandes de permis ont été traitées et que la moitié de celles-ci, soit un quart du total, ont été approuvés. Une source proche du dossier a précisé à Reuters que certaines licences pour la vente de composants de smartphones et de composants non électroniques ont été approuvées.


« Le Département délivre ces licences restreintes pour autoriser des activités limitées et spécifiques qui ne présentent pas un risque important pour la sécurité nationale ou les intérêts de la politique étrangère des États-Unis », pouvait-on lire dans un communiqué du ministère.

Par la voix d’un porte-parole, Microsoft, l’un des bénéficiaires de cette mesure d’assouplissement, s’est félicité de cette évolution : « Le 20 novembre, le département US du Commerce a accédé à la demande de Microsoft pour l’obtention d’une licence d’exportation de logiciels grand public à la faveur d’Huawei. Nous apprécions l’action du Ministère en réponse à notre demande ».

La Semiconductor Industry Association, un groupe américain de lobbying, s’est félicitée de l’annonce du département US du Commerce, affirmant que les ventes de produits non sensibles contribuent à assurer la compétitivité des États-Unis, ce qui est essentiel à la sécurité nationale. « Nous espérons que les approbations de licence continueront à se dérouler de manière appropriée et opportune », a ajouté l’association.

Ce nouveau geste de bonne volonté intervient alors que l’administration Trump s’attèle à finaliser la signature de la première étape d’un accord commercial avec la Chine afin de mettre fin au bras de fer commercial qui oppose les deux régimes depuis de longs mois. Huawei pourrait très bien se passer de matériels en provenance des États-Unis pour concevoir ses appareils, mais le faire sans logiciel US serait plus difficile. Le géant technologique chinois attendait avec impatience l’octroi de licences qui lui permettraient de continuer à exploiter les services et solutions logicielles « quasi incontournables à l’heure actuelle », comme Windows ou Azure chez Microsoft ou Android et ses services associés du côté de Google pour son essor sur le marché international.

Toutefois, côté américain, cette mesure d’assouplissement ne plait pas à tout le monde. Un groupe de sénateurs républicains et démocrates a récemment exhorté l’administration Trump à arrêter la délivrance de ces licences, avertissant que même des affaires limitées avec Huawei pourraient poser un risque pour la sécurité nationale. Dans une lettre au président Trump, un groupe de 15 sénateurs a fustigé cette mesure.

« Compte tenu des risques de sécurité posés par les activités de Huawei aux États-Unis, nous vous demandons de prendre des mesures immédiates pour suspendre l’approbation de ces licences et de veiller à ce que le Congrès soit correctement informé du processus d’approbation des licences et de ses implications pour la sécurité nationale à l’avenir », ont écrit les sénateurs Charles Schumer et Tom Cotton dans la lettre et demandé à Trump de s’assurer que l’administration informe les principaux législateurs et comités du Congrès de toute licence dont bénéficierait Huawei aux USA.

Par ailleurs, le sénateur Marco Rubio a fait une déclaration dans laquelle il avance que la société Huawei « représente une menace claire et croissante pour la sécurité économique et nationale des États-Unis et de leurs alliés », précisant : « Je crois fermement qu’il est contraire à l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis d’accorder des licences pour les exportations américaines qui soutiennent ou renforcent Huawei ».

Sources : Reuters, Lettre des sénateurs US (PDF)

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Voir aussi

Les motifs avancés par Trump pour justifier l'embargo contre Huawei sont inacceptables, les USA auraient-ils bluffé depuis le début ?
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Les États-Unis envisageraient de subventionner les concurrents européens de Huawei, l'administration Trump voudrait porter son soutien aux européens Ericsson et Nokia
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Avatar de Bruno
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/08/2019 à 8:18
Impôt : Trump retarde l'application des droits de douane sur certaines importations chinoises.
Cette mesure peut-elle apaiser la guerre commerciale américano-chinoise ?

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé hier le report de ses 10 % de droits de douane sur les importations chinoises, fixant ainsi les droits de douane sur les téléphones portables, ordinateurs portables et autres biens de consommation, dans le but d'atténuer leur impact sur les ventes des vacances.

Donald Trump, s’adressant aux journalistes, a déclaré que ce retardement visait en partie à éviter de perturber les clients américains pour Noël. « Nous le faisons pour la saison de Noël, au cas où certains des tarifs auraient un impact sur les clients américains », a déclaré Trump à des journalistes au New Jersey. « Juste au cas où ils pourraient avoir un impact sur les gens, ce que nous avons fait, c'est que nous l'avons retardé afin qu'ils ne soient pas pertinents pour la saison des achats de Noël ».


L'annonce faite par l'USTR a été publiée quelques minutes après que le ministère chinois du Commerce ait déclaré que le vice-premier ministre Liu He avait passé un appel téléphonique avec des responsables américains du commerce. Certains analystes ont déclaré que l’action de mardi ne signifiait pas que la guerre commerciale était terminée. Elena Duggar, directrice générale associée de l'agence de notation Moody's, a déclaré : « Cet apparent apaisement des tensions actuelles pourrait constituer un sursis temporaire ... Les relations entre les deux plus grandes économies du monde resteront controversées, ponctuées de mesures ponctuelles de compromis ».

L’incertitude entourant la guerre commerciale a pesé sur les marchés. Les actions américaines ont connu leur pire journée de l’année le 5 août, lorsque la Chine a laissé sa devise s’affaiblir, franchissant le seuil de 7 yuans pour un dollar et annonçant qu’elle mettrait fin aux importations de produits agricoles en provenance des États-Unis.

Les investisseurs technologiques ont bien accueilli l'annonce des exemptions, poussant l'indice des actions à puce à la hausse de 2,8 %. Les parts des détaillants et des industries ont également augmenté, avec General Electric en hausse de 4,4 %. À Wall Street, les trois principaux indices boursiers ont augmenté de plus de 2 % à un moment donné. Le Dow Jones et le S & P 500 ont progressé de 1,4 %, tandis que le Nasdaq, dominé par les technologies, a terminé en hausse de 1,9 %, mené par une hausse de 4 % pour Apple.

Au Royaume-Uni, les valeurs exposées au commerce mondial ont également augmenté, le mineur Glencore clôturant en hausse de 2,3 %. Les actions du principal marché Apple Inc. ont grimpé de 4,2 % après avoir appris que ses principaux produits pour iPhone, tablette et ordinateur portable seraient épargnés pour le moment. Le président Trump a annoncé le 1er août qu'il imposerait un droit de douane de 10 % sur 300 milliards de dollars de produits chinois, accusant la Chine de ne pas avoir honoré ses promesses d'acheter davantage de produits agricoles américains.

Il a aussi personnellement reproché au président chinois Xi Jinping de ne pas avoir fait plus pour freiner les ventes de fentanyl synthétique, un opioïde synthétique dans le contexte d'une crise de surdose d'opioïdes aux États-Unis. Mais dans un tweet, mardi, M. Trump a laissé entendre qu'il s'attendait à quelque chose en retour, suggérant que l'échec de la Chine à « acheter gros » aux agriculteurs américains pourrait être sur le point de changer.


L'agence de presse Xinhua a annoncé que les autorités chinoises avaient publié « une protestation solennelle » contre les sanctions prévues à compter du 1er septembre. M. Liu a convenu avec le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, de reprendre la parole par téléphone dans les deux prochaines semaines, a annoncé le ministère. Les deux parties devraient tenir une autre série de réunions à Washington en septembre, mais la détérioration des relations au cours des deux dernières semaines laisse planer un doute quant à la tenue ou non des négociations.

Le gouvernement Trump envisage toujours d’imposer des droits de douane de 10 % sur des milliers de produits alimentaires, de vêtements et autres produits électroniques grand public chinois à compter du 1er septembre. Parmi ceux-ci figurent des montres intelligentes de fabrication chinoise Apple et Fitbit, des haut-parleurs intelligents d'Amazon.com Inc. Google et Apple, ainsi que des écouteurs et autres appareils Bluetooth, catégorie estimée à 17,9 milliards de dollars US.

Les téléviseurs à écran plat en provenance de Chine, d’une valeur de 4,5 milliards de dollars, feront également l’objet d’une réduction de 10 % le 1er septembre, après avoir été épargnés par la première série des tarifs de Trump il y’a plus d’un an. Les animaux vivants, les produits laitiers, les skis, les balles de golf, les lentilles de contact, les piles au lithium ion et les souffleuses à neige recevront également des tarifs le 1er septembre.

Un représentant d'un groupe professionnel a déclaré que l'USTR les avait informés qu'il avait choisi de différer les droits de douane sur les articles pour lesquels la Chine fournissait plus de 75 % du total des importations américaines. Les catégories de produits pour lesquelles la Chine fournit moins de 75 % vont encore faire face à des tarifs le 1er septembre, a déclaré le représentant, qui a requis l'anonymat parce que l'information n'a pas été rendue publique. Selon les données du recensement américain, la Chine a fourni 82 % des téléphones cellulaires américains et 94,5 % des ordinateurs portables américains en 2018.


Dans une récente sortie, la Retail Industry Leaders Association a déclaré : « Le retrait de certains produits de la liste et le report de 10 % de droits de douane supplémentaires sur d’autres produits, tels que les jouets, les produits électroniques grand public, les vêtements et les chaussures, jusqu’au 15 décembre sont une bonne nouvelle, car cela atténuera certaines difficultés. Consommateurs tout au long de la saison des vacances ».

La Consumer Technology Association a applaudi le retard sur certains articles, mais a ajouté : « Le mois prochain, nous commencerons à payer davantage pour certains de nos appareils technologiques préférés y compris les téléviseurs, les haut-parleurs intelligents et les ordinateurs de bureau. L'administration devrait supprimer définitivement ces droits de douane néfastes et trouver un autre moyen de tenir la Chine pour responsable de ses pratiques commerciales déloyales ».


Source : Reuters, BBC News

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Donald Trump serait-il un bon président pour les Américains ou un bon président tout court ?

Préfériez-vous vous le président Trump au vote ?

Devrait-on placer des obstacles à l'économie chinoise ?

Voir aussi :

La Chine s'apprête à publier sa liste d'entreprises étrangères jugées à risque et à bannir de son marché, comme l'ont fait les USA avec Huawei

Très critiquée, la loi « anti-Huawei » pour sécuriser la 5G est désormais une réalité, mais elle ne discrimine pas un équipementier en particulier

L'armée chinoise va remplacer le système d'exploitation Windows dans la crainte d'un piratage américain, elle ne fait pas non plus confiance à Linux
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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/09/2019 à 14:06
Huawei lance ses smartphones Mate 30 et Mate 30 Pro sans les applications Google
mais pilotés par EMUI 10 basé sur Android 10

Huawei a officiellement lancé hier ses nouveaux smartphones de la série Mate 30. Le constructeur chinois a lancé ses derniers smartphones sans la plupart des applications habituellement préinstallées sur les téléphones Android à cause de sa présence sur la liste noire des États-Unis. Les Mate 30 et Mate 30 Pro sont des téléphones sans Google Apps, c’est-à-dire sans aucune application Google, mais qui sont pilotés par EMUI 10 qui est basé sur Android 10. Toutefois, Huawei a précisé que les utilisateurs pourront installer par eux-mêmes les applications Google s’ils le désirent.

Le lancement des Mate 30 et Mate 30 Pro hier constitue le premier grand lancement de la société chinoise depuis qu’elle a été mise sur liste noire par les États-Unis, lui interdisant de faire affaire avec les entreprises américaines et de commercialiser ses produits dans le pays. Huawei est donc interdit d’utiliser la version d’Android fournit par Google et les services qu’il fournit par défaut. Par conséquent, les nouveaux téléphones de Huawei ont été lancés sans la plupart des applications généralement préinstallées sur les smartphones Android.

Le Mate 30 et le Mate 30 Pro de Huawei n’utiliseront pas les services et les applications Google (Services Google Play), mais une alternative que la société a nommée « Huawei Mobile Services (HMS) ». En effet, ce service n’est pas totalement nouveau, car il s’agit de son écosystème d’applications qu’il utilise en Chine, Google Play n'étant pas disponible sur son territoire. Désormais, cet écosystème devra s'établir en Europe et ailleurs dans le monde. Toutefois, les utilisateurs non chinois de Huawei pourraient se montrer réticents face à ce changement brusque.


Les nouveaux téléphones de la série Mate 30 ne disposent pas de YouTube, de Google Maps et de Gmail, entre autres. Ils ne disposent pas non plus du Play Store de Google, qui est la méthode habituelle utilisée par les utilisateurs situés en dehors de la Chine pour installer des logiciels tiers sur les téléphones Android. Le HMS a permis à Huawei de précharger de nouvelles applications alternatives à la place. Les utilisateurs pourront télécharger les applications telles que Whatsapp, Facebook ou Instagram à partir de « Huawei App Gallery », qui représente le magasin d’applications de Huawei.

« Vous savez, aujourd'hui, en raison de l'interdiction américaine, ce téléphone ne peut pas préinstaller le noyau GMS (Google Mobile Services). Cela nous a forcés à utiliser le noyau HMS », a expliqué Richard Yu, responsable des appareils grand public de l'entreprise. Il a ajouté que la société avait mis de côté 1 milliard de dollars US (801 millions de livres sterling) pour encourager les développeurs à rendre leurs applications compatibles, et que plus de 45 000 applications avaient déjà intégré la technologie de la société. Mais il n'en a nommé aucun.

Le Mate 30 Pro a un design standard avec une large encoche et un écran incurvé sur les côtés comme certains téléphones récents. C’est un nouveau type d’écran baptisé « waterfall », signifiant "chute d'eau" en français. C'est un écran encore plus incurvé que ce qui est proposé actuellement, avec une courbure qui va jusqu'au dos du boîtier pour un effet de finesse renforcé. L'encoche du téléphone est large et contient des capteurs pour la reconnaissance faciale avec un réseau infrarouge et une caméra 3D « depth-sensing », en plus de la caméra selfie de 32 Mo.

Il y a une troisième caméra « capteur de geste » dans l'encoche, qui vous permet de faire défiler ou de fermer votre main pour prendre une capture d'écran. Google s'apprêterait également à apporter une telle fonctionnalité pour le Pixel 4, en utilisant un radar au lieu d'une caméra. Le mode « AI Auto Rotate » du Mate 30 Pro utilise la caméra avant pour suivre votre visage, en s'assurant que l'écran tourne correctement par rapport à votre visage, plutôt que par rapport au sol. À l’arrière, le téléphone possède quatre caméras.

Le dos du Mate 30 Pro est équipé de quatre appareils photo :

  • un appareil photo « super-sensing » ou « super détection » de 40 mégapixels (MP) avec un capteur plus grand que la normale pour un combiné. Cela lui permet de capturer plus de lumière et donc de photographier en basse lumière ;
  • un appareil photo 8 MP avec un zoom optique 3x, ce qui signifie que l'utilisateur peut se rapprocher d'un sujet sans compromettre la résolution ;
  • une caméra cinéma de 40 MP, dédiée à la vidéo. Huawei a précisé qu’il a un capteur de rapport plus large que les autres. Le capteur offre également une meilleure sensibilité vidéo en basse lumière et un effet de ralenti plus lent, fournissant jusqu'à 7 680 images par seconde ;
  • une caméra 3D « depth-sensing », qui fournit des données pouvant être utilisées pour appliquer un effet de flou plus réaliste aux photos et aux arrière-plans vidéo.

Alors que l'approche de Google en matière de photographie mobile est principalement basée sur des logiciels, Huawei adopte l'approche complètement opposée et utilise des capteurs d'appareils photo de très grande taille. Toutes les caméras arrière des appareils sont fixées dans un cercle noir. La société chinoise espère bien que les caractéristiques citées pour les téléphones vont encourager ses utilisateurs à ne pas tenir compte des inconvénients auxquels ils pourraient être confrontés à cause de la sanction américaine. Le Mate 30 Pro est disponible en six couleurs au total, y compris deux options de cuir végétalien : vert et orange.

Les autres couleurs comprennent l'argent, le vert, le violet et le noir. Le modèle standard de la série, le Mate 30, est équipé de la même caméra « super-sensing », ainsi que d'une version grand-angle de 16 mégapixels et d'un téléobjectif de 8 mégapixels pour les portraits. Les écrans des deux appareils sont légèrement différents. Le Mate 30 Pro possède un écran de 6,53 pouces qui contourne les bords de l'appareil, tandis que le Mate 30 standard dispose d'un écran plat plus traditionnel et qui est légèrement plus grand (6,62 pouces).

La puissance de la batterie varie également d’un téléphone à l’autre. Le Mate 30 Pro dispose d’une batterie plus grande de 4 500 mAh contre 4 200 mAh pour le Mate 30. Les deux téléphones peuvent prendre une charge rapide jusqu’à 40W avec un câble ou à 27W en mode sans fil. Les Mate 30 et Mate 30 Pro sont disponibles en version 4G et 5G, et la 5G est fournie par le puce Kirin de Huawei. La puce est la première de Huawei à inclure un modem 5G intégré. Huawei a expliqué que pour le modem 5G, le téléphone comprend 14 antennes pour la 5G, et 21 antennes au total.

Les nouveaux téléphones de Huawei fonctionnent sous EMUI 10 qui est une fork d’Android 10. Le Huawei Mate 30 sera disponible avec 8 Go de RAM et 128 Go de stockage. Il démarrera à 799 €, tandis que le Mate 30 Pro augmente la capacité de stockage interne à 256 Go et démarre à 1 099 € pour le modèle 4G ou à 1 199 € pour le modèle 5G. Il existe également une nouvelle édition nommée Porsche Design du Mate 30, qui utilise une finition en cuir à l'arrière de l'appareil.

La Porsche Design Huawei Mate 30 RS est disponible en rouge et en noir, et évite la bosse de caméra circulaire à l'arrière au profit d’un réseau de quatre capteurs plus intégré. Enfin, l'édition Porsche Design débutera à 2 095 € et viendra avec 12 Go de RAM et 512 Go de stockage interne. Selon certains, le matériel est très impressionnant, mais ils craignent que les ventes du chinois Huawei ne s’effondrent en dehors de la Chine. « Le matériel est très impressionnant et montre les points forts de Huawei », a déclaré Bryan Ma du cabinet d’études de marché IDC.

« Mais ce n'est pas suffisant pour compenser le manque de services Google sauf pour quelques clients très durs qui auront la patience d'écarter et de tolérer d'éventuels problèmes. Peut-être qu'ils essaient juste de s'en sortir dans l'espoir d'avoir accès à ces services Google plus tard », a-t-il ajouté. Huawei a expliqué que les utilisateurs peuvent installer plus tard les applications Google s’ils le désiraient. Un porte-parole de l’entreprise a déclaré qu’ il y a un moyen de charger latéralement les applications de Google et que le personnel de Huawei conseillera les clients sur la façon de le faire.

Cependant, il a également mentionné qu'elles pourraient ne pas fonctionner aussi bien que d'habitude. D’ailleurs, à ce sujet, un invité au lancement a tweeté des vidéos montrant deux des services de Google refusant de travailler sur le Mate 30. Malgré les efforts de Huawei et les fonctionnalités impressionnantes intégrées aux Mate 30 et Mate 30 Pro, certains pensent que le marché de Huawei en dehors de la Chine, en Europe et ailleurs, risque de chuter considérablement, en raison de la réticence que pourraient avoir certains consommateurs sur le produit.


Richard Yu a déclaré que l'entreprise a connu une croissance de 26 % de la demande pour ses smartphones au cours de la période de janvier à août, par rapport aux mêmes huit mois en 2018. Il n'a pas précisé si le chiffre faisait référence aux ventes ou aux expéditions. Cependant, les analystes suggèrent que les ventes ont commencé à souffrir en Europe après que les États-Unis aient ajouté Huawei à une liste noire qui empêche de nombreuses entreprises de fournir leur dernière technologie à la société chinoise.

La question que tout le monde se pose, c’est de savoir si les gens seront prêts à acheter un téléphone sans Google Play, Gmail, Google Maps et YouTube. Combien d’applications ne fonctionneront plus sans Google Play Services ? L’on estime que cela peut constituer une proposition effrayante pour les consommateurs. La société penserait également que l’offre ne passera pas du premier coup et s'attend donc à une baisse de 10 milliards de dollars de ses ventes d'appareils grand public cette année, à cause de l'interdiction des exportations.

Source : BBC

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 4:52
Les États-Unis envisageraient de subventionner les concurrents européens de Huawei,
le pays aurait envisagé de porter son soutien aux européens Ericsson ou Nokia

Même si Huawei ne parle presque plus de ses déboires avec l’administration Trump et semble déterminé à survivre après la rupture de ses rapports commerciaux avec les entreprises américaines, Washington n’a peut-être pas encore fini avec sa campagne de boycott qu’il a entamé vis-à-vis de l’entreprise chinoise. Selon des informations rapportées par le média britannique Financial Times, les États-Unis envisageraient de subventionner les concurrents européens de Huawei à l'instar du finlandais Nokia et du suédois Ericsson.

Donald Trump et son administration ont accusé le chinois Huawei de fabriquer des équipements qui pourraient permettre à la Chine d’espionner les autres gouvernements dans le monde et d’autres systèmes sensibles. Résultat, le président américain a signé un décret en mai dernier qui a placé l’entreprise chinoise sur une liste noire. Elle est interdite, du moins jusqu’à nouvel ordre, de nouer des partenariats commerciaux avec les entreprises américaines, une situation qui a eu pour effet de déclencher une guerre commerciale entre Pékin et Washington.

Le président américain a voulu étendre sa campagne de boycott vis-à-vis de Huawei vers le reste du monde, notamment vers l’Europe en prévenant sur les dangers que représente l’utilisation des équipements du chinois, mais plusieurs pays européens comme l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont refusé de suivre les USA dans leur décision. Néanmoins, Trump et son administration semblent déterminés à poursuivre la guerre contre Huawei, cette fois en donnant du soutien et du poids à certaines entreprises européennes qu'ils jugent capables de concurrencer Huawei.

À en croire les récentes informations rapportées par le quotidien londonien Financial Times, l’administration Trump pourrait envisager de subventionner (à travers des crédits) les concurrents de Huawei, à savoir le suédois Ericsson et le finlandais Nokia (qui a avalé le franco-américain Alcatel-Lucent) pour les rendre plus attractifs auprès des opérateurs télécom. Selon les analyses du journal, ce geste revient à admettre que Huawei est clairement le moins cher. Cela pourrait aussi signifier que malgré la position actuelle délicate de Huawei, bon nombre d’opérateurs télécom dans le monde ont tout de même du mal à le concurrencer.


Selon le Financial Times, Washington serait prêt à délivrer des crédits à Ericsson et Nokia pour leur permettre de mieux résister au géant chinois. Parallèlement, les États-Unis tentent de convaincre des sociétés américaines de se lancer sur le marché des équipements 5G. Le Financial Times a expliqué que l'objectif de Washington est de permettre à ces entreprises de s'aligner commercialement avec Huawei qui propose des conditions de financement généreuses (grâce au soutien des banques de Pékin) à ses clients et des délais de paiement plus longs.

Washington s’est-il rendu compte de son échec dans sa campagne de boycott des équipements de Huawei ? Si la démarche annoncée par le Financial Times s’avère être vraie, cela pourrait signifier que les USA n’ont pas pu évincer Huawei de sa position de leader mondial sur le marché des équipements 5G, ce malgré la panoplie de barrières commerciales dirigées contre l’entreprise. Si l’on doit se référer à certaines bouches indiscrètes proches du dossier, cela représente une préoccupation majeure à l’heure actuelle de la Maison-Blanche.

« C’est l’une des grandes préoccupations du gouvernement à l’heure actuelle. Tout le monde, du département de la Défense au département du Commerce en passant par le département de la Sécurité intérieure, examine la question », a déclaré au Financial Times une source proche du dossier. La Maison-Blanche a toutefois refusé de commenter le sujet. D’autres sources ont également indiqué qu’une autre alternative évoquée par Washington serait la création d'un champion local. Mais la tâche s’avère plus compliquée qu’on pourrait le croire.

Pour certains, on ne s'improvise pas équipementier 5G, un domaine ultra-technique et très coûteux, en seulement quelques mois. Il est bien trop tard pour réagir, d'ailleurs d’autres acteurs concernés comme Oracle ou Cisco auraient poliment décliné. Nokia et Ericsson ont refusé de commenter l'article du Financial Times. Par contre, interrogé par BFM Business sur la question, le président de la branche française d’Ericsson a réfuté les dires selon lesquels Huawei aurait deux ans d'avance sur ses concurrents en 5G. Selon lui, il n’y a aucune évidence pour affirmer cela.

« Nous avons signé 47 accords de partenariats avec des opérateurs dont 26 sont déployés ou sont en cours de déploiements et 19 sont allumés sur les quatre continents, ce qui représente la moitié des réseaux 5G ouverts commercialement dans le monde », a déclaré Franck Bouétard, PDG d’Ericsson France. En juillet dernier, Huawei revendiquait 50 accords. Franck Bouétard a aussi ajouté qu'Ericsson est leader en matière de contributions de brevets (49.000), « il n'y a donc pas d'évidence que Huawei a deux ans d'avance sur ses concurrents en 5G ».

Un coup de pouce de l'administration américaine serait-il inutile ? Les opérateurs télécom restent pragmatiques. Le déploiement rapide de la 5G à coûts maîtrisés est stratégique. Une étude a montré cette année que sans les fournisseurs chinois, les déploiements coûteront 62 milliards d'euros de plus et provoquerait un retard de 18 mois en Europe. « Si nous concentrons nos efforts sur deux acteurs, je pense que c'est une position malsaine, non seulement pour nous en tant qu'industrie, mais également pour l'infrastructure nationale du pays », avait déclaré Nick Read, PDG de Vodafone en février dernier.

Sources : BFM Business, Financial Times

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Avatar de Christian Olivier
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 19/11/2019 à 9:38
Les États-Unis prolongent de 90 jours supplémentaires la période de grâce durant laquelle Huawei est autorisé
À faire des affaires avec les entreprises américaines

L’administration Trump a publié ce lundi un nouvel arrêté qui prolonge de 90 jours (désormais jusqu'en février 2020) « la période de grâce » durant laquelle elle autorise les entreprises américaines à faire des affaires avec l’entreprise chinoise Huawei Technologies, a récemment rapporté Reuters. Le média précise qu’en parallèle, les régulateurs américains s’attèlent à l’élaboration de nouvelles dispositions réglementaires permettant d’encadrer les entreprises de télécommunications qui présentent des risques de sécurité nationale.


Pour rappel, invoquant des préoccupations en matière de sécurité nationale l’administration Trump a pris des mesures extrêmes et sans précédent contre Huawei en mai dernier en mettant l’entreprise chinoise sous embargo. Ces mesures incluaient l’ajout du géant chinois des télécoms dans une liste noire (comme la société russe de cybersécurité Kaspersky auparavant) qui contraint les entreprises étasuniennes à ne plus faire affaire avec Huawei, à moins d’avoir une autorisation officielle préalable. Cette décision avait poussé de nombreuses entreprises technologiques américaines (Microsoft, Intel, ARM, Google…) à mettre un terme à leurs relations commerciales avec le second fabricant mondial de smartphones qui occupe près du quart du marché dans la zone EMEA.

Par la suite, le département américain du Commerce avait fini par autoriser temporairement Huawei à continuer à faire des affaires avec ses homologues américains. La période de grâce initiale avait été fixée à 90 jours. L’administration Trump vient donc simplement de renouveler le moratoire qu’elle avait accordé au géant technologique chinois, en marge du bras de fer économique qui oppose Pékin à Washington depuis plusieurs mois, un conflit dans lequel la surenchère verbale, l’arrestation de hauts responsables de multinationales de part et d’autre et la manipulation des tarifs douaniers font partie des principaux instruments de cette confrontation économique. Il faut noter que la Maison-Blanche laissait jusque-là entendre qu’elle n’accorderait qu’un sursis supplémentaire de deux semaines au géant chinois à l’expiration du premier délai.

« L’extension de la licence générale temporaire permettra aux opérateurs de continuer à desservir des clients dans certaines des régions les plus reculées des États-Unis, qui seraient autrement laissés pour compte », a expliqué le secrétaire US du Commerce Wilbur Ross. Ce dernier précisera toutefois : « le Département continuera de surveiller rigoureusement les exportations de technologies sensibles pour s’assurer que nos innovations ne sont pas exploitées par ceux qui pourraient menacer notre sécurité nationale ».

Le département du Commerce examine également la possibilité d’octroyer des licences individuelles aux entreprises américaines qui souhaiteraient continuer à faire des affaires avec des entités sur liste noire comme Huawei, en attendant la publication par ses soins du plan d’application réclamé par le président Trump.

Parallèlement à ces annonces, l’entreprise technologique Huawei a souligné que cette prolongation n’aura de toute manière aucun d’impact substantiel sur les affaires du groupe, précisant que « cette décision ne change rien au fait que Huawei continue d’être traité injustement » : malgré la répression américaine, le chiffre d’affaires de l’entreprise chinoise était en hausse de 23 % au premier semestre de 2019. La firme qui serait déjà engagée dans des pourparlers avec un certain nombre d’opérateurs de télécommunications américains au sujet de l’octroi d’une licence pour sa technologie de réseau 5G soutient par ailleurs que la décision de l’inclure dans cette fameuse liste noire a causé plus de tort aux États-Unis qu’à Huawei, notamment un préjudice économique important aux entreprises US avec lesquelles le chinois fait affaire.

En ce qui concerne les smartphones, par exemple, Huawei pourrait très bien se passer de matériels en provenance des USA pour concevoir ses appareils, mais le faire sans logiciel américain serait plus difficile. La société a déjà dû livrer son Mate 30 Pro en Europe sans les applications Google traditionnelles, ce qui en fait l’un des rares smartphones Android du marché à être livré sans Google Maps, Gmail, YouTube, et la Play Store (qui donne accès à 2,8 millions d’applications Android). L’entreprise essaye malgré tout de mettre en avant différentes alternatives pour compenser : Huawei Mobile Services et HarmonyOS en sont de parfaits exemples. Mais il faudra encore du temps au groupe pour que ces solutions soient parfaitement au point et mieux connues des consommateurs.

Source : Reuters

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:fleche: Le chiffre d'affaires de Huawei est en hausse de 23 % au premier semestre de 2019, malgré la répression américaine
Les États-Unis envisageraient de subventionner les concurrents européens de Huawei, l'administration Trump voudrait porter son soutien aux européens Ericsson et Nokia
Huawei affirme que des entreprises américaines ont manifesté leur intérêt pour l'octroi de licence pour sa technologie 5G, alors que la firme demeure sur a liste noire américaine, selon un rapport
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Avatar de yahiko
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 7:59
Subventionner Ericsson et Nokia ? Pourquoi pas, à condition que l'argent aille dans la R&D (les ingénieurs) et pas dans la poche des dirigeants et des commerciaux...
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Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 9:24
Citation Envoyé par pboulanger Voir le message
Subventionner des entreprises privées, ce n'est pas interdit par l'OMC? Les US ont bien fait condamner Airbus pour ça récemment, non?
Trump la loi c'est seulement quand ça l'arrange...
Pour une fois, je dirais que Trump est dans la même ligne que ses prédécesseurs. Les lois internationales ne sont valables pour les USA que si ça les arrange.
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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 18/01/2020 à 18:30
Trump et la Chine signent un nouvel accord commercial pour éviter les droits de douane imminents sur les technologies,
La propriété intellectuelle et le transfert de technologie sont pris en compte

La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine dure depuis 2018 impactant durement plusieurs secteurs, notamment le secteur de la technologie. Par ailleurs, de nouveaux droits de douane élevés sur les produits électroniques et autres devraient entrer en vigueur. Mais un accord commercial partiel entre les deux superpuissances a été signé mercredi dernier à Washington. Cette rencontre est une nouvelle étape dans la relation commerciale entre Washington et Pékin après deux ans d'invectives, de sanctions douanières et mesures de rétorsion contre les entreprises des deux nations.

Selon les termes du nouvel accord, Pékin achètera pour 200 milliards de dollars supplémentaires de biens et services américains au cours des deux prochaines années. L'augmentation des achats sera comparée à 2017, avant le début de la guerre commerciale. Selon CNN Business, la Chine a importé plus de 185 milliards de dollars de biens et services américains au total cette année-là. Selon le même rapport, sur les deux ans, les achats échelonnés de la Chine entraîneraient une forte augmentation des exportations américaines, dans l'ensemble. Les exportations totales vers la Chine passeraient à plus de 260 milliards de dollars en 2020, et à environ 310 milliards de dollars en 2021 si l'accord se maintenait.


« Nous pensons qu'il est très difficile pour la Chine d'importer 200 milliards de dollars de biens et de services supplémentaires des États-Unis au cours des deux prochaines années sans réduire les importations en provenance d'ailleurs », ont déclaré les analystes d'UBS, une société de services financiers.

L'accord prévoit également d'assouplir les droits de douane existants sur plusieurs catégories de biens importés et d'éviter d’en imposer de nouveaux. Selon l’accord, les tarifs sur environ 120 milliards de dollars de marchandises seront réduits de moitié, passant de leur niveau actuel de 15 % à 7,5 %. La liste des articles actuellement taxés à ce taux de 15 % comprend plusieurs produits technologiques, tels que les télévisions, les casques et les écouteurs, les haut-parleurs intelligents et les montres intelligentes.

Il faut noter que des produits électroniques de consommation, notamment les ordinateurs portables et les tablettes, les moniteurs et autres périphériques, les consoles de jeux vidéo et les téléphones intelligents, devaient être assujettis à un nouveau taux de 25 % en décembre dernier. Mais ces droits de douane sur les technologies ont été évités. À l’époque, l'industrie des jeux vidéo, entre autres, avait demandé à l'administration d'exempter ses produits des tarifs, en faisant valoir que les augmentations de prix qui en résulteraient « porteraient préjudice aux consommateurs, aux développeurs de jeux vidéo, aux détaillants et aux fabricants de consoles, mettraient en péril des milliers d'emplois de grande valeur et gratifiants aux États-Unis et étoufferaient l'innovation dans notre industrie et au-delà ».

Un rapport de Moody's Analytics, publié en septembre 2019, indique que la guerre commerciale avec la Chine, depuis ses débute en 2018, a coûté 300 000 emplois jusqu'en septembre, bien qu'il soit difficile de savoir exactement combien de pertes d'emplois peuvent être attribuées aux tensions commerciales. Selon une analyse des données gouvernementales effectuée par la coalition de libre-échange appelée Tariffs Hurt the Heartland, les entreprises américaines ont payé 46 milliards de dollars de plus en tarifs douaniers qu'elles ne l'auraient fait sans les tarifs de Trump.

Bien qu’en vertu du nouvel accord, il n’y aura pas de nouveaux droits de douane sur les technologies, la plupart des droits de douane précédemment imposés resteront en place. Cela comprend les droits supplémentaires de 25 % ajoutés en 2018 sur les importations de semi-conducteurs, de modems et de certains autres composants technologiques.

La propriété intellectuelle et le transfert de technologie pris en compte par le nouvel accord

Pékin et Washington ont également tenu compte, dans une section de leur nouvel accord, de la propriété intellectuelle et du transfert forcé de technologie. En effet, la Chine exige souvent des entreprises étrangères opérant en dans le pays de mener leurs activités par le biais de coentreprises. Ces entreprises à leur tour transfèrent des technologies internes sensibles – des secrets commerciaux, essentiellement à des entreprises chinoises locales. Les entreprises américaines et d'autres entreprises internationales acceptent de telles conditions pour pouvoir pénétrer le marché lucratif chinois.

Avec le nouvel accord commercial, ces pratiques seront restreintes fortement. L’accord précise que toute condition de transfert ou de licence entre les entreprises américaines et chinoises « doit être basée sur des conditions de marché qui sont volontaires et reflètent un accord mutuel ». Aucune des parties à l'accord, c'est-à-dire les États-Unis et la Chine, « n'exigera ou ne fera pression, officiellement ou officieusement, sur les personnes [y compris les sociétés] de l'autre partie pour qu'elles transfèrent des technologies à ses personnes comme condition » pour recevoir la permission d'opérer sur le marché de l'autre partie, dit l'accord.

Le vol de propriété intellectuelle a également été traité par l’accord. Le vol de technologie par certaines firmes chinoises constitue une énorme préoccupation pour les entreprises américaines qui fabriquent, pour certaines d’entre elles, d’importants composants en Chine où le vol de propriété intellectuelle serait devenu une pratique généralement acceptable. Selon un rapport de The Information publié en février 2019, le fabricant chinois Huawei aurait un programme officiel qui récompenserait les employés qui volent la technologie des concurrents.

En novembre 2018, le Département du Commerce des États-Unis d’Amérique a placé sur sa liste noire Fujian Jinhua, une société chinoise qui fabrique des semi-conducteurs. Et pour cause, le Département de la Justice des États-Unis accusait l’entreprise publique chinoise et son partenaire taïwanais, d’avoir volé des secrets commerciaux auprès de Micron Technology Inc., un fabricant américain de micropuces pour les smartphones, les tablettes et aussi pour les ordinateurs.

Dans le cadre du nouvel accord, la Chine accepte de prendre des mesures pour limiter « l'appropriation illicite de secrets commerciaux », notamment lorsqu'elle se produit par le biais d'intrusions électroniques, de violations de systèmes et de pure et simple « divulgation non autorisée ». L'accord n'exige pas des États-Unis qu'ils renforcent leur loi sur les secrets commerciaux, mais affirme plutôt que les États-Unis « affirment que les mesures américaines existantes offrent un traitement équivalent » aux termes du nouvel accord.

Mercredi, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a déclaré qu'une deuxième phase de l'accord que les États-Unis espèrent conclure, avant les élections de novembre 2020, pourrait inclure davantage d'allégements tarifaires, a rapporté CNBC. « Tout comme dans cet accord, il y a eu certaines réductions, dans la deuxième phase il y aura des réductions supplémentaires », a-t-il dit, ajoutant que la Chine a « une grande motivation pour revenir à la table et accepter les questions supplémentaires qui sont encore non résolues ».

Par cet accord, l'administration Trump vise à résoudre certaines préoccupations de longue date des États-Unis au sujet des abus commerciaux de la Chine. Reste à voir comment les exigences de ce nouvel accord seront mises en application de part et d’autre.

Source : L’Accord

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Avatar de pboulanger
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 8:58
Subventionner des entreprises privées, ce n'est pas interdit par l'OMC? Les US ont bien fait condamner Airbus pour ça récemment, non?
Trump la loi c'est seulement quand ça l'arrange...
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