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USA : un nouveau projet de loi interdirait la lecture automatique des vidéos et le défilement sans fin
En tant que pratiques qui créent la dépendance

Le , par Stan Adkens

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Certaines fonctionnalités utilisées sur les réseaux sociaux et autres sites Web, telles que la lecture automatique de vidéos ou le défilement à l'infini lorsque vous essayez d'atteindre le bas de la page, commencent à ne plus convenir aux Etats-Unis, surtout aux sénateurs. Un nouveau projet de loi vise à interdire ces conceptions trompeuses qui permettent de garder les utilisateurs sur les plateformes plus longtemps. Le sénateur Josh Hawley, républicain du Missouri, a présenté mardi un projet de loi visant à interdire ces fonctions ainsi que d'autres pratiques sur les plateformes numériques. Selon M. Hawley, ces caractéristiques créent la dépendance en exploitant notre cerveau.

La Social Media Addiction Reduction Technology Act, ou SMART Act, de Hawley, interdirait le défilement à l'infini, la lecture automatique et d'autres fonctions addictives sur les médias sociaux qui permettent de garder les utilisateurs sur les plateformes plus longtemps, comme le mode Snapstreak sur Snapchat, qui encouragent l'utilisation continue de ces produits. S'il est approuvé, le projet de loi obligerait les entreprises de médias sociaux à accepter ou refuser facilement certaines fonctions, permettrait aux gens de contrôler le temps passé sur certains sites et applications, et permettrait à la FTC et au ministère de la Santé et des Services sociaux d'interdire les autres pratiques similaires.


« La Big Tech a adopté un modèle d'affaires de dépendance », a dit le sénateur. « Trop d' « innovation » dans cet espace n'a pas pour but de créer de meilleurs produits, mais d'attirer davantage l'attention en utilisant des astuces psychologiques qui rendent le regard difficile à détourner », a-t-il ajouté.

La SMART Act essaie vraiment de cibler les modèles sombres mis en œuvre sur les plateformes numériques, à savoir, des interfaces délibérément conçues pour tromper, confondre ou entraîner un utilisateur plus profondément dans quelque chose qu'il ne le serait autrement. Selon Hawley, ces conceptions alimentent la dépendance aux médias sociaux. Le défilement infini et le rechargement automatique figurent sur la liste des interdictions du projet de loi parce qu'ils éliminent les « points d'arrêt naturels », définis comme un processus qui charge et affiche plus de contenu dans un flux que ce que l'utilisateur typique fait défiler en trois minutes. Il en va de même pour la lecture automatique des fichiers multimédias, que le projet de loi interdirait sauf dans le cas de listes de lecture pré-établies ou de streaming audio uniquement sur des services tels que Pandora ou Spotify.

Selon le projet de loi, le modèle d'affaires des entreprises de médias sociaux consiste à « capter le plus d'attention possible de leurs utilisateurs », et les interfaces comme Facebook, YouTube et Snapchat utilisées pour exploiter le cerveau humain « interfèrent avec le libre choix des utilisateurs ».

Les pratiques sombres sur les plateformes numériques n’ont pas fini de faire parler d’elles. La FTC a infligé une amende de 5 milliards de dollars à Facebook pour des manquements relatifs à la protection de la vie privée des utilisateurs. En effet, la FTC a enquêté sur des révélations selon lesquelles Facebook aurait partagé de manière inappropriée des informations appartenant à plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs avec la société de conseil politique britannique Cambridge Analytica aujourd’hui disparue. L'enquête consistait à vérifier si le partage des données et d'autres litiges ont transgressé un accord conclu en 2011 avec la FTC pour protéger la vie privée des utilisateurs. En 2011, Facebook a signé un décret de consentement avec la FTC, acceptant de ne plus tromper ses utilisateurs en leur disant que certaines informations de leurs profils resteraient confidentielles.

Facebook et la FTC sont parvenus à un accord sur une amende élevée de 5 milliards de dollars. Dans le cas contraire, l'agence pourrait choisir de poursuivre Facebook en justice pour sa négligence en matière de confidentialité des utilisateurs. Le règlement exige également une surveillance accrue de la vie privée au sein de l'entreprise – le média social devra introduire d’énormes changements dans la manière dont il divulgue les informations. Mais l’accord n’exige pas beaucoup de changements à la façon dont Facebook collecte les données.

Le projet de loi de M. Hawley vise également à interdire les jeux sur les médias sociaux, y compris les « badges et autres récompenses liées à l'engagement avec la plateforme », comme les récompenses émoji que les utilisateurs Snapchat gagnent pour Snapstreaks.


« Les entreprises de médias sociaux déploient une foule de tactiques conçues pour manipuler les utilisateurs de manière à miner leur bien-être », a déclaré Josh Golin, directeur exécutif de la campagne pour une enfance sans publicité.

Lors d'une audience tenue à la fin du mois dernier, les sénateurs ont entendu un groupe d'experts en technologie persuasive. Tristan Harris, un ancien éthicien du design de Google, a expliqué comment les plateformes créent des produits pour augmenter le temps que les utilisateurs passent sur un site. « Si je retire le fond de ce verre et que je continue à remplir l'eau ou le vin, vous ne saurez pas quand arrêter de boire », a dit Harris au comité. « C'est ce qui arrive avec les flux défilant à l'infini », a-t-il ajouté.

Toutefois, les exigences définies dans le projet de loi pourraient ne pas être du goût des utilisateurs que la loi cherche à protéger. En effet, le projet de loi exige que six mois après son adoption, les entreprises de médias sociaux mettent en œuvre la possibilité pour les utilisateurs de fixer des limites de temps sur la durée pendant laquelle ils peuvent accéder à une plateforme chaque jour. La valeur par défaut serait de 30 minutes ; « si l'utilisateur choisit d'augmenter ou de supprimer la limite de temps, [il] réinitialise la limite de temps à 30 minutes par jour le premier jour de chaque mois », peut-on lire dans le texte de loi.

Il y a aussi une demande pour qu'une fenêtre « pop-up visible » apparaisse au moins une fois toutes les 30 minutes montrant combien de temps vous avez passé à utiliser un service dans la journée, sur tous les appareils. Certaines applications comme Instagram et Facebook vous permettent déjà de savoir combien de temps vous y consacrez chaque jour. Apple et Google ont intégré ce type de surveillance dans leurs systèmes d'exploitation mobiles avec Screen Time et Digital Wellbeing, respectivement.

Apple a annoncé en juin 2018 l'intégration des outils à iOS 12 pour aider les clients à comprendre et à contrôler le temps qu’ils passent à interagir avec leurs appareils iOS, en plus des contrôles parentaux intégrés à l’iPhone depuis 2008. « Avec iOS 12, nous proposons à nos utilisateurs des outils et des informations détaillées pour les aider à mieux comprendre et contrôler le temps qu’ils passent sur des applications et des sites, le nombre de fois où ils regardent leur iPhone ou leur iPad dans la journée et la manière dont ils reçoivent des notifications », avait expliqué à l’époque Craig Federighi, vice président senior du génie logiciel d'Apple.

Si ce projet de loi (SMART Act) était adopté, les entreprises de médias sociaux seraient tenues de mettre en œuvre des outils qui permettraient de suivre l'utilisation de tous les appareils appartenant à un utilisateur, de mettre les cases à cocher « accepter » et « décliner » pour permettre aux utilisateurs de consentir à l’utilisation de certaines fonctions. Selon le projet de loi, ces cases à cocher devraient avoir la même police, le même format et la même taille pour aider les utilisateurs à faire des choix meilleurs et plus éclairés.

Ce n'est pas la première fois que Hawley tente de réglementer ce genre de pratiques qui crée la dépendance chez les consommateurs. En mai, il a présenté un projet de loi qui interdirait les boîtes à butin dans les jeux vidéo, disant que de telles microtransactions existent pour exploiter les enfants.

Source : Projet de loi

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Le temps à passer sur une plateforme par jour devrait être fixé à 30 minutes. Qu’en pensez-vous ?

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Avatar de jean.utile
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 31/07/2019 à 15:47
Je ne me souvient pas avoir entendue de telles considérations pour la télévision.
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Avatar de Baalouga
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 31/07/2019 à 10:27
Commencez déjà par interdire les armes à feu et arrêtez d'embêter le monde avec le net.
La semaine prochaine ils vont interdire les gif pa ce que c'est trop addictif.
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